Histoire

26 août 1830

Louis-Philippe d'Orléans profane Sainte-Geneviève

Il faudra "attendre" le président Buonaparte (1852) pour son retour au culte catholique.

La première statue de la Renommée, en place de 1792 à 1822.

Ayant à peine usurpé le trône, et par ordonnance, Louis-Philippe d'Orléans sécularise et profane l'église Sainte-Geneviève, insigne temple de la Patronne de Paris, qu'il transforme à nouveau en "Panthéon" pour les hommes admirés par la République et par son régime. L'archidiocèse est prié de récupérer les ornements et vases sacrés. Le 15 décembre 1833, la croix dorée surplombant le dôme depuis 1822 est remplacée par un drapeau puis par une statue de la "Renommée".
Tout Paris l'a vue, cette idole de la vanité et de l'orgueil célébrant son triomphe sur le Dieu de l'humilité, le triomphe de l'impiété sur la religion, de la Révolution sur la Rédemption.
Mémoire de Mgr de Quelen au pape Grégoire XVI. 

   "Mais quelques heures plus tard, un coup de vent abattit la statue, qui resta suspendue par un pied, la tête vers le sol, et demeura plusieurs jours en cet état, à la grande satisfaction des Catholiques" (R. Limouzin-Lamothe).
   Il fut décidé en octobre 1835 que la statue serait rétablie, sous le nom de "génie de la France". Début 1836 "apparut comme un météore malfaisant ce génie qui n'était point celui de la France, mais bien celui du mal et de l'irréligion" écrivit Mgr de Quelen, appelant dans son Mandement de Carême à l'expiation. La statue, étrangement, disparut dès mars 1836.
   Il faut attendre le 6 décembre 1851 pour que le président Louis-Napoléon Buonaparte rende l'église au culte et réélève une croix dorée, dont les Communards scieront les branches le 2 avril 1871 afin d'y accrocher un drapeau rouge.
   En juillet 1873, une croix de pierre (haute de 4 mètres et lourde de 1500 kg avec son socle et sa boule) est enfin replacée, la Troisième République n'estimant pas nécessaire de l'enlever lors du transfert des cendres de l'ancien légitimiste Victor Hugo, en 1885. Elle trône donc toujours sur l'édifice profané.



Sainte Geneviève, que le culte soit restauré dans votre auguste temple édifié par voeu par Louis XV, après que les "figures" de la République auront été enlevés !

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