En bref

Actualités de la Sainte Eglise

FRANCE
17,4 % est le taux moyen d’enfants catéchisés en France, entre le CE2 et le CM2, selon une enquête publiée mercredi 28 septembre par le Service national de la catéchèse et du catéchuménat, de la Conférence des évêques de France, qui se fonde sur les chiffres fournis par (seulement) 34 diocèses. La précédente étude établissait qu’en 1993, 42,1 % enfants étaient catéchisés en France. Ces résultats révèlent une grande disparité entre les diocèses, de 9 % à 60 % : si un enfant sur trois est catéchisé en Vendée (diocèse de Luçon), seul un sur dix l’est en Essonne (diocèse d’Évry) ou dans la Drôme (diocèse de Valence). (source)
Citation qui n'engage que son auteur...
"La seule liturgie que [les évêques français, NDLR] respectent - parce que là, ils ne peuvent pas improviser - est la liturgie tridentine qu’ils célèbrent parcimonieusement non parce qu’ils y croient (la plupart ne savent même plus le latin !) mais parce qu’elle leur donne l’occasion de se montrer “ouverts”. Mais [...] dès qu’ils célèbrent la liturgie actuelle, c’est obligatoirement pour eux l’occasion d’un “big bazar” qui vident leurs églises et leurs séminaires".
Denis Crouan, président de Pro Liturgia, 
association défendant bec et ongle la Messe de Paul VI en latin et critiquant les innovations post-conciliaires. 

QUESTION : Et pourquoi peut-on improviser dans la "forme ordinaire" du rite romain ? Ne serait-ce pas parce que cela est intrinsèque aux rubriques-mêmes ?

