Vendredi de la troisième semaine de Carême

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Vendredi après le 3e dimanche de Carême
(au Missel Romain, Messes Propres à Certains Lieux)

Messe des
Cinq Plaies sacrées
(rouge)

Introït (Phil. II, 8-9) : Le Seigneur J-C. S’est humilié jusqu’à la mort, la mort de la Croix ; c’est pourquoi Dieu L’a exalté, et Lui a donné un Nom qui est au-dessus de tous les noms. V/ (Ps. LXXXVIII) Je chanterai pour toujours la miséricorde du Seigneur ; j’annoncerai Ta vérité d’une génération à l’autre. Gloire au Père… Le Seigneur…

Collecte : Dieu Qui, par la Passion de Votre Fils unique et par l’effusion de Son Sang à travers les Cinq Plaies, avez réparé la nature humaine perdue par le péché, nous Vous en prions : faites que, vénérant ici-bas les Plaies reçues par Lui, nous méritions d’obtenir aux Cieux le fruit de ce très Précieux Sang. Par J.-C. N.-S.
Mémoire de la férie quadragésimale : Nous Vous supplions, Seigneur, d’accorder dans Votre bonté, un résultat favorable à nos jeûnes, afin que, comme nos corps pratiquent l’abstinence par rapport aux aliments, ainsi nos âmes s’abstiennent du péché. …

Épître (Is. LXII, 11-LXIII, 1-7) Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Dites à la fille de Sion : Voici que vient ton Sauveur : Il a sa récompense avec lui. Qui est-il celui-ci qui vient d’Édom, les vêtements teints de pourpre ? Il est beau dans ses habits, il s’avance dans la splendeur de sa force. C’est moi, qui parle dans la justice, et je combats pour sauver. Pourquoi alors ta robe est-elle rouge, et tes vêtements sont comme ceux de celui qui vient du pressoir ? Seul, j’ai pressé le raisin, et personne n’est venu avec moi. J’ai pressé tous les peuples dans ma fureur, et je les ai écrasés dans ma rage. Et leur sang a giclé sur mes vêtements, et j’ai sali tous mes habits. En mon cœur s’est levé le jour de la vengeance, l’année de la rédemption est venue. J’ai regardé autour de moi, et il n’y avait personne pour m’aider, j’ai cherché, et il n’y avait personne. C’est ma main qui m’a sauvé, ma fureur elle-même m’est venue en aide. Et j’ai écrasé les peuples dans ma fureur, et je me suis enivré de mon indignation, j’ai réduit à néant leur force. Je me souviendrai de la miséricorde du Seigneur, je louerai le Seigneur notre Dieu pour toutes les choses qu’il a faites pour nous.

Graduel (Ps. LXVIII, 21-22) : Mon Cœur s’est attendu aux outrages et à la misère : J’ai attendu quelqu’un qui s’attristerait avec Moi, mais personne n’est venu ; J’ai cherché quelqu’un qui Me consolerait, mais Je ne l’ai pas trouvé. V/ Pour nourriture, ils M’ont donné du fiel ; et dans Ma soif, ils M’ont abreuvé de vinaigre. Trait (Is. LIII, 4-5) : Véritablement, Il a porté Lui-même nos maladies et S’est chargé de nos douleurs. V/ Et nous, nous Le regardions comme un lépreux, frappé par Dieu et humilié. V/ Mais Lui a été blessé à cause de nos iniquités ; Il a été brisé à cause de nos crimes. V/ Le châtiment qui nous procure la paix est tombé sur Lui, et nous avons été guéris par Ses meurtrissures.

X S. Évangile (Mc XV, 42-46) En ce temps-là : Le soir étant venu (c’était la préparation du Sabbat), Joseph d’Arimathie, homme noble appartenant aux autorités, qui attendait le royaume de Dieu, vint avec audace chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate se demandait s’il était déjà mort. Il fit alors venir le centurion, et l’interrogea si Jésus était déjà mort. L’ayant appris du Centurion, il donna le corps à Joseph. Joseph alors acheta un linceul dans lequel il déposa le corps. Et il le mit dans un sépulcre qui était creusé dans la roche, et il roula une grande pierre devant la porte du sépulcre. Credo.

Off. (Lev. XVI, 2-5) : Aaron étant entré dans le Tabernacle pour offrir sur l’autel un holocauste pour les péchés des fils d’Israël, il se revêtit d’une tunique en lin.

