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Homélie du cardinal Sarah en Vendée

Résultat de recherche d'images pour "cardinal sarah"Invité pour le 7e centenaire du diocèse de Luçon, du 12 au 15 août, S.Em.R. le cardinal Robert Sarah a fait l’éloge de la Vendée et de ses habitants, meurtris sous la Révolution, dans son homélie de la messe du samedi 12 août 2017.


« Mes frères,


Nous offrons ce soir le sacrifice de la Messe pour le repos de l’âme de tous les bénévoles du Puy-du-Fou décédés depuis le début de cette belle œuvre, il y a quarante ans.

Par votre travail, vous tous qui êtes ici rassemblés, vous réveillez chaque soir la mémoire de ce lieu. Le château du Puy-du-Fou, ruine douloureuse, abandonnée des hommes, s’élève comme un cri vers le Ciel. Entrailles ouvertes, il rappelle au monde que, face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !

Mes chers amis, en donnant vie à cette ruine, tous les soirs, vous rendez la vie aux morts ! Vous rendez la vie à tous les Vendéens morts pour leur foi, pour leurs églises et pour leurs prêtres. Votre œuvre s’élève sur cette terre comme un chant portant le souvenir des martyrs de la Vendée ! Vous faites vivre ces trois cent mille hommes, femmes et enfants, victimes de la Terreur ! Vous donnez une voix à tous ceux que l’on a voulu faire taire, parce qu’ils refusaient de se laisser arracher la liberté de croire et de célébrer la Messe ! Je vous le dis solennellement : votre œuvre est juste et nécessaire. Par votre art, par vos chants, par vos prouesses techniques, vous offrez enfin une digne sépulture à tous ces martyrs que la haine révolutionnaire avait voulu laisser sans tombeau, abandonnés aux chiens et aux corbeaux !

Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu'ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant.

Votre œuvre est donc bien plus qu’une œuvre simplement humaine. Elle est comme une œuvre d’Eglise. Votre œuvre est nécessaire ! Car nos temps semblent assoupis !

Quand la Révolution voulut priver les Vendéens de leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. Face aux canons, ces pauvres n’avaient que leurs bâtons ! Face aux fusils, ils n’avaient que leurs faux ! Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !

Mes frères, les Vendéens ont simplement mis en pratique ce que nous enseignent les lectures de ce jour. Dieu n’est pas dans le tonnerre et les éclairs, il n’est pas dans la puissance et le bruit des armes. Il se cache dans la brise légère ! Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu’ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant. Ils ont été cette brise légère, brise en apparence balayée par la puissante tempête des colonnes infernales. Mais Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse ! L’histoire – la véritable histoire – sait qu’au fond, les paysans vendéens ont triomphé. Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un Etat totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Eglise. Les Vendéens ont entendu l’appel que le Christ nous lance dans l’Evangile de ce jour : « Confiance ! C’est moi, n’ayez pas peur ! ». Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !

Mes frères, nous Chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Eglise ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ?

Mes frères, comme nos frères vendéens d’autrefois, nous sommes aujourd’hui appelés au témoignage, c’est-à-dire au martyre ! Aujourd’hui en Orient, au Pakistan, en Afrique, nos frères chrétiens meurent pour leur foi, écrasés par les colonnes de l’islamisme persécuteur. Et toi, Peuple de France, toi, Peuple de Vendée, quand donc te lèveras-tu avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre ta foi ? Mes amis, le sang des martyrs coule dans vos veines, soyez-y fidèles ! Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! Même nous, Africains, qui avons reçu de tant de missionnaires vendéens venus mourir chez nous pour annoncer le Christ. Nous nous devons d’être fidèles à leur héritage !

L’âme de ces martyrs nous entoure en ce lieu. Que nous disent-ils ? Que veulent-ils nous transmettre ? D’abord le courage ! Quand il s’agit de Dieu, aucune compromission n’est possible ! L’honneur de Dieu ne se discute pas ! Et cela doit commencer par notre vie personnelle, de prière et d’adoration. Il est temps, les frères, de nous révolter contre l’athéisme pratique qui asphyxie nos vies ! Prions en famille, laissons à Dieu la première place ! Une famille qui prie est une famille qui vit ! Un Chrétien qui ne prie pas, qui ne sait pas laisser de place à Dieu par le silence et l’adoration, finit par mourir !

De l’exemple des Vendéens, nous devons aussi apprendre l’amour du Sacerdoce. C’est parce que leurs « bons prêtres » étaient menacés qu’ils se sont révoltés. Vous, les plus jeunes, si vous voulez être fidèles à l’exemple de vos aînés, aimez vos prêtres, aimez le sacerdoce ! Vous devez vous poser la question : et moi, suis-je appelé aussi à être prêtre à la suite de tous ces prêtres martyrisés par la Révolution ? Aurai-je moi aussi le courage de donner toute ma vie pour le Christ et mes frères ?

Les martyrs de Vendée nous apprennent encore le sens du pardon et de la miséricorde. Face à la persécution, face à la haine, ils ont gardé au cœur le souci de la paix et du pardon. Souvenez-vous comment le chef Bonchamp fit relâcher cinq mille prisonniers quelques minutes avant de mourir. Sachons affronter la haine sans ressentiment et sans aigreur. Nous sommes l’armée du Cœur de Jésus, comme Lui nous voulons être plein de douceur !

Enfin, des martyrs vendéens, il nous faut apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts, ils n’avaient rien à gagner. Ils nous donnent aujourd’hui une leçon d’humanité. Nous vivons dans un monde marqué par la dictature de l’argent, de l’intérêt, de la richesse. La joie du don gratuit est partout méprisée et bafouée.

Or, seul l’amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution. Les Vendéens nous ont appris à résister à toutes ces révolutions. Ils nous ont montré que face aux colonnes infernales, comme face aux camps d’extermination nazis, face aux goulags communistes, comme face à la barbarie islamiste, il n’est qu’une seule réponse : le don de soi, de toute sa vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, les idéologues de la révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendée à exterminer. On planifie méthodiquement leur disparition, comme autrefois celle de la Vendée. Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les familles chrétiennes, car elles incarnent tout ce qu’ils haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nouvelles colonnes infernales pour faire pression sur les familles et imposer stérilisation, avortement et contraception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Partout, les familles chrétiennes doivent être les joyeux fers-de-lance d’une révolte contre cette nouvelle dictature de l’égoïsme !

C’est désormais dans le cœur de chaque famille, de chaque Chrétien, de tout homme de bonne volonté, que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! Ne laissons pas étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa source : dans le Cœur de Jésus.

Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Eglise et dans le monde !"

Deux-Siciles

Exposition sur le roi Charles III d'Espagne

Charles III d'Espagne
Fils de Philippe V
Charles Ier, duc de Parme et Plaisance (1731)
Charles VII, roi de Naples (1734)
Charles V, roi de Sicile et de Jérusalem (1735)
Charles III, roi d'Espagne et des Indes (1759)

"De Barcelone à Naples"

Le 10 août dernier, S.M. le roi titulaire des Deux-Siciles, le prince Pierre de Bourbon-Deux-Siciles, duc de Calabre, et sa famille ont visité l’exposition “Carlos de Borbon, de Barcelona a Napoles” organisée à Barcelone par l’Ordre Constantinien, consacrée à Carlos III, leur ancêtre, du 29 juin au 17 octobre. Sa mère la reine douairière titulaire, la princesse Anne d'Orléans, veuve de l’Infant Charles et duchesse douairière de Calabre, était entourée de ses 5 enfants, 3 de ses beaux-enfants et 9 de ses 20 petits-enfants.


1er rang de gauche à droite : le prince Jean de Bourbon-Siciles (14 ans, deuxième fils du duc de Calabre), Thérèse Carelli Palombi des Marquis de Raiano (14 ans, fille aînée de la princesse Ines), Anastase Nomikos (12 ans, fils aîné de la princesse Victoria), le prince Paul de Bourbon-Siciles (13 ans, 3e fils du duc de Calabre), le prince Pierre de Bourbon-Siciles (10 ans, 4e fils du duc de Calabre), Charles Nomikos (9 ans, 2e fils de la princesse Victoria) et l’archiduc Philippe d’Autriche (10 ans, 3e fils de la princesse Marie Paloma).

Au second rang, de gauche à droite : la princesse Ines de Bourbon-Siciles et son mari Michel Carelli Palombi des Marquis de Raiano, la duchesse et le duc de Calabre, la princesse Anne d'Orléans, duchesse douairière de Calabre, l’archiduc Jean d’Autriche (20 ans, fils aîné de la princesse Marie Paloma), la princesse Victoria de Bourbon-Siciles et son époux Markos Nomikos, la princesse Marie Paloma de Bourbon-Siciles, Pierre Lopez-Quesada (14 ans, fils de la princesse Christine) et la princesse Christine de Bourbon-Siciles. 


Sagesse des anciens supprimer

Quemadmodum in ea cura diligens esse debet, ut quae constituta vel decreta sunt, observentur; ita ipse in ordinationibus faciendis parcus sit, et a rebus novis alienus (n. 48).
Tout comme il [le Prépose général] doit être scrupuleux dans l'engagement à faire respecter les Constitutions et les Décrets [des Chapitres généraux], il doit être modéré dans l'émission des règlements et hostile aux nouveautés.

Octave de l'Assomption

 
Quant à nous, comme celui que nous adorons est Dieu, un Dieu qui n'est pas venu du non-être à l'existence, mais qui est éternel engendré de l'éternel, qui dépasse toute cause, parole, idée soit de temps soit de nature, c'est la Mère de Dieu que nous honorons et vénérons. Nous ne voulons pas dire qu'il tienne d'elle la naissance intemporelle de sa divinité - la génération du Verbe de Dieu est hors du temps et éternelle comme le Père - mais nous confessons une seconde naissance, par incarnation volontaire, et de celle-ci nous connaissons la cause et nous la proclamons par nos louanges. Il se fait chair, celui qui est éternellement incorporel, "à cause de nous et à cause de notre salut", pour sauver le semblable par le semblable. Et s'incarnant, il naît de cette Vierge sacrée sans union humaine, restant lui-même Dieu tout entier, et tout entier devenu homme; pleinement Dieu avec sa chair, et pleinement homme avec son infinie divinité. C'est en reconnaissant ainsi cette Vierge comme Mère de Dieu que nous célébrons sa dormition : nous ne l'appelons pas une déesse - loin de nous ces fables de l'imposture grecque ! puisque nous annonçons aussi sa mort. Mais nous la reconnaissons pour la Mère de Dieu incarné. 

Célébrons-la aujourd'hui, par des chants sacrés, nous qui avons été enrichis au point d'être le peuple du Christ et de porter ce nom ! Honorons-la par des stations nocturnes ! Réjouissons-la par la pureté de l'âme et du corps, elle qui réellement est plus pure que tous les êtres sans exception après Dieu car le semblable se plaît au semblable. Rendons-lui hommage par notre miséricorde et notre compassion à l'égard des indigents. Si rien ne fait honneur à Dieu comme la miséricorde, qui contestera que sa Mère soit honorée par les mêmes sentiments, elle qui a mis à notre disposition cet abîme ineffable, l'amour de Dieu pour nous ? 
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Par elle nos hostilités séculaires avec le Créateur ont pris fin. Par elle notre réconciliation avec Lui fut proclamée, la paix et la grâce nous furent données, les hommes unissent leurs chœurs à ceux des anges, et nous voilà faits enfants de Dieu, nous qui étions auparavant un objet de mépris ! Par elle nous avons vendangé le raisin qui donne la vie; d'elle nous avons cueilli le germe de l'incorruptibilité. De tous les biens elle est devenue pour nous la médiatrice. En elle Dieu s'est fait homme, et l'homme est devenu Dieu. Quoi de plus paradoxal ? Quoi de plus heureux ?

Saint Jean Damascène 

Sagesse des anciens

"Si le travail sur les Constitutions s'était avéré extrêmement intéressant, parce qu'il m'avait ouvert les richesses de ce qui avait été le code fondamental des Barnabites pendant quatre cents ans (1579-1976), le travail sur les Regulae officiorum s'annonce encore plus passionnant, parce que, en plus d'y retrouver l'esprit de la congrégation, on se trouve face à la vie concrète, de tous les jours, avec ses aspects positifs et négatifs, et avec des indications claires sur la façon de se comporter.

Je reste bouche bée devant tant de sagesse, qui n'est certainement pas improvisée, mais le résultat d'une longue et douloureuse expérience. Et c'est justement ce qui touche le plus: nos aînés n'avaient pas la prétention d'«inventer » leur vie tous les jours, comme nous sommes portés - et souvent invités, même d'en-haut - à le faire aujourd'hui; ils mettaient à profit les enseignements d'une tradition antérieure (le magistère des Pères du désert), ils y ajoutaient leur expérience vécue et tout cela, ils le transformaient en précieuses lignes directrices pour eux-mêmes et leurs successeurs.

C'est quelque chose qu'aujourd'hui, nous avons perdu complètement. Nous sommes convaincus que chaque jour, nous devons repartir de zéro. Ce qui appartient au passé est ipso facto vieux, obsolète, et n'a donc plus rien à dire; c'est nous qui devons jour après jour décider de la meilleure façon de nous comporter. Sur la base de quoi ? De ce qui, au moment actuel, nous semble le plus utile. Et nous ne remarquons pas que c'est la meilleure façon d'aller vers un échec certain. Regardez, juste pour donner un exemple, ce qui se passe dans le domaine législatif: les lois qui sont approuvées sont généralement le produit de compromis entre différentes visions idéologiques, pour la plupart loin de la réalité, et sont souvent le résultat d'une maigre culture et de l'improvisation. Avec le résultat qu'elles sont déjà vieilles avant d'être approuvées et, après quelques années, doivent être remplacées par d'autres lois avec les mêmes défauts.

Je voudrais au contraire vous faire partager l'esprit qui animait la vie d'un ordre religieux jusqu'à il y a pas très longtemps (depuis un certain temps, la mentalité répandue dans le monde s'est malheureusement également introduite à l'intérieur de l'Eglise et de la vie religieuse). Trois des quelque cent normes qui régissaient l'office du Supérieur général (appelé chez nous, comme chez les jésuites, «Préposé Général») suffisent pour avoir une idée".



