30 mai

Fête de sainte Jeanne d'Arc,

Patronne de la Confrérie royale


Tableau de la mort de Jeanne sur le bûcher, place du Vieux Marché à Rouen,
le mercredi 30 mai 1431, par Jules-Eugène Lepneveu.


Nous vous renvoyons aux messages de Lully sur ce sujet : ici et , avec renvoi à des prières, hommages et articles.



Extrait de la Neuvaine préparatoire au pèlerinage au Puy :
S’il n’y en avait qu’une, ce serait elle ! Il y aurait tant à dire sur sa figure, sur sa personne, sur sa mission : nous vous renvoyons aux beaux ouvrages qui lui ont été consacrés depuis deux cents ans.

Admirons seulement aujourd’hui, la pureté de notre héroïne nationale, que le R.P. Ayroles, s.j., compare avec raison avec la Vierge elle-même, elle, la Pucelle d’Orléans. Pureté signifie sans mélange : Jehanne est sans compromission. Face au libéralisme et au naturalisme, elle est dans toute sa splendeur l’incarnation de la Légitimité et du surnaturalisme, sans jamais tomber dans un mysticisme douteux, comme le prouve son réalisme à toute épreuve (« Les gens d’armes combattront, et Dieu donnera la victoire », « Aide-toi, le Ciel t’aidera »). Aux yeux de tous, elle est « sans peur et sans reproche », la France docile à la grâce, avec le panache et le génie français.

Si les savants théologiens n’arrivent pas à la prendre en défaut lors de son procès, il ne faut pas oublier que les matrones de Poitiers la trouvent irréprochable en son corps, et que les ecclésiastiques la jugent très vertueuse en ses mœurs. Ses compagnons témoigneront qu’ils n’ont jamais subi la moindre tentation contre la vertu angélique en sa présence, elle qui chassait les prostituées de l’armée !

Jeanne nous enseigne bien que la défense de la droite doctrine catholique et royale passe par une vie morale foncièrement vertueuse, appliquant les Commandements de Dieu et de l’Église pour notre bonheur temporel ici-bas, et surtout surnaturel dans l’éternité, et dès maintenant. 


Fidèle aux bons principes du Royaume des Lys (« Dieu aime les Anglois mais chez eux », « gentil Dauphin, vous êtes roi légitime ») grâce à la formation reçue par saint Michel lui-même – excusez du peu – , elle va, par mission et application surnaturellement visibles et visiblement surnaturelles, faire reconnaître la dévolution de la Couronne selon les Lois fondamentales du Royaume lors d’un grand péril pour nos aïeux (la Guerre de Cent ans et l’usurpation « angloise »). Face aux détracteurs, elle confirme la filiation légitime du roi de Bourges (la traîtresse Isabeau de Bavière ne jura-t-elle pas sur les Évangiles que son fils était un bâtard ?).

Malgré cela, Charles VII négociera avec les Bourguignons, la laissera à son sort tout en recevant à sa place le nom de Victorieux, adoptera la Pragmatique Sanction gallicane contraire aux droits de l’Église de Rome.

Oui, Jehanne, vous êtes la Sainte de la Légitimité, sous la bannière de qui nous voulons combattre ardemment et hardiment ! « Légitimiste » ne traduit d’ailleurs pas autre chose que « Catholique et français toujours », selon la droite doctrine de l’Église et le génie français, sans chauvinisme ni nationalisme, mais avec un zèle viril et amoureux.

Face aux compromissions de toutes sortes, restez notre modèle, ô Jehanne ! Gardez-nous fermes sur les principes, vaillants et fidèles, sans jamais trahir comme le firent un maréchal de Mac-Mahon ou un Miklos Horthy en Hongrie, quand tout aurait pu changer s’ils avaient été fidèles. A votre imitation, n’ayons sur nos étendards et lèvres que ces deux Noms de Jhesus et Maria, qui seuls donnent la victoire.
Même si notre Prince devait ne pas nous regarder ni nous écouter, et sa Cour nous mépriser, et le monde nous combattre, donnez-nous de vous imiter dans notre généreux abandon désintéressé, pour le Bien commun de la France catholique.
Faites-nous signer de notre sang, s’il le fallait, cette profession que chantent les Scouts : « Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à servir comme Vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte Volonté ».
Jehanne, priez pour nous !!!



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