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"Un pape ne devrait pas être l’homme « d’un seul camp » s’il y a des désaccords dans l’Eglise. Certes, le souverain pontife doit prendre des décisions et planifier une politique. Mais, contrairement à un homme politique, il ne doit pas poursuivre son propre agenda ni favoriser ses alliés ou punir ses opposants. Si nous trouvons normal que le président Trump inverse la politique du président Obama – tout comme Obama a inversé la politique du président Bush, – nous attendons du pape qu’il préserve les décisions de ses prédécesseurs. Parce que l’Eglise n’est pas, ou ne devrait pas être, divisée en partis rivaux.
Chaque pape prend des décisions controversées ; et toute décision controversée fait des mécontents. Mais un pontife prudent évite jusqu’à l’apparence d’agir à sa guise. [...] Bien qu’il dispose dans l’Eglise d’un pouvoir considérable, le pape agit aussi sous des contraintes énormes. Il est habilité à parler pour l’Eglise universelle, mais, d’une certaine manière, il doit renoncer à la possibilité de parler pour lui-même. Le pape ne peut être partisan. On attend de lui qu’il soit l’arbitre des conflits, pas leur instigateur. Au concile de Jérusalem, saint Pierre a montré la voie à ses successeurs en écoutant les arguments des deux parties, puis en rendant un jugement (dans ce cas précis, en décidant contre la position même qu’il avait tenue précédemment).
Par sa nature-même, le rôle du pape est « conservateur », au meilleur sens du terme. Il est chargé de préserver l’intégrité et la pureté de notre foi, une foi qui ne change pas. Puisque les bases de notre foi ont été posées par Jésus-Christ, aucun prélat ne peut les remettre en question sans saper l’autorité de l’Eglise fondée par notre Seigneur – la même Eglise qui lui donne son seul titre à l’autorité. Parce qu’il est le docteur suprême de la foi, le pape ne peut enseigner que ce que l’Eglise a toujours enseigné : le dépôt de la foi transmis jusqu’à lui depuis les apôtres. Il peut parler infailliblement, mais seulement lorsqu’il proclame et définit ce que les fidèles catholiques ont cru « partout et toujours ». En bref, le pape ne peut rien enseigner de neuf. Il peut certes exprimer d’une manière nouvelle d’anciennes vérités. Si, toutefois, il introduit de véritables nouveautés, il abuse de son autorité. Et si cet enseignement « nouveau » est en conflit avec les doctrines établies, il mine sa propre autorité" (Phil Lawler).
Non Monsieur, mutatis mutandis, tout prince légitime doit être, à l'instar du souverain pontife, au-dessus des partis, le défenseur du bien commun et de la Loi naturelle. Non il n'est pas normal qu'il y ait à la tête des Etats de perpétuels bouleversements de programme. Le prince n'a pas pour mission d'accomplir son propre "agenda" mais de défendre les frontières de son royaume, la sécurité et le bien-être de ses sujets, la veuve et l'orphelin, les droits de l'Eglise, l'édification de la Chrétienté, l'amour du Roi et de la Couronne, et donc s'oublier lui-même pour ne penser qu'à sa haute mission de droit divin, incarnant en sa personne l'union de Dieu et de son royaume.

Afficher l'image d'origine"A ma place, et désormais avec la princesse Marie-Marguerite à mes côtés, je reste fidèle aux devoirs légués par mes aïeux, les Rois de France, et depuis un siècle par les ducs d’Anjou qui se sont succédé comme chefs de la Maison de Bourbon. Nous assumerons cet héritage qui est toujours celui du progrès pour demain.
     Nous savons que nous pouvons compter sur vous tous, attachés aux valeurs de toujours. Elles ont vu le sacrifice de vos ancêtres. Elles nous permettront, demain, ensemble, de renouer avec la longue et glorieuse destinée de la France".
Avrillé, 25 avril 2006

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