Secrète : Que ces dons, nous Vous en prions, Seigneur, soient agréés de Votre majesté ; car en eux nous Vous offrons les Plaies-mêmes de Votre Fils unique, prix de notre liberté. Par le même J.-C. Mémoire de la férie quadragésimale : Regardez favorablement, nous Vous en supplions, Seigneur, tes dons que nous allons consacrer, en sorte qu’ils Vous soient agréables et qu’ils servent toujours à notre salut. Par J.C.N.S…

Préface de la Sainte Croix : Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Vous avez placé le salut du genre humain dans le bois de la Croix : pour, là-même où la mort été née, y faire surgir la vie : et pour que Celui Qui vainquit par le bois, fut aussi vaincu par le bois : par le Christ notre Seigneur. Par Lui les Anges louent Votre majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des Cieux et les bienheureux Séraphins la célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange : SANCTUS…

Communion (Mc XV, 46) : Joseph d’Arimathie, ayant acheté un Suaire et y déposant le Seigneur, il L’enveloppa dans le Linceul.

Postcommunion : Réconfortés par les aliments de la vie, nous Vous en prions, Seigneur, notre Dieu : nous qui honorons en ce jour avec dévotion les Plaies de N.S. J.-C., puissions-nous les imprimer dans nos cœurs et les conserver dans notre conduite et notre vie. Par le même J.-C. 
Mémoire de la férie quadragési-male : Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, accordez-nous à nous qui nous confions en votre protection, de vaincre grâce à votre assistance tout ce qui s’oppose à notre bien. Par J.-C.

Dernier évangile de la férie quadragésimale (Joann. IV, 5-42) : En ce temps-là, Jésus vint dans une ville de Samarie, nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Or là était le puits de Jacob. Et Jésus, fatigué du chemin, était assis sur le puits. Il était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vint pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville, pour acheter des vivres. Cette femme samaritaine lui dit : Comment vous, qui êtes Juif, me demandez-vous à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? Les Juifs, en effet, n’ont point de rapports avec les Samaritains. Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donnez-moi à boire, peut-être lui aurais-tu fait toi-même cette demande, et Il t’aurait donné de l’eau vive. La femme lui dit : Seigneur, vous n’avez rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où avez-vous donc de l’eau vive ? Êtes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif ; car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et maintenant celui que tu as n’est pas ton mari ; en cela, tu dis vrai. La femme lui dit : Seigneur, je vois bien que vous êtes un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que Jérusalem est le lieu où il faut adorer. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont de tels adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et II faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (c’est-à-dire le Christ) doit venir ; lors donc qu’il sera venu II nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. Au même instant, ses disciples arrivèrent, et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme. Cependant aucun ne lui dit : Que demandez-vous ? ou : Pourquoi parlez-vous avec elle ? La femme laissa donc là sa cruche, et s’en alla dans la ville. Et elle dit aux gens : Venez, et voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? Ils sortirent donc de la ville, et vinrent auprès de lui. Cependant les disciples le priaient, en disant : Maître, mangez. Mais il leur dit : J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Les disciples se disaient donc l’un à l’autre : Quelqu’un lui a-t-il apporté à manger ? Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de Celui gui m’a envoyé, pour accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : Encore quatre mois, et la moisson viendra ? Voici que je vous dis : Levez les yeux, et voyez les campagnes qui blanchissent déjà pour la moisson. Et celui qui moissonne reçoit une récompense, et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème se réjouisse, aussi bien que celui qui moissonne. Car ici se vérifie cette parole : Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous, vous êtes entrés dans leurs travaux. Or beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en lui, sur la parole de la femme qui lui rendait ce témoignage : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. Les Samaritains, étant donc venus auprès de lui, le prièrent de demeurer chez eux ; et il y demeura deux jours. Et il y en eut un bien plus grand nombre qui crurent en lui, à cause de sa parole. Et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

