Citation


« (...) Le duc d'Anjou, avec sa belle gueule d'acteur holliwoodien, est notre roi. Sa royauté est dans son sang (...).
(...) redonner à la France, "pays déliquescent", l'autorité naturelle qui lui manque aujourd'hui : celle d'une transcendance à la fois politique et divine.
(...) non point le successeur de 1848 mais le continuateur de 1830...
Pas de trône sans autel.
Je lui demande si la monarchie de juillet est la monarchie de l'imposture : non seulement il acquiesce, mais ne comprend même pas qu'une telle question puisse se poser...
... (il) affiche un souci permanent de la question sociale.
(...) démarcher n'est pas digne de sa stature et, même si cela peut paraître vain que de vouloir régner sans le faire savoir, c'est là une posture qui, dans le monde parasitaire des médias incessants et des démagogies perpétuelles, apparaît révolutionnaire (...).
"Non pas un roi qui se sert de la France, mais un roi qui sert la France", me dit Louis XX avec son inénarrable accent espagnol, qui paradoxalement le rend plus européen que quiconque.
Il déteste le laïcisme, cette religion de l'outrance. Et pense que c'est par la religion catholique, à partir d'elle et non contre elle qu'il faut penser l'islam ; idée plus moderne qu'il n'y paraît : le catholique doit, par devoir autant que par définition, faire place, toute sa place, à l'autre, à l'étranger, au migrant. Ce n'est pas en dissimulant ses racines christiques que l'on peut sortir de la crise, mais en les affirmant.
(...) S'il y a crise, c'est d'abord et avant tout une crise de légitimité. Le roi est vivant, vive le roi ! ».
Yann Moix
dans le Paris-Match de la Saint-Michel.

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