19 janvier

1817 - 19 janvier - 2017

Bicentenaire de la ré-inhumation de nos Rois, Reines et Princes à Saint-Denys

Exhumation des restes des rois et des reines de France dans le cimetière des Valois
par François Debret et Joseph François Heim. Musée du château de Versailles © RMN

« Un mélange inexplicable de sentiments de joie, de douleur et de respect animait toutes les personnes présentes (…). Un silence solennel règne partout, on n’entend que la voix seule du prêtre qui, récitant des prières semble inviter les augustes mânes d’abandonner le fonds de l’abîme où le crime les avait relégués.

     C’est au milieu de ce calme majestueux et à la lueur d’une prodigieuse quantité de flambeaux disséminés sur la surface irrégulière du cimetière, c’est à cette lueur rendue plus terrible encore par les reflets des recoupes du terrain et surtout par l’immense édifice de l’église que s’est passée cette scène aussi belle, aussi grande que difficile à décrire ».
M. de Geslin, 2e aide des cérémonies.



L'Ami de la Religion et du Roi 1815

Ami de la Religion et du Roi. (A.R.R.), 1814. Tome II, août 1814.
M. l'abbé des Gallois de la Tour est envoyé à Trieste, pour en ramener les dépouilles mortelles de Mmes. Adélaïde et Victoire de France, tantes de S.M. (Emigrées en 1791, décédées les 8 juin 1799 et 18 février 1800). On se propose également de faire venir en France, les restes de la Reine et de Madame, mortes en pays étrangers. 
(Suite, A.R.R. Décembre 1814). 
Transport des dépouilles mortelles à bord de la frégate La Fleur de Lis, à Trieste, le 12 novembre 1814. Messe célébrée par M. l'abbé des Gallois. "Quatre officiers de la frégate française portaient les coins du drap mortuaire, avec un détachement de 48 matelots et vingt soldats français. Devant toutes les autorités et les troupes de la ville, dont M. le comte de Saurau". 

A.R.R. 1815. T III. Décembre 1814.
Translation des restes mortels de S.M. Louis XVI et de la reine, avant la cérémonie du 21 janvier. Les tombes des souverains sont situées dans l'ancien cimetière de la paroisse de la Magdeleine, actuellement jardinet appartenant à M. Descloseaux, gardien de la mémoire des lieux. Madame s'y est déjà recueillie, et le lieu a été visité par plusieurs souverains étrangers qui "ont voulu aussi visiter cet asile plein de tant de souvenirs. M. Descloseaux a reçu le prix de sa fidélité dans l'approbation et les éloges des princes auxquels il a été présenté". M. Dambray, commissionné le 22 mai 1814 pour recueillir toutes les informations sur le lieu d'inhumation. Il entend M. François Sylvain Renard, ancien vicaire de la Madeleine qui, sur ordre, reçut le corps de S.M. en compagnie de l'abbé Damoreau, aujourd'hui décédé, avec un juge de paix (dressant procès verbal), deux membres du département et deux de la Commune. M. Antoine Lamaignere, juge de paix, arrivé sur les lieus alors que le corps était recouvert de chaux, qui reconnait les lieux. M. Jean Richard Vaudremont, greffier ayant accompagné ce dernier. M. Dominique Emmanuel Danjou, ancien avocat, témoin des deux inhumations (gendre de M. Descloseaux).
Exhumation des corps, les 18 & 19 janvier, par les commissaires nommés :M. de La Fare, évêque de Nancy ; un des aumôniers du Roi ; un des vicaires généraux de Paris M. l 'abbé D'Astros ; Mgr. le Chancelier de France Charles Dambray ; M. le comte de Blacas ; M. Le Bailly de Crussol, Pair de France ; M. le duc de Duras ; M. le marquis de Brezé ; ( M. D'André, directeur général de la police, non présent) ; et l'un des médecins du Roi M. Philippe Distel. (Présents aussi Danjou et Descloseaux). (Présent lors de la translation des restes, le 20 : M. de Noailles, prince de Poix, capitaine des gardes du corps de S.M. (présent jusqu'au 10 août auprès de S.M. Louis XVI)(Organisateurs de la cérémonie du 21 : le Grand maître des cérémonies, M. de Brezé ; M. l'abbé de Sambucy, maître des cérémonies de la Chapelle ; MM. les intendants des "Menus" : Des Eentelles & De la Ferté ; l'architecte de Monsieur, M. Bellenger ; M. le maréchal des logis De la Suze). 
(Janvier 1815). 
Le Roi, voulant récompenser le pieux dévouement de M. Descloseaux qui a conservé à la France les dépouilles mortelles de LL. MM. le Roi Louis XVI et de la Reine, son épouse, et qui, le rendant acquéreur du terrain où leurs corps avaient été inhumés, a ainsi veillé lui-même à la conservation de ce dépôt précieux, lui a accordé le grand cordon de l'ordre de Saint Michel, et une pension réversible à ses deux filles. 