Diocèse aux Armées
30 ans du diocèse aux Armées
dLe 5 octobre, S.Exc.R. Mgr Ravel, évêque aux Armées, et le ministre de la défense ont fêté les 30 ans du diocèse aux Armées françaises, composé de quatre aumôneries fortes de 198 aumôniers militaires d’active et 70 de la réserve opérationnelle. A ces aumôniers militaires, il convient d’ajouter 33 aumôniers ou « ministres du culte » sous statut civil et 4 aumôniers sous statut concordataire en Alsace-Moselle. L’aumônerie du culte catholique représente plus de la moitié des effectifs en aumôniers. Le diocèse aux Armées françaises est un ordinariat militaire régi pat la constitution apostolique Spirituali militum curae du 21 avril 1986. C'est un diocèse sans frontières qui n'a pas d'unité géographique.
Discours de Mgr Ravel
Des aumôniers oui, une aumônerie non. Voilà en résumé l’idée maîtresse qui a guidé le rapport des aumôniers militaires français à l’Etat comme à l’Eglise. Le besoin évident pour tous de faire accompagner les troupes ou les navires par des chapelains, des hommes chargés du culte, ne consonnait pas avec l’idée d’une organisation de ces aumôniers en corps constitué. Ce lien des aumôniers avec l’Eglise recèle donc des complexités inattendues. L’aumônerie militaire vécut pendant les siècles passés dans une situation de fait qui ne fut jamais sous-tendue par aucune organisation ecclésiastique. Ainsi la Grande Aumônerie ne gérait que les aumôniers des régiments de la Maison du Roi. Les autres dépendaient des évêques du lieu où ils étaient situés. 
La première véritable institution de l’aumônerie militaire catholique par l’Eglise date du 23 avril 1951. Le pape Pie XII crée la notion de « vicariat aux armées » par l’Instruction Solemne semper qui accorde enfin un statut aux organismes érigés localement pour subvenir aux besoins spirituels des militaires. Le Pape se considère alors comme le seul évêque des armées de tous les pays : il délègue ses pouvoirs à un prélat qui devient son vicaire pour chaque pays. 
Par le décret Obsecundare votis du 26 juillet 1952, Pie XII organise, à la demande de l’épiscopat français, l’aumônerie militaire de notre pays selon les principes de son Instruction de 1951. L’archevêque de Paris est alors désigné comme vicaire aux armées françaises au nom du pape. En fait, l’archevêque de Paris se décharge de l’aumônerie militaire sur un prêtre qui exerce la fonction d’« aumônier général des armées ». 
Ce sera d’abord, de 1952 à 1964, un prêtre résistant, l’abbé Jean Badré. Ancien vicaire à la paroisse Saint-Antoine de Padoue et aumônier adjoint du lycée Janson-de-Sailly à Paris, il avait été, dès 1945, aumônier de la première région militaire de Paris puis aumônier national de l’Armée de Terre. À partir de 1952, il devient aumônier général des Armées. Il participe au concile Vatican II en prenant part à la rédaction de la constitution Gaudium et Spes. L’archevêque de Paris trouve qu’il est plus pratique que l’aumônier général soit évêque. Il fait nommer l’abbé Badré évêque auxiliaire de Paris en 1964. Désormais l’aumônier général est en pratique lui-même le vicaire aux armées. Mgr Badré devient évêque de Bayeux et Lisieux en 1970. 
C’est Mgr Gabriel Vanel (1970-1983) qui lui succède. C’est lui-même un aumônier militaire qui occupait les fonctions d’adjoint de Mgr Badré. Il devient évêque titulaire et occupe le poste d’aumônier général des armées jusqu’en 1983, époque où il part pour Rome comme recteur de St Louis des Français avant de devenir en 1985 archevêque d’Auch. 
Mgr Jacques Fihey (1983 à 1986) est le premier aumônier général qui n’ait pas été aumônier militaire auparavant. Il est durant trois ans vicaire aux armées ; le processus d’indépendance de l’aumônerie militaire s’achève avec la constitution apostolique Spirituali militum curae promulguée par Jean-Paul II le 21 avril 1986. Ce changement de statut couronne la réussite de l’expérience lancée par Pie XII. Aux termes de cette Constitution le vicariat aux Armées devint le diocèse aux Armées françaises et fonctionne depuis lors comme n’importe quel autre diocèse de France. Il se dote des mêmes services et institutions que n’importe quel diocèse. Mgr Fihey devient premier évêque aux armées jusqu’en 1989. Arrivée des premiers aumôniers non prêtres (religieuses, religieux, laïcs et femmes) mais décision de ne pas incardiner. 
Ensuite ce sera Mgr Michel Dubost (1989-2000), fils de général – Premier à donner des responsabilités à des non-prêtres et notamment aux femmes. Puis Mgr Patrick Le Gal (2000-2009) – confirme la tendance de son prédécesseur – avec les premières incardinations et l’accueil des premiers séminaristes. 
Depuis 2009, votre serviteur s’efforce de poursuivre et d’amplifier le mouvement. Cette évocation rapide dessine une figure étonnante : celle d’un rapport inédit et remarquable entre l’Eglise et l’Etat. Il en existe d’autres, nous le savons. Celui de la « séparation » qui, au contraire de ce que le mot indique, est une véritable relation où prédomine l’indépendance entre l’Etat français et les Eglises. Celui du concordat qui touche l’Alsace-Moselle. Mais ce rapport, confirmé par le temps, entre un diocèse aux armées et le ministère de la Défense est suffisamment singulier pour qu’il puisse intéresser bien au-delà du cercle de nos armées. Avec les autres aumôneries militaires, nous ne pouvons que souhaiter qu’une telle relation forme exemple et, peut-être, source d’inspiration en cette France que nous aimons.
Pour information, le discours du ministre :
Messieurs les représentants des autorités religieuses*,Monsieur le chef d’état-major de l’armée de l’air,Monsieur le major général des armées,Mesdames et Messieurs les officiers généraux,Messieurs les aumôniers en chef et les aumôniers,Mesdames et Messieurs, 
