31 octobre

Vigile de la Toussaint

Pendant longtemps je ne me suis pas demandé pourquoi Pie XII avait supprimé la plupart des vigiles. Pour la bonne raison que je suivais mon bréviaire et que celui-ci avait été imprimé juste avant les réformes de Pie XII. Quand j’ai appris que Pie XII avait supprimé les vigiles, je me suis dit que c’était pour supprimer une série de désagréables jours de jeûne. Mais ça ne tient pas. Parce que j’ai découvert aussi que, hormis quelques hurluberlus prenant au sérieux l’Evangile, la liturgie, les pères de l’Eglise et la plupart des saints, il y avait belle lurette qu’on ne jeûnait plus dans l’Eglise latine (je précise bien : latine). 
Or nulle part je ne vois la raison pour laquelle Pie XII a supprimé les vigiles, et donc une série de messes particulières, et de lectures de pères. 
Puis j’ai pensé à Mgr Léon Gromier, chanoine de Saint-Pierre de Rome, consulteur de la Sacrée Congrégation des rites, qui avait écrit un texte très critique sur le décret de « simplification des rubriques ». 
Voici ce qu’il disait : 
On aimerait savoir pourquoi S. Laurent conserve sa vigile, tandis que les apôtres perdent la leur. La vigile de S. Laurent a bien sa messe propre, mais la vigile de plusieurs apôtres avait aussi la sienne. S. Laurent avait bien une octave, mais il ne l'a plus. Hormis ces vigiles, auxquelles s'ajoutent les deux privilégiées de Noël et de la Pentecôte, toutes les autres, générales ou particulières, sont supprimées.
Ces vigiles ne compliquaient pas beaucoup la liturgie. La plupart de leurs messes ne manquaient pas d'intérêt. Les vigiles communes qui tombent un dimanche ne sont pas anticipées au samedi; elles sont omises. L'anticipation des vigiles était fondée sur le jeûne, qui est exclu par le dimanche. La vigile disparaîtra avec le souvenir du jeûne. 
La vigile disparaîtra avec le souvenir du jeûne. C’est le souvenir même du jeûne qu’il faut supprimer. C’est pourquoi en 1969 on a supprimé la mention du jeûne de toutes les oraisons du carême. Il fallait en supprimer jusqu’au souvenir… 
Voici ce que dit dom Pius Parsch de ce jour : 
“Le Seigneur a magnifiquement glorifié ses saints et il les exauce quand ils crient vers lui.” La Vigile d’une fête est moins, actuellement, une nuit de veille qu’un jour de pénitence et de purification ; une purification de la demeure de l’âme pour la grande fête. Les vigiles sont des jours tout indiqués pour la confession. Précisément la vigile d’aujourd’hui a un caractère plus strict aux yeux du peuple à cause du jeûne. Si nous voulions attribuer à la vigile d’aujourd’hui une formule liturgique, nous choisirions probablement la première partie du Confiteor : En présence du chœur de tous les saints, je confesse mes péchés : mea culpa, mea maxima culpa !

Fin du mois du Très Saint Rosaire

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Le 31 octobre 1942, la cathédrale de Lisbonne fut la scène de l'une des plus grandioses cérémonie tenues dans son enceinte bénie. C'était à l'occasion de la clôture des fêtes en l'honneur du 25e anniversaire des apparitions de Fatima. Le sanctuaire de Fatima était déjà devenu aussi célèbre en Europe que celui de Lourdes. On avait érigé une magnifique basilique. De nombreuses guérisons miraculeuses avaient eu lieu. L'humble petit village d'autrefois était devenu le lieu de pèlerinages annuels tels qu'on n'en avait jamais connu de semblables dans le monde chrétien.

A l'occasion du jubilé d'argent de Fatima, l'épiscopat portugais tout entier tenait à manifester sa présence à la cathédrale, à côté du Nonce Apostolique et des autorités civiles et militaires. De Rome, la voix du Saint-Père se fit entendre, s'adressant à l'auguste assemblée et consacrant le monde au Coeur Immaculé de Marie. Voici les paroles du Souverain Pontife Pie XII, qui fut un ardent apôtre de cette dévotion à la Très Sainte Mère de Dieu. (Source)

Consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie

Afficher l'image d'origine« Reine du Très Saint Rosaire, Refuge du genre humain, Triomphatrice de toutes les batailles de Dieu, nous nous prosternons humblement devant votre trône. Nous sommes sûrs d'obtenir miséricorde et de trouver grâce et secours opportun dans les présentes calamités, non à cause de nos mérites, car ils sont si pauvres, mais uniquement à cause de l'immense bonté de votre Coeur maternel. 
« A vous, à votre Coeur Immaculé, en cette heure tragique de l'histoire humaine, Nous confions, Nous offrons, Nous consacrons non seulement la Sainte Eglise, corps mystique de Votre Fils qui souffre et saigne en tant d'endroits, mais aussi le monde entier, déchiré par de profondes discordes, embrasé par des incendies de haine, victime de ses propres iniquités. 
« Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d'angoisses de pères, de mères, d'époux, de frères, de soeurs, d'enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de leur jeunesse, par tant de corps déchiquetés dans d'horribles carnages, par tant d'âmes torturées et agonisantes, en péril de se perdre éternellement. Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix et en premier lieu les grâces qui peuvent en un moment convertir les coeurs pervers, les grâces qui préparent, concilient, assurent la paix. 
« Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ... Aux peuples séparés de nous par l'erreur ou par la discorde, et spécialement à celui qui professe pour Vous une dévotion singulière, à celui chez qui il n'y avait pas une seule maison qui ne montrât votre icône vénérée (aujourd'hui peut-être cachée et réservée pour des jours meilleurs) donnez la paix et ramenez-les à l'unique bercail du Christ, sous l'unique et vrai Pasteur. »

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