A.R.R. 1816. T VII. 23 mars 1816.
Le service pour M. le duc d'Enghien a eu lieu à Vincennes, le jeudi 21 mars 1816. Il avait été précédé de l'exhumation de ses restes, le 20. Une tradition indiquait l'endroit où le corps du prince avait été jeté ; mais, pour plus de régularité, une enquête fut faite, le 18, par M. le conseiller d'Etat Laporte-Lalane. Un garde d'artillerie et un paysan de Vincennes ont donné des indications précises. Ce paysan, nommé Grison, avait lui-même, creusé la fosse. Les fouilles ont été faites en présence d'un commissaire du Roi, et de plusieurs personnages distingués, MM. de Reuilly, de Béthisy, de Vasse, de Contye, le chevalier Jacques, ce fidèle ami du prince, M. de Puyvert et de Beaumont.Le bout d'une botte a indiqué la direction du corps et a conduit successivement à retrouver le reste. Une grosse pierre paraissait avoir été jetée à dessein sur la tête. Le corps avait été jeté dans la fosse sans précaution ; il était couché sur le ventre, les bras croisés sur la poitrine. Les jambes étaient dans une position forcée. On a recueilli les os qui ont été déposés sur un linceul. On a trouvé aussi un anneau, une chaîne d'or que le prince portait habituellement au cou, quatre-vingts ducats, des fragments de casquette et jusqu'à des cheveux. Le chevalier Jacques a reconnu ces objets comme ayant appartenu au prince. Les bottes même étaient assez bien conservées. Le linceul a été placé dans un cercueil de plomb, et transporté dans une pièce de la première cour. Le 21, on a fait la cérémonie des funérailles où ont assisté des personnes attachées à la maison de Condé, des pairs, des députés, des militaires longtemps poursuivis par le tyran. Le corps a été transporté processionnellement dans une chapelle ardente, établie dans la salle même où fut prononcé l'inique jugement. M. l'ancien évêque de Châlons présidait à la cérémonie et a célébré la messe dans l'église paroissiale de Vincennes. Le curé du lieu a prononcé l'oraison funèbre du prince. M. le duc de La Vauguyon, M. de Châteaubriant, M. Lynch étaient au banc de l'œuvre. Un cénotaphe avait été dressé dans le chœur de l'église et portait des inscriptions analogues. Ainsi les restes d'un prince infortuné ont reçu enfin les honneurs de la sépulture religieuse, et, après douze ans, ses mânes ont été consolés. On sait qu'avant sa fatale exécution, il avait demandé un prêtre pour remplir ses derniers devoirs. Un sourire insultant fut la réponse de ses bourreaux. "Est-ce que tu veux mourir comme un capucin ?" lui dit-on. Le prince ne proféra pas un mot, s'agenouilla, et se recueillit un instant. On trouve des détails curieux sur cet horrible assassinat dans la biographie universelle de MM. Michaud, article Enghien. 

