Chronique

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L’unique solution : une résurrection décidée de l’antique âme de l’Europe et de sa foi chrétienne.

Jeudi 14 janvier 2016,
Fête de Saint Hilaire de Poitiers (cf. actualité de St Hilaire).*


La situation présente de l’Occident – qui fut autrefois la Chrétienté – est gravissime.
Tandis que de récents événements, à Cologne par exemple (cf. ici) mais pas uniquement, sont occultés ou minimisés par certains ; tandis que la grande majorité des politiques et politiciens – mais aussi des chefs religieux – semble sourde et aveugle (il ne m’appartient pas de dire s’il s’agit d’aveuglement et de surdité volontaires, ou si cela est dû à un défaut d’intelligence et à une incurable incapacité de porter un jugement sain : quos vult perdere Juppiter dementat) ;  il existe malgré tout des observateurs lucides et des analystes qui ont gardé le simple bon sens.
Nous sommes une fois de plus infiniment reconnaissants à notre amie Béatrice, du site « Benoît et moi » (que nous recommandons toujours aussi chaleureusement), d’avoir rappelé, justement à l’occasion de ce qui s’est passé à Cologne (cf. ici), la conférence remarquable qu’avait prononcée en septembre 2000 le regretté cardinal Biffi, alors archevêque de Bologne (j’avais déjà eu l’occasion de parler de lui ici), au sujet de l’immigration.
Tout ce long exposé, qui avait alors valu à son auteur une réprobation quasi unanime, mérite – plus de quinze ans après – d’être relu et médité.
On en trouve la traduction dans les archives de « Benoît et moi » > ici.
Pour moi, comme une sorte de « mise en bouche » incitative à aller lire ou relire le texte de cette conférence, je me permets d’en recopier ci-dessous laconclusion, d’une plus que brûlante actualité.
On notera qu’en septembre 2000, dans cette conclusion, le cardinal Biffirenvoyait à des propos qu’il avait tenus une dizaine d’années auparavant (au début des années 90 du précédent siècle donc), preuve supplémentaire de sa lucidité.
J’ajoute simplement que si à vues humaines et d’un point de vue simplement social et politique il est est aujourd’hui, en 2016, plus que largement trop tard,je demeure néanmoins inébranlablement convaincu que, spirituellement et surnaturellement, il n’est jamais trop tard.
La seule condition, c’est qu’il y ait suffisamment d’âmes valeureuses et généreuses qui se livrent totalement à l’action de la grâce de Dieu !
Lully.

Le marché aux esclaves-Otto Pilny 1910
Le marché aux esclaves – Otto Pilny (1910)

L’unique solution :
une résurrection décidée de l’antique âme de l’Europe et de sa foi chrétienne.

« Dans une interview, il y a une dizaine d’années, on m’avait demandé avec beaucoup de candeur et un optimisme admirable : « Vous soutenez donc que l’Europe sera chrétienne ou ne sera pas ? »
Il me semble que ma réponse d’alors peut servir à la conclusion de mon entretien d’aujourd’hui.
J’estime quant à moi, disais-je, que l’Europe redeviendra chrétienne ou deviendra musulmane. Ce qui me paraît sans avenir, c’est la « culture du néant », de la liberté sans limites et sans contenu, du scepticisme vanté comme une conquête intellectuelle ; culture qui semble être l’attitude largement dominante dans les peuples européens, tous plus ou moins riches de moyens, mais pauvres de vérité.
Cette « culture du néant », qui est soutenue par l’hédonisme et par un esprit libertaire insatiable, ne sera pas en mesure de résister à l’assaut idéologique de l’Islam. Seule la redécouverte de l’événement chrétien comme unique voie de salut pour l’homme, et donc seule une résurrection décidée de l’antique âme de l’Europe, pourra donner une autre issue à cette confrontation inévitable.
Malheureusement, ni les « laïques » ni les « catholiques » ne semblent s’être encore rendus compte du drame qui se profile.
Les « laïques », en s’opposant de toutes les façons à l’Eglise, ne s’aperçoivent pas qu’ils combattent la force la plus efficace pour défendre la civilisation occidentale et ses valeurs de rationalité et de liberté. Ils pourraient s’en apercevoir trop tard.
Les « catholiques », en laissant s’estomper en eux la conscience de la vérité possédée, et en substituant au souci apostolique le pur et simple dialogue à tout prix, préparent inconsciemment (humainement parlant) leur propre disparition.
L’espérance réside en ceci : que la gravité de la situation puisse un jour inciter à un réveil efficace de la raison et de la foi antique.
C’est notre souhait, notre engagement et notre prière. »

armoiries du cardinal Giacomo Biffi
Armoiries du cardinal Giacomo Biffi,
avec sa devise : 
« Là où se trouve la foi, là est la liberté »

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