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« L'amour oblige Dieu, tout spirituel et tout invisible qu'Il est, de prendre un corps et des traits visibles pour plaire à Ses esclaves et pour attirer leur amour en Se rendant ainsi semblable à eux. Ce Dieu humanisé donne Son sang à l'amour pour laver nos âmes et pour expier nos crimes ; il Lui donne Ses plaies pour blesser nos cœurs ; il Lui donne Sa vie pour triompher de nous avec plus de puissance.
Quand mon âme contemple ces tendresses et ces excès de charité de Jésus-Christ, il ne lui est plus possible en nulle sorte de résister, elle se rend, elle se déclare vaincue, et la vue de ses faiblesses, de ses misères et de ses crimes cessant de lui ôter la confiance, lui fait prendre la liberté d'entrer dans les plaies sacrées et amoureuses de ce Sauveur adorable, où la sainte ardeur qu'elle y puise lui fait espérer de ménager sa réconciliation avec Dieu.
Elle aperçoit par ces plaies le Cœur aimable de Jésus-Christ et les entrailles de Ses miséricordes : elle les baise, et elle s'efforce de les émouvoir et de se les rendre favorables, et si sa contrition n'est pas aussi parfaite qu'elle doit l'être, elle puise ce qui y manque dans cette miséricordieuse et immense charité de Jésus-Christ, laquelle se répand sur elle par ces mêmes plaies.
Elle voit par celle de Son côté jusque dans le Cœur de Son Dieu la rémission de ses péchés, et tous les secrets de cette miséricorde, avec laquelle Il purifie tous Ses enfants pour les rendre capables de Sa gloire.
Ô plaies, ô sources d'amour, de piété et de douceur, que les Juifs ont ouvertes avec le fer pour épuiser le sang et la vie de Jésus-Christ ; mais qui méritiez de l'être par les traits de l'amour, et par les désirs de Vos amants !
Ô divines plaies ! Après avoir pleuré sur vous, et vous avoir essuyées de mes larmes, ne me sera-t-il pas permis d'aller jusque au Cœur de cet Epoux divin pour y goûter les délices de Son amour, pour expérimenter combien Il a de douceur, de bonté et de miséricorde pour tous ceux qui L'invoquent, qui Le cherchent, qui L'adorent et qui L'aiment en esprit et en vérité ?
Ô sources infinies de grâce, de mérite, de rédemption, de vertu et de bonheur ! Je veux que mon âme Vous soit toujours unie afin que le ruisseau de l'eau sacrée et du sang adorable qui coule perpétuellement de vous, ne cesse point de couler en elle ! »

Manuel de Saint Augustin,

in chap. XXI « ce que Dieu a fait pour gagner le cœur de l'homme ».

Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur.

La Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, par un décret du 23 mars 1999, a concédé aux Moniales de l’Ordre de la Visitation, ainsi qu’aux personnes qui désirent prier en union avec elles, la faculté officielle de vénérer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ avec les invocations suivantes, qui ont été révélées à la Servante de Dieu, Sœur Marie-Marthe Chambon (voir ici), religieuse converse de la Visitation, décédée en odeur de sainteté le 21 mars 1907, au Monastère de la Visitation de Chambéry.

On commence le Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur avec les prières suivantes :

1) O Jésus, divin Rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier, Ainsi soit-il.

2) Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, ayez pitié de nous et du monde entier. Ainsi soit-il.

3) O Père Eternel, soyez-nous miséricordieux par le Sang de Jésus-Christ, votre Fils unique ; soyez-nous miséricordieux, nous vous en conjurons. Ainsi soit-il.

Cette introduction faite, on récite les invocations suivantes en se servant des cinq dizaines d’un chapelet :

1) sur les petits grains (10 fois) :

V.: Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R.: Par les mérites de vos Saintes Plaies.

2) sur les gros grains (1 fois) :

V.: Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
R.: Pour guérir celles de nos âmes.

En terminant ce chapelet on ajoute trois fois l’invocation:

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour guérir celles de nos âmes !

Promesses faites par Notre-Seigneur
à Sœur Marie-Marthe
en faveur de la dévotion à Ses Saintes Plaies

1 – Je donnerai tout ce qu’on me demande par l’invocation de mes saintes Plaies. On doit en répandre la dévotion.

2 – En vérité, cette prière ne vient pas de la terre, mais du Ciel et elle peut tout obtenir.

3 – Mes Saintes Plaies soutiennent le monde. Demande-moi de les aimer toujours, parce qu’elles sont sources de grâce. On doit les invoquer souvent, y attirer notre prochain pour imprimer dans son cœur le dévouement envers les âmes.

4 – Quand vous avez des peines à souffrir, apportez-les tout de suite dans mes Plaies et elles seront adoucies.

5 – Cette invocation est à répéter souvent auprès des malades : « Mon Jésus, pardonne-moi et prends pitié de moi, par les mérites de tes Saintes Plaies ». Cette prière élèvera l’âme et le corps.

6 – Le pécheur qui dira : « Père Éternel, je t’offre les Plaies de notre Seigneur Jésus Christ, pour guérir celles de nos âmes », obtiendra la conversion.

7 – Mes plaies panseront les vôtres.

8 – L’âme qui mourra dans mes plaies ne connaîtra pas la mort : elles donnent la vraie vie.

9 – À chaque mot de ce Rosaire de la miséricorde, je laisse tomber une goutte de mon sang sur l’âme d’un pécheur.

10 – L’âme qui honorera mes Saintes Plaies et les offrira au Père Éternel pour les âmes du Purgatoire, sera accompagnée à sa mort par la Très Sainte Vierge et par les Anges, et moi, resplendissant de gloire, je la recevrai pour la couronner.

11 – Les Saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les âmes du Purgatoire.

12 – La dévotion à mes Saintes Plaies est le remède pour ce temps d’iniquité.

13 – De mes plaies viennent les fruits de la sainteté. En les méditant, vous y trouverez toujours une nouvelle nourriture pour votre amour.

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