A.R.R. 1816. T VIII. 18 mai 1816. (Un peu prématuré)
Le 8 juin prochain, il sera procédé à l'exhumation des restes du jeune et infortuné Louis XVII, mort il y a dix-neuf ans, et enterré dans le cimetière Sainte Marguerite, faubourg Saint Antoine. Les recherches faites pour s'assurer du lieu précis où ils ont été déposés n'ont pas été infructueuses. On réunira ces restes aux ossements de ses augustes parents à Saint Denis. 

A.R.R. 1816. T X. 18 janvier 1817. 
Le 16, on a retiré du cimetière du P. Lachaise, le corps de Louise de Lorraine, reine de France, femme de Henri III et fille du duc de Mercœur, morte à Moulins en 1601. Par son testament, elle avait demandé à être enterrée aux Capucines de Paris, dont elle était la fondatrice. Lors de la vente de ce monastère, le préfet fit transporter son cercueil au cimetière du P. Lachaise. On l'a reporté en grande pompe, à la lueur des flambeaux, à Saint Denis, et on l'a déposé dans les caveaux destinés à recevoir les ossements des Princes qui ont régné avant la maison des Bourbons. 
Plusieurs centaines d'ouvriers sont occupés, soit aux fouilles qu'on fait près de l'église Saint Denis pour recouvrer les ossements des anciens rois, soit à la décoration de l'église même, pour les cérémonies qui y auront lieu. Les dépouilles mortelles de Mesdames Adélaïde et Victoire de France, sont parties de Toulon, le 7 janvier. Les cercueils sont sous la garde de M. l'abbé de La Tour, de M. l'abbé de Richery, et de M. l'abbé Vigne, curé de Notre Dame de Toulon, qui les accompagneront jusqu'à Saint Denis. 

A.R.R. 1816. T X. 22 janvier 1817.
S.M. avait, par une ordonnance du 24 avril dernier, ordonné l'exhumation des restes des Rois, Princes et Princesses qui, en 1793, avaient été arrachés de leurs sépultures, et réunis dans deux fosses communes creusées dans le terrain connu sous le nom de Cimetière des Valois, au nord de l'église.La première des formalités était une enquête pour constater l'emplacement des deux fosses : elle eut lieu, le 8 janvier dernier en présence de M. le Chancelier. Plusieurs témoins furent entendus. Un plan présenté par l'un d'eux et annexé à l'information, indiqua la fosse des Bourbons, à 64 pieds du mur de l'église, et la fosse des Valois à 54 pieds, dans une autre direction. On dirigea les premières fouilles sur ces deux points, elles furent commencées le 13 janvier en présence de M. le chancelier, de deux conseillers d'Etat, de deux maîtres des requêtes, du directeur général de la maison du Roi, du grand vicaire de la Grande Aumônerie, des membres du chapitre de Saint Denis et de plusieurs autres personnes nommées à cet effet. Les premiers jours n'amenèrent aucun résultat ; on changea, sur quelques indications, la direction des fouilles, sans être plus heureux. Le 18 on reprit la première direction en se rapprochant un peu de l'église ; et enfin, le matin, à l'heure même où le chapitre était installé et célébrait pour la première fois son office, on découvrit sur chaque ligne un amas d'ossements qui ne permit pas de douter qu'on ne fut arrivé au double dépôt que l'on cherchait. Les commissaires firent alors cerner de toutes parts les masses formées par ces ossements. Chaque masse, isolée du reste du terrain, présentait un carré d'environ neuf pieds de largeur sur cinq à six de haut ; l'une était appuyée en partie, du côté de l'ouest aux anciennes fondations de la chapelle des Valois.S.M. avait ordonné que les travaux fussent terminés avant le dimanche. On a commencé l'exhumation vers neuf heures et demie du soir par la fosse des Valois, dont les ossements étaient totalement desséchés et confondus de manière à ce qu'on n'a pu reconnaitre aucun corps. Les ossements de la fosse des Bourbons étaient dans le même état de dessiccation et n'ont pas permis de distinguer aucun corps. Tous ont été recueillis avec soin ; ceux de la fosse des Bourbons ont été réunis dans un immense cercueil, et ceux des Valois, dans quatre cercueils moindres. Ces cercueils ont été portés par MM. les gardes du corps dans une chapelle ardente préparée à cet effet. Cette translation s'est faite aux flambeaux, et avec le respect et le recueillement convenables. Des membres du chapitre, en habit d'église, accompagnaient ces restes et récitaient des prières. Le 19, les cercueils ont été portés avec pompe dans les caveaux, en présence des commissaires nommés par S.M. Le chapitre chantait l'office des morts. Les caveaux ont été scellés et des inscriptions gravées devant chaque tombe indiquent le nom des Princes et Princesses dont elle renferme la dépouille. Le lundi 20, il a été célébré par le chapitre de Saint Denis, un service pour tous ces illustres morts. 

