Evénement

Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine

Le Roi à Reims


- 08h15 : Départ en autocar Paris Ecole Militaire  13, place Joffre 75007
- 10h45 : Rendez-vous sur le parvis de la cathédrale de Reims
- 11h00 : Dévoilement de la plaque commémorant le sacre des trente et un rois de France
- 11h30 : Cocktail au Palais du Tau, offert par l'association "Les Amis de la Cathédrale", avec la participation de la maison de champagne MUMM
- 12h30 : Déjeuner au restaurant Cru Chanzy 12, rue Chanzy à Reims
14h30 : Colloque au Palais du Tau, sous la direction dun professeur Patrick Demouy "Autour du sacre de Louis le Pieux : 5 octobre 816"

Conférences
* "Le sacre de Louis le Pieux à Reims et la bénédiction de sa femme Ermengarde", par Dane Janet Nelson (King's College, Londres)
* "Louis le Pieux, empereur", par Mayke de Jong (Université d'Utrecht)
* "Le pape et l'empereur : le sacre de Louis le Pieux en 816 vu de Rome",
par Annette Grabowsky (Université de Tübingen)

- 18h30 : Concert dans la cathédrale : "Les chants du sacre carolingien"
- 19h30 : Fin de la journée

Afficher l'image d'origine


Saint Pie X déclare le 19 décembre 1907 au cardinal-archevêque de Reims, Mgr Luçon (Bulletin du Diocèse de Reims, 28 déc. 1907, p. 621.) :
"Reims conserve la source baptismale d'où est sortie toute la France Chrétienne, et elle est justement appelée pour cela le Diadème du Royaume. C'était une heure ténébreuse pour l'Eglise de Jésus-Christ. Elle était d'un côté combattue par les Ariens, de l'autre assaillie par les Barbares; elle n'avait plus d'autre refuge que la prière pour invoquer l'heure de Dieu. Et l'heure de Dieu sonna à Reims, en la fête de Noël 496. Le baptême de Clovis marqua la naissance d'une grande nation: la tribu de Juda de l'ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu'elle fut fidèle à l'orthodoxie, tant qu'elle maintint l'alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu'elle se montra, non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l'Eglise." […] Dans la nuit de Noël 496, à minuit, "Soudain, raconte Hincmar, Archevêque de Reims (Migne. Patr. lat. Tome CXXV, p. 1159 et 1160. Hincmar. Vita Sancti Remigii, Cap. XXXVI et suivants. Bibl. Nat. A. 112 à 329.), UNE LUMIERE PLUS ÉCLATANTE QUE LE SOLEIL, INONDE L'EGLISE! LE VISAGE DE L'EVÊQUE EN EST IRRADIÉ! EN MÊME TEMPS RETENTIT UNE VOIX: "LA PAIX SOIT AVEC VOUS! C'EST MOI! N'AVEZ POINT PEUR! PERSÉVÉREZ EN MA DILECTION!"
Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l'atmosphère. Le Roi, la Reine, toute l'assistance épouvantés, se jetèrent aux pieds de Saint Rémi qui les rassura et leur déclara que c'est le propre de Dieu d'étonner au commencement de ses visites et de réjouir à la fin. »
Poursuivons avec Hincmar ("Vita Sancti Remigii", cap. XXXVIII (Migne t. 125, p. 1160).) :
"Dès qu'on fut arrivé au baptistère, le clerc qui portait le chrême, séparé par la foule de l'officiant, ne put arriver à le rejoindre. Le saint Chrême fit défaut. Le Pontife alors lève au ciel ses yeux en larmes et supplie le Seigneur de le secourir en cette nécessité pressante.
SOUDAIN APPARAIT, VOLTIGEANT À PORTÉE DE SA MAIN, AUX YEUX RAVIS ET ÉTONNÉS DE L'IMMENSE FOULE, UNE BLANCHE COLOMBE TENANT EN SON BEC UNE AMPOULE D'HUILE SAINTE DONT LE PARFUM D'UNE INEXPRIMABLE SUAVITÉ EMBAUMA TOUTE L'ASSISTANCE. DÈS QUE LE PRÉLAT EUT REÇU L'AMPOULE, LA COLOMBE DISPARUT!"
C'est avec le saint chrême contenu dans cette ampoule, qu'ont été sacrés tous nos Rois. « Comme au baptême du Christ, c'est "le Saint Esprit qui par l'effet d'une grâce singulière apparut sous la forme d'une colombe et donna ce baume divin au pontife" (Cérémonial du Sacre des Rois de France. Prière à Saint Rémi.)
Afficher l'image d'origine
Le Bénédictin, Dom Besse expose la signification du sacre :
Afficher l'image d'origine"Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus-Christ lui conférait dans la basilique de Reims l'investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons, dans la langue chrétienne, les grâces d'état. Un caractère sacré s'imprimait sur toute sa personne, il en faisait un être à part, un consacré. Le Peuple Chrétien le prenait pour l'Elu de Dieu, l'Oint du Seigneur; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. Il régnait au nom du Tout-Puissant, en vertu d'une délégation officielle.

Il y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s'adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d'un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L'Eglise en consacrant cette union lui donnait un nouveau droit au respect public, ceux qui auraient tenté de le rompre se seraient rendus coupables d'un sacrilège. Le sacre faisait du prince un homme ecclésiastique, sa souveraineté apparaissait comme une fonction sainte.
Dom Besse: "Eglise et Monarchie", ch. VIII, p. 240 et 255. 

Afficher l'image d'origine 
Manteau de sacre de Charles X.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire