Lettre ouverte

du baron d'Handel

Le baron Norbert van Handel (Foto: © Dr. Norbert van Handel)

La vieille noblesse européenne, par la voix du Procurateur du très catholique Ordre de Saint-Georges, rattaché à la Maison de Habsbourg-Lorraine dont les origines remontent à 1308, s’inviterait-elle dans le débat politique ? Dernièrement, la lettre ouverte adressée à Angela Merkel par le baron Norbert van Handel, a, dans la sphère germanophone et au-delà, été d’autant plus remarquée – bien qu’il précise qu’il exprime ici une opinion personnelle – que le grand dignitaire de l’Ordre lance une charge virulente contre la chancelière.
Cette lettre en 14 points – ce ne peut être un hasard venant d’un docteur en droit – est une mise en garde, au style abrupt et offensif, qui rompt avec l’élégance des conventions diplomatiques dont sont familiers les cercles de la haute noblesse. Le ton est donné d’emblée. L’ex-membre de la Stasi et du PC est-allemand (SED) ne mérite pas le titre de « Mme la Chancelière très honorée Dr Merkel »...
La lettre du baron van Handel est une dénonciation de la trahison de Merkel à sa fonction et du complot visant à la destruction de l’Europe chrétienne, dont elle est la réalisatrice ultime. La conclusion est stupéfiante. La menace d’un soulèvement populaire pèse comme une épée de Damoclès sur la tête de la chancelière. Et c’est le peuple qui aura le dernier mot : les citoyens organisés détruiront le système Merkel ! 

« Qui vous donne ce droit, Mme Merkel ? »

« De la part du Dr Norbert van Handel (Steinerkirchen-sur-Traun) » 
« 1/ Qui vous donne le droit, Mme Merkel, de détruire l’identité européenne par votre politique?   
2/ Qui vous donne le droit de transformer l’Allemagne en un pays où règne l’insécurité, avec des foyers de réfugiés qui flambent, une montée des viols et de la criminalité des étrangers 
3/ Qui vous donne encore le droit, Mme Merkel, de déstabiliser les pays voisins – Autriche, Croatie, Slovénie, Tyrol du Sud – par votre politique ? 
4/ Avec quelle autorisation, Mme Merkel, critiquez-vous, comme vous l’avez récemment fait avec le Premier ministre Renzi à Rome, la politique que l’Autriche mène à ses frontières, alors que par ailleurs vous vous réjouissez en Allemagne que – grâce à cette politique frontalière (!) – arrivent moins de réfugiés ? 
5/ Qui vous donne le droit, Mme Merkel, en commun avec M. Schäuble, d’avoir pris la responsabilité d’anéantir les milliards d’impôts des citoyens européens versés à la Grèce, alors que les citoyens grecs n’en virent pas la couleur, mais qu’ils servirent à approvisionner les banques allemandes et françaises pour remédier à la faillite de leur politique ? 
6/ Qui donne le droit au vice-chancelier M. Gabriel de critiquer l’État démocratique d’Autriche et de s’immiscer dans son élection présidentielle ? 
7/ Comment pouvez-vous conclure un accord, Mme Merkel, avec votre curieuse conception de la démocratie, soutenant l’État policier antidémocratique turc, uniquement parce l’échec de votre politique des réfugiés vous contraint aujourd’hui de céder au chantage qu’exerce Erdogan ? 
8/ Avec quelle autorisation, Mme Merkel, avez-vous conclu une politique de visa avec la Turquie, qui fait entrer en Europe, outre les réfugiés, des centaines de milliers de Turcs, si tant est qu’elle fonctionne, ce qui est de plus en plus improbable ? 
9/ Qui êtes-vous réellement pour vous permettre d’islamiser l’Europe entière sans tenir compte des intérêts et de la volonté de ses populations ? 
10/ Qui vous a donné le droit d’apporter votre soutien au TTIP, qui met l’Europe de plus en plus sous la coupe de la grande industrie et du système financier américains ? 
11/ Pensez-vous vraiment qu’une fille de pasteur socialisée en Allemagne centrale avec un passé au SED puisse s’arroger le droit moral de ruiner notre continent ? 
12/ Croyez-vous vraiment qu’avec votre « comportement de Maman », vous puissiez repousser votre démission, qui, nous l’espérons, ne saurait tarder, et croyez-vous réellement que votre image dans l’Histoire comme destructrice de notre continent sera particulièrement glorieuse ?  
13/ Croyez-vous vraiment qu’avec la complicité de vos dociles collègues du gouvernement, vous pourrez éviter qu’une résistance ne se lève en Allemagne et en Europe, que des troubles proches de la guerre civile, comme on peut déjà les observer dans certaines parties d’Europe, pourront être évités ? 
14/ Êtes-vous réellement fière d‘être la principale responsable de la désintégration de la paix en Europe, de l’Union européenne et avant tout de celle de l’identité culturelle de notre continent ?  
Prenez bien note, Mme Merkel, que de plus en plus de citoyens du milieu chrétien, qui ne sont ni des nationalistes, ni d’éternels nostalgiques du passé, mais des personnes qui croient en l’avenir de l’Europe, mais pas au vôtre, se rassemblent dans des groupes plus ou moins importants, et, finalement, feront imploser votre politique désastreuse ! ».

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