A.R.R. 1816. T X. 25 janvier 1817.
L'une des deux fosses du cimetière hors l'église, où avaient été jetés les corps de Henri IV, de Louis XIII , de Louis XIV, de Louis XV, et de ceux de tous les Princes et Princesses de leur sang, avait reçu aussi, les rois Charles V, Charles VI, Charles VII et quelques Princes et Princesses de leur famille. Dans l'autre fosse, devaient être les dépouilles de tous les rois de la branche des Valois, depuis Charles VIII, celles de vingt-quatre Reines, Princes et Princesses, et celles de quelques personnages illustres admis jadis à l'honneur de la sépulture à Saint Denis. Tous ces débris ensemble étaient, ainsi qu'il résulte des actes dressés dans le temps de la spoliation des tombeaux, les restes de vingt-cinq Rois, de seize Reines, de 64 Princes ou Princesses de sang royal, et de neuf de ces grands personnages appelés à partager dans la tombe, les fortunes diverses de leurs maîtres. (Hugues le Grand, comte de Paris ; l'abbé Suger ; l'abbé Troon ; Matthieu de Vendôme, abbé de Saint Denis ; Sévelle de Sainte Croix, femme de Jean de Nantouillet, conseiller de Charles V ; Bertrand Duguesclin ; Bureau de Larivière ; le connétable Louis de Sancerre ; Guillaume de Barbazan, chambellan du roi Charles VII). (Attentats perpétrés les 12 et du 14 au 24 octobre 1793).Tous ensemble, soigneusement recueillis, n'ont rempli, ainsi qu'on l'a déjà dit, que cinq des cercueils qu'on avait préparé pour les transporter. Le corps de Mme Louise de France, avait été enlevé des Carmélites, le 18 janvier 1794. (Réception le 21 janvier, également des dépouilles de Mmes Adélaïde et Victoire de France). 

A.R.R. 1816. T XI. 26 mars 1817. (Prématuré - bis)
On annonce que, le 10 mai prochain, on transférera à Saint Denis les restes de S.A.R. Mme Elisabeth, qui avaient été déposés en 1794 dans un emplacement de la maison dite du Christ, près de la barrière de Mousseaux. 