Confrérie


La Confrérie royale a la joie de vous annoncer
compter en ce jour béni de l'Assomption de Notre-Dame 
72 membres, 
dont la moitié de voués à la Couronne de France
et 13 Ecclésiastiques.

Deo gratias !


Les impétrants à l'entrée le 25 août prochain à Paris 
(ainsi que les autres membres) 
sont invités à se préparer à la grande fête de la Saint-Louis
par une neuvaine préparatoire,
à savoir le chant du Veni Creator :


et la prière suivante :

Sire le Roi,
qui envoyiez Vos plus beaux chevaliers
en escoutes à la pointe de l’armée chrétienne,
daignez vous souvenir d’un fils de France
qui voudrait se hausser jusqu’à vous
pour mieux servir Sire Dieu et dame Sainte Église.
Donnez-moi du péché mortel
plus d’horreur que n’en eut Joinville qui pourtant fut bon Chrétien,
et gardez-moi pur comme les lys de votre blason.
Vous qui teniez votre parole, même donnée à un Infidèle,
faites que jamais mensonge ne passe ma gorge,
dût franchise me coûter la vie.
Preux inhabile aux reculades,
coupez les ponts à mes feintises,
et que je marche toujours au plus dru.
Ô le plus fier des barons français,
inspirez-moi de mépriser les pensées des hommes
et donnez-moi le goût de me compromettre
et de me croiser pour l’honneur du Christ.
Enfin, Prince au grand Cœur,
ne permettez pas que je sois jamais médiocre, mesquin ou vulgaire,
mais partagez-moi votre Cœur Royal
et faites qu’à Votre exemple, je serve à la française, royalement.
Ainsi soit-il.

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15 août

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Fête de l'Assomption de Notre-Dame

Patronne principale du Royaume de France
juridiquement par Louis XIII
liturgiquement par Pie XI

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Déclaration du Roi par laquelle Sa Majesté déclare
qu’elle a pris la Très Sainte et Glorieuse Vierge
pour protectrice spéciale de son royaume
(10 février 1638)

Louis, par la grâce de Dieu,
roi de France et de Navarre,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pemicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rebellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu'a lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

Le vœu de Louis XIV, bas-relief provenant de la clôture de chœur, 1656

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.

Et afin que la posterité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir. 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.

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Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée Fille aînée de l'Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire, le pape Benoît XV, qui eut profondément à coeur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos Vénérables Frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d'un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre Vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d'Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu'il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d'Orléans, Notre prédécesseur fut d'avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu'il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d'être élevé par la grâce divine sur la Chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le voeu de notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que le royaume de France a été appelé le royaume de Marie, et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l'Eglise jusqu'à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de France, passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d'autres saints docteurs, ont célébré Marie et contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIII° siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d'éclatante manière l'antique dévotion du peuple à l'égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu, parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres, celles qui s'élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L'immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu'elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables des pèlerins.

La Vierge en personne, trésorière de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d'affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge.

Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s'empresse, sur les ruines d'un temple druidique, de poser les fondements de l'Eglise Notre-Dame, qu'acheva son fils Childebert.

Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le roi saint Louis récite dévotement chaque jour l'office de la Vierge. Louis XI, pour l'accomplissement d'un voeu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin, Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l'Assomption de la Vierge, on célèbre dans toutes les diocèses de France de solennelles fonctions : et ces pompes solennelles, Nous n'ignorons pas qu'elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne la Pucelle d'Orléans que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Vierge qu'elle ait reçu et rempli la mission de sauver la France ; car d'abord, c'est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d'Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu'elle entreprit d'un coeur viril une si grande oeuvre, qu'elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu'elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C'est après avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu'elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c'est en murmurant au milieu des flammes en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu'elle s'envola au ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d'Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c'est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C'est pourquoi, après avoir pris les conseils de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les voeux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons l'illustre Pucelle d'Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de la France comme l'héroïne de la religion et de la patrie, sainte Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d'après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, nous prions Dieu, auteur de tous biens, que, par l'intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d'Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l'Eglise Romaine ; qu'elle échauffe, garde, développe par la pensée, l'action, l'amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu'elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu'elles soient, maintenant et dans l'avenir, pour toute la nation française, le gage le plus large des secours célestes ; qu'ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l'avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du Pécheur,
le 2 du mois de mars de l'année 1922, 
de Notre Pontificat la première année.



14 août

1887 - 14 août - 2017

130e anniversaire du couronnement de sainte Radegonde
comme mère de la Patrie française

par Léon XIII

Vue de la baie 4 : sainte Radegonde.

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