Je suis heureux d’être parmi vous ce soir, pour fêter les trente ans d’existence du diocèse aux armées. Cet anniversaire qui nous rassemble aujourd’hui est l’occasion pour nous tous de mesurer le chemin parcouru depuis 1986. C’est également l’occasion de nous rappeler, s’il en était besoin, la singularité de la condition militaire et, ce faisant, ce qui fait la singularité des armées comme institution de la République. 
Car c’est bien afin de garantir la liberté de culte, que la République reconnaît à tous comme un droit fondamental, et en conformité avec la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat, que le diocèse aux armées existe, comme l’ensemble des aumôneries militaires qui sont représentées ce soir. L’historien de formation que je suis se souvient que la longue histoire commune des armées françaises et de l’Eglise catholique commence avec le roi Clotaire II, qui appela Sulpice à sa cour de Chalon-sur-Saône pour « remplir dans les camps du roi la fonction d’abbé pour le salut de sa personne et celui de son armée ». Dans ses attributions, Sulpice avait une double mission : faire porter devant les troupes une cape merveilleuse – c’était le manteau de saint Martin – et distribuer les aumônes du roi. Sulpice reçut ainsi la charge et le nom d’aumônier. Ce nom, vous le portez encore aujourd’hui. En ce qui concerne la charge, ce sont désormais plutôt les commissaires du S.C.A. qui l’assurent, en procurant nourriture et habillement à nos militaires. Bien plus près de nous, pourquoi la création d’un diocèse aux armées, il y a de cela trente ans ? Il s’agissait alors de répondre, une nouvelle fois, à une question récurrente au cours des siècles : les prêtres catholiques qui exercent un ministère auprès des soldats tiennent-ils leur pouvoir canonique de l’évêque du lieu où ils officient ? Ou bien le reçoivent-ils d’un Grand Aumônier, en vertu d’un privilège accordé par Rome ? 
Après bien des évolutions, c’est cette dernière organisation qui a été retenue par Jean-Paul II. Avec la constitution apostolique du 21 avril 1986, Spirituali militum curae transforme ainsi le vicariat aux armées en ordinariat aux armées. Dès lors, les dénominations de diocèse aux armées, d’évêque aux armées, que nous connaissons aujourd’hui, prennent place au sein de notre institution. Et Mgr Jacques Fihey sera le premier évêque aux armées. [...] 
Changement important, et que je tiens à rappeler : depuis le décret de 2008, les aumôniers militaires ne sont plus des ministres des cultes attachés aux forces armées, mais bien « des militaires servant en vertu d’un contrat », soumis par conséquent à la double hiérarchie cultuelle et militaire, je vais y revenir. C’est donc à la fois l’organisation des aumôneries et le statut de l’aumônier qui nous permettent aujourd’hui de garantir au mieux la possibilité d’un accompagnement religieux, au sein même des opérations que mènent nos armées, sur notre sol comme à l’étranger, dans des missions permanentes comme dans des opérations extérieures. [...]
Messieurs les aumôniers en chefs, ce soir, je me réjouis de l’exemplarité de la mise en œuvre dans le Ministère des principes de laïcité et de liberté religieuse, avec une pratique donnant toujours priorité à l’opérationnel sur les obligations cultuelles. Il faut que cela perdure. C’est bien la force de notre République que de procurer un soutien spirituel à ceux de nos militaires et à leurs familles, qui le souhaitent. C’est un signe d’humanité. Dans cette terrible réalité qu’est la guerre, au lointain comme au plus proche, c’est cette humanité que vous, aumôniers militaires contribuez à apporter à ceux de nos soldats qui en ont besoin. Vous êtes de ceux qui nous permettent de comprendre un mot de René Cassin, dont nous fêtons l’anniversaire en ce jour : « Je tiens de ma patrie un cœur qui la déborde et plus je suis français, plus je me sens humain ». Je vous remercie.
* Le pape Pie XI avait rappelé que la seule autorité religieuse est celle de la Sainte Eglise catholique. Nos lecteurs noteront que Mgr l'Evêque aux Armées françaises n'est pas même nommé par le ministre socialiste, mais incorporé à la salutation générale aux chefs religieux (catholique, protestant, juif et musulman). [source]
Du pape Pie XI
[Certains non-Catholiques] affirment qu'ils traiteront volontiers avec l'Eglise Romaine, mais à droits égaux, c'est-à-dire en égaux avec un égal ; mais s'ils pouvaient traiter, il ne semble pas douteux qu'ils le feraient avec la pensée de ne pas être tenus, par le pacte éventuellement conclu, à renoncer aux opinions en raison desquelles, encore maintenant, ils restent dans leurs errements et dans leurs erreurs hors de l'unique bercail du Christ. 
Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d'aucune manière, participer à leurs congrès et que, d'aucune manière, les Catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer ; s'ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l'unique Eglise du Christ. 
Pouvons-nous souffrir - ce serait le comble de l'iniquité - que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée ? Car, en la circonstance, il s'agit de respecter la vérité révélée.
Pie XI, encyclique Mortalium animos du 6 janvier 1928. 
Résultat de recherche d'images pour "diocese evry"Diocèse d'Evry
Cinquentaire du diocèse d'Evry
Le jubilé commémorant la fondation du diocèse le 9 octobre 1966 a été célébré le 9 octobre en la prairie de la basilique de Longpont-sur-Orge, par une Messe célébrée par LL.EEmm.RR. les cardinaux Vingt-Trois (Paris) et Marx (Munich) ainsi que par LL.EExc.RR. Mgr Ventura, Nonce apostolique, et bien sûr Mgr Dubost, évêque d'Evry, en présence de Paul Watson, se disant évêque anglican de Guilford, tandis que toutes les autres messes du diocèse étaient supprimées.

