Tribune

Simples réflexions : 
S'il est certain et plus que certain que toute la loi et les commandements se résument dans le précepte double de la charité (charité envers Dieu et charité envers le prochain), cela ne doit toutefois pas faire illusion :

1) parce que lorsque Notre-Seigneur prononce ces paroles, Il parle des préceptes et commandements de la loi mosaïque, puisque la question qui lui est posée et à laquelle il donne cette réponse est relative à une casuistique des docteurs de la loi et autres pharisiens sur un point relatif à la loi mosaïque...
2) parce que Notre-Seigneur en disant que toute la loi se rattache à ces deux préceptes, NE DISPENSE PAS DU TOUT de la pratique de tous les préceptes et commandements divins mais indique l'esprit dans lequel ils doivent être vécus en vérité : "Je ne suis pas venu abolir mais accomplir..." et encore "Quiconque méprisera ces commandements et enseignera aux hommes à faire ainsi sera le plus petit dans le Royaume de Dieu".
3) parce qu'il est très facile de prétendre aimer Dieu et aimer son prochain, mais de ne pas le faire en esprit et en vérité : ceux qui se réfugient derrière leur prétendu amour du prochain pour ne pas aller à la Messe du dimanche par exemple, ou pour se dispenser de tas d'obligations religieuses, sont totalement à côté de la plaque : en quoi l'amour du prochain dispenserait-il de l'observance de TOUS les préceptes relatifs à l'amour de Dieu ? l'amour de Dieu est le premier et le plus important des commandements, il passe avant l'amour du prochain, et l'amour de Dieu n'est authentique que s'il s'exerce par l'obéissance aux préceptes divins !
4) en conséquence, tous ces prêtres et religieux des années post-concilaires qui répétaient à leurs fidèles que manquer la messe dominicale n'était pas grave et qu'on pouvait pour compenser être aimable et rendre service à son prochain, se trompaient et trompaient les autres...
5) l'amour dont parle Notre-Seigneur est la charité SURNATURELLE, il ne s'agit pas d'une bienveillance naturelle : celui qui n'agit envers son prochain que par sympathie humaine, bienveillance naturelle, philanthropie, solidarité terrestre et humanisme, ne satisfait pas vraiment au précepte de la charité tel qu'il est énoncé et voulu par Notre-Seigneur... On doit aimer son prochain POUR l'AMOUR de DIEU, non par philosophie ni par fraternité humaniste.
6) l'amour authentique du prochain s'alimente dans l'amour de Dieu et dans la fidélité à Ses commandements... Or comment aimer en vérité le prochain quand les commandements de Dieu sont ignorés, méconnus, incompris, et - finalement - non mis en pratique ?
7) Notre-Seigneur en énonçant ce résumé ne simplifie pas, bien au contraire il augmente les exigences spirituelles et morales avec lesquelles Ses disciples doivent mettre en oeuvre les enseignements divins par lesquels ils pourront arriver au Salut.

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