A.R.R. 1817. T XII. 5 juillet 1817.
La translation des restes de Louis VII, dit le Jeune, mort en 1180, qui avait été enterré dans l'abbaye de Barbeaux, a eu lieu la 1er juillet. Ce prince avait fondé cette abbaye et son tombeau y resta jusqu'à la révolution. Alors, on démolit les lieux réguliers et on profana l'église. Un ancien religieux de cette abbaye, D. LE JEUNE, entreprit de sauver les restes du bisaïeul de saint Louis. Il pénétra dans l'église, trouva le tombeau ouvert, et en tira une partie d'ossements, qu'il présuma être ceux du Roi, et qui étaient encore enveloppés dans un linceul de soie. Il les renferma dans une boite et les déposa dans l'église des Chartrettes, d'où il les transféra chez lui, pendant le feu de la persécution. Lorsque la maison de Barbeaux devint l'un des établissements destinés à l'éducation des orphelines de la Légion d'honneur, M. Le Jeune proposa d'y replacer avec honneur les restes de Louis VII, et cette translation eut en effet lieu, le 26 octobre 1813. Mais cette maison étant de nouveau abandonnée et sur le point d'être vendue, S.M. a décidé que les ossements du Prince seraient réunis à ceux des autres Rois, à Saint Denis.En conséquence, le 30 juin dernier, M. l'abbé Desparbes de Lussan, aumônier du Roi ; et M. de Saint-Félix, premier aide des cérémonies, se sont rendus à l'abbaye de Barbeaux où se trouvaient le préfet et le général commandant le département, avec des détachements de troupes. Après avoir reconnu ce qui reste des dépouilles de Louis VII, on les a déposées dans un cercueil de plomb et portées avec pompe à l'église de Fontaine le Port, qui était la paroisse du lieu. Le clergé et les fidèles des environs s'y étaient rendus et on y avait érigé un catafalque sur lequel le cercueil fut placé. La messe solennelle fut célébrée par M. Le Jeune à qui on doit la conservation des restes du Prince. Le même, après l'absoute qui fut faite par M. l'abbé D'Esparbes, prononça un petit discours, dans lequel il se félicita d'avoir sauvé de la profanation, les cendres du fondateur de son abbaye, et d'avoir conservé chez lui ce dépôt honorable et précieux, qu'il avait regardé en quelque sorte, comme une sauvegarde dans les temps les plus orageux de la révolution. M. l'abbé D'Esparbes annonça qu'il était chargé de remettre 500 f. pour les pauvres de la paroisse. Le cercueil resta déposé dans l'église jusqu'au lendemain. Un prêtre veilla toute la nuit, et une garde fut placée en dehors et en dedans de l'église. Le 1er juillet, à trois heures et demie du matin, le cortège se mit en route pour Saint Denis, escorté par un détachement de hussards. On y arriva vers neuf heures. Les gardes du corps transportèrent le cercueil dans l'église qui était tendue de noir. M. l'abbé Desparbes fit la remise du corps à M. l'abbé de Grandchamp, doyen du chapitre de Saint Denis, qui célébra la messe. Le cercueil fut ensuite descendu dans les caveaux. M; le curé des Chartrettes a assisté à toute la cérémonie. (A.R.R. du 6 septembre 1817 : pension de 300 f accordée par le Roi).

A.R.R. 1824. T XLI. 27 octobre 1824.
S.E. M. le duc de Doudeauville a remis, le jour de l'inhumation du feu roi, à M. le Grand Aumônier de France, les cœurs de Louis XIII et de Louis XIV qui ont été retrouvés. Le Roi a voulu que ces illustres restes, ainsi que quelques parties des corps de Henri IV et de Marie de Médicis, échappés à la fureur révolutionnaire, fussent déposés ce jour dans les (...) de Saint Denis.

A.R.R. 1824. T XLII. 22 décembre 1824.
M. Manteau, aujourd'hui bibliothécaire de la ville de Laon, eut le bonheur et la courage de sauver de la profanation des tombeaux, en 1793, quelques parcelles des corps de Henri IV, de Marie de Médicis et de Louis XIV. Il a remis ces parcelles à M. le grand aumônier, avec un mémoire où il rend comte des faits, et les attestations les plus honorables de préfets de l'Aisne, M. le marquis de Nicolaï et M. le comte de Floirac. Ces parcelles ont été déposées par M. le grand aumônier dans des boites préparées pour cet usage, avec une inscription convenable. Les boites ont été closes par M. Cahier, orfèvre du Roi. Cette opération s'est faite le 22 octobre dernier, et on en a dressé procès verbal, qui est signé du prince, grand aumônier, de M. le baron de La Ferté, directeur des fêtes et cérémonies de la cour, de M. l'abbé de Grandchamp, doyen du chapitre de Saint Denis, et de M. l'abbé de Cugnac, chanoine, gardien des tombeaux ; tous deux nommés commissaires à cet effet.
Trois jours après, et le jour même des obsèques de Louis XVIII, les trois boites ont été déposées dans les tombeaux de Saint Denis. Une copie du procès verbal a été envoyé à M. Manteau, avec une lettre de M. le grand aumônier qui le félicite de ses honorables sentiments et de son courageux dévouement.

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