Archidiocèse de Paris
Retour à la prudence du Code de 1917 pour les prêtres
Résultat de recherche d'images pour "cardinal 23"Ecrivant à ses prêtres le 5 octobre dernier sur la prévention des abus sexuels, outre un renvoi aux instruments de travail fournis par la Conférence des évêques de France, S.Em.R. le cardinal André Vingt-Trois, demande à chacun de « faire un sérieux examen de conscience sur l’exercice de la prudence dans ses relations pastorales et personnelles ». « Compte tenu de l’évolution des mœurs, il importe de veiller à ne pas entrer dans une relation trop intime avec les jeunes et les familles ». Il demande « tout spécialement » à ses prêtres « de ne pas accepter d’être parrain de baptême ou de confirmation, sauf autorisation exceptionnelle » à lui demander par l’intermédiaire d’un vicaire général. Il applique ainsi un point du Code de droit canonique de 1917 qui donnait comme règle pour « que quelqu’un soit admis licitement comme parrain » de ne pas être « constitué dans les ordres sacrés, sauf permission expresse de l’ordinaire propre », règle abandonnée dans celui de 1983.

Monseigneur Fonlupt a rendu les clés du palais épiscopal à Jean-Claude Luche./ Photo DDMDiocèse de Rodez
Mgr Fontlupt cède l'évêché de Rodez
S.Exc.R. Mgr Fontupt, évêque de Rodez et Vabres, a remis solennellement le 30 septembre la clef du magnifique évêché du XVIIe siècle à M. Jean-Claude Luche, président du Conseil départemental. Bâti en 1684 par Mgr Lezay de Lusignan, puis habité par vingt évêques et huit préfets (1800-1823), l'édifice va être transformé un hôtel cinq étoiles.

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Archidiocèse de Rouen
Mgr Lebrun s'adresse aux divorcés
Dans une lettre écrite le 8 septembre derniers aux personnes séparées ou divorcées, S.Exc.R. Mgr Lebrun, archevêque de Rouen et primat de Normandie, demande quatre fois pardon (pourquoi ?) aux adultères publics, annonce qu'il les bénira dans sa cathédrale le jour de la Toussaint, et nomme 7 missionnaires de la Miséricorde pour son diocèse.
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LIBAN
Nouveau vicaire apostolique pour les Latins
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Actuellement au Moyen-Orient, S.Em.R. le cardinal Léonard Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, s’est rendu au Liban pour consacrer, en la cathédrale Saint-Louis de Beyrouth le samedi 8 octobre, S.Exc.R. Mgr César Essayan, O.F.M. (Franciscain conventuel) : évêque et nouveau vicaire apostolique latin de Beyrouth. Il doit rencontrer S.B. le patriarche Ignace Joseph III Younan, qui présidait ces jours-ci le Synode de l'Eglise syriaque catholique. Le légat du pape se rendra en outre les 15 et 16 octobre en Jordanie pour les célébrations de réouverture du Mémorial de Moïse sur le Mont Nebo.
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Présentation du dernier livre du cardinal Sarah
Le 6 octobre se tenait à Rome la présentation du livre La Force du silence de S.Em.R. le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour la Discipline des Sacrements, à l’Ambassade de France près le Saint-Siège et au Centre culturel Saint-Louis de France, en présence notamment de S.Em.R. le cardinal Burke et de S.Exc.R. Mgr Dominique Rey.

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Nouveau coup de foudre sur Saint-Pierre
Le 7 octobre dernier, un puissant coup de foudre a de nouveau frappé le dôme de la basilique Saint-Pierre dans la matinée, alors que l’Eglise fêtait le Saint Rosaire. L’éclair est tombé vers 9h20 alors que Rome subissait un gros orage. Cela n'est pas sans rappeler les trois coups de foudre d'un certain 11 février 2013... en la fête de Notre-Dame de Lourdes.

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