Petit cours de philosophie politique

 Raisons pour lesquelles je pratique l'ABSTENTION 
à TOUTES les élections républicaines
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1) le principe de base de TOUTES les élections républicaines est celui qui est exprimé par l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui stipule : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. » 
Cet article est un BLASPHEME absolument contraire aux principes de la Foi : les saints Apôtres Pierre et Paul ont explicitement affirmé dans leurs épîtres que "Omnis potestas a Deo" : c'est de Dieu que vient tout pouvoir, toute autorité. C'est Dieu qui est la source de la souveraineté. En cela ils ne faisaient que reprendre ce que NSJC a Lui-même expliqué à Pilate : "Tu n'aurais aucun pouvoir sur Moi s'il ne t'avait été donné d'En-Haut..." 
Dans l'état actuel de la France, voter est une manière d'acquiescer au principe qui préside aux élections républicaines, et c'est donc aussi une manière de dénier à Dieu la source de la Souveraineté car selon le principe de cohérence « une même chose ne peut pas, en même temps et sous le même rapport, être et ne pas être dans un même sujet » (Aristote - Métaphysique, Livre gamma) : ou bien vous êtes catholique et vous reconnaissez que c'est Dieu et Dieu seul qui est la source de la souveraineté, ou bien vous votez selon le faux principe selon lequel c'est le suffrage populaire qui est est la source de la souveraineté : on ne peut pas concilier l'un et l'autre sans se torpiller la conscience, l'intelligence et la cohérence entre les principes que l'on prétend suivre et les actes que l'on pose... 
2) Objection 1 : Mais sous l'Ancien Régime on votait... 
Réponse : Oui, on votait sous l'Ancien Régime, mais le vote pratiqué alors ne reposait pas sur le faux principe énoncé dans l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il était clairement envisagé comme l'expression de l'avis de personnes responsables auxquelles on demandait de se prononcer sur des réalités pour lesquelles elles avaient grâce d'état (vg les représentants des famille pour les questions ressortissant du conseil de paroisse et en rapport avec la communauté locale ; les membres des confréries laïques pour les décisions en rapport avec la vie de cette dernière, ceux qui avaient voix au chapître dans les communautés religieuses, les responsables des corporations pour ce qui touchait aux intérêts de la corporation... etc), et la plupart du temps après avoir solennellement invoqué les lumières du Saint-Esprit (par le chant du Veni Creator par ex.), cad avec la conscience que les décisions prises devaient l'être avec les lumières de Dieu et en conformité avec Ses desseins. 
Cela n'a vraiment rien à voir avec les élections républicaines, même si, à titre privé, vous faites une prière au Saint-Esprit avant d'aller urner pour exprimer une opinion à propos de choses dont vous êtes habituellement ignorant ou incapable de dire exactement de quoi il retourne et pour quels enjeux... 
3) Objection 2 : Ceux qui ne votent pas n'ont pas à se plaindre ensuite lorsque ceux qui sont élus prennent des mesures qui leur déplaisent : s'ils avaient voté, ils auraient pu faire que cet élu ne le soit pas et que donc il ne fasse pas ces choses : en vous abstenant, vous avez une part de responsabilité dans les mauvaises choses que font ceux dont vous n'avez pas empêché l'élection... 
Réponse : cet argument est un pur sophisme... 
Premièrement, parce qu'il n'est pas permis d'utiliser un mauvais moyen pour faire triompher une bonne cause. 
Deuxièmement parce que que ce sont justement ceux qui n'ont pas voté qui sont les seuls à pouvoir protester. Je m'explique : si vous acceptez de jouer à quelque jeu de société que ce soit (la pétanque, la belote, le Monopoly... etc) cela signifie que vous en acceptez par avance les règles et que, en jouant, vous vous y conformerez. Si les règles ne vous plaisent pas, il vaut mieux éviter de jouer à un jeu dont les règles vous indisposent... 
Le "jeu démocratique", comme ils l'appelent eux-mêmes, a pour règle que c'est la loi du nombre (généralement la majorité des suffrages exprimés) qui décide du résultat de l'élection. Cela tout le monde le sait : donc, quand on va voter cela signifie tacitement que vous vous plierez au résultat des urnes, et que donc, même si celui-ci ne vous plaît pas parce qu'il n'est pas conforme à ce que vous avez exprimé dans votre vote, vous vous soumettrez à ce résultat : c'est la règle que vous avez acceptée en allant urner... Si vous êtes "perdant", vous ne pouvez que vous soumettre et accepter le résultat quel qu'il soit... dans l'attente de la prochaine élection. Si vous râlez ou protestez contre le résultat de l'élection (loi du nombre) vous n'êtes pas cohérent puisque le seul fait d'aller voter implique la soumission à cette loi du nombre. Voter implique cette soumission et si vous acceptez le vote vous devez en accepter le résultat obtenu selon la règle acceptée au départ. Ce sont donc ceux qui sont dans "l'opposition" qui sont, hors règle, pas les abstentionnistes... Ceux-ci, au contraire, parce qu'ils n'ont pas accepté la règle du vote et la loi du nombre, sont en réalité les seuls à pouvoir critiquer le résultat des urnes, en pleine liberté, responsabilité et cohérence... 
4) Objection 3 : mais le catéchisme catholique vous fait une grave obligation morale d'aller voter : si vous n'allez pas voter vous commettez un péché mortel (cela m'a été dit dans ces termes-là par un prêtre, jadis) ! 
Réponse : ce pseudo "devoir civique" imposé par le catéchisme y a été introduit après la 2nde guerre mondiale sous l'effet des théories de la "démocratie chrétienne" (horresco referens) et parce que les évêques qui ont introduit ce pseudo commandement moral avaient abandonné les principes éternels et la solidité de la doctrine. Je ne me sens en aucune manière obligé par un pseudo commandement fondé sur de faux principes.

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