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Citation

"Dès que le peuple sera refroidi, les évêques deviendront de petits garçons dont les souverains disposeront dans la suite des temps comme ils le voudront".
Frédéric II de Prusse à Voltaire, 1767.

Evénement


15 août

380e anniversaire de l'édit de Saint-Germain

Réjouissons-nous qu'un peu partout en France refleurissent les processions du Voeu de Louis XIII, jusqu'ici souvent cantonnées aux églises et chapelles traditionnelles. Deo gratias !

Edit de Saint-Germain

par lequel Sa Majesté le Roi Louis XIII
a publié et ordonné la
consécration du Royaume de France
à la Très Sainte Vierge Marie
sous le vocable de son Assomption.

- 10 février 1638 -

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En l’an 1636, la Très Sainte Vierge Marie fit savoir à la Révérende Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié (de Goulaine), religieuse stigmatisée que Monsieur le Cardinal de Richelieu tenait en très haute estime, qu’elle désirait que la France lui soit solennellement consacrée par le Roi. L’année suivante, Sa Majesté le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacra sa personne et son Royaume à Notre-Dame. Dans le même temps, par tout le Royaume, montaient vers le Ciel d’ardentes prières pour qu’un Dauphin fût donné à la France. Leurs Majestés elles-mêmes, multipliaient les prières, les pèlerinages et les pieuses donations afin d’obtenir un héritier, attendu depuis vingt-deux années.

La Sainte Mère de Dieu répondit en apparaîssant à un religieux augustin du couvent de Notre-Dame des Victoires, dnt l’église venait d’être fondée depuis peu par le Roi, en action de grâces pour la victoire sur les protestants. La Très Sainte Vierge Marie demandait en particulier trois neuvaines réalisées successivement en son sanctuaire de Cotignac en Provence, à Notre-Dame de Paris et dans l’église Notre-Dame des Victoires.

Ces faits mystiques furent portés à la connaissance de Sa Majesté la Reine Anne. Le religieux, frère Fiacre de Sainte-Marguerite, acheva les trois neuvaines demandées par la Madone le 5 décembre 1637 et c’est très exactement neuf mois après jour pour jour, le 5 septembre 1638, que naquit le Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV (cf. ici).

Dès que la Reine fut certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l’enfant royal serait garçon ou fille, Sa Majesté le Roi Louis XIII publia, le 10 février 1638, cet Edit de Saint-Germain, acte officiel par le moyen duquel il fait connaître au Royaume de France la consécration qu’il fait de sa personne, de sa couronne et de tout son Royaume à Notre-Dame et promulgue la manière dont cette consacration devra être solennellement renouvelée chaque année à la date du 15 août.

Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame - Nicolas Coustou
Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame
(oeuvre de Nicolas Coustou – détail du monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris)

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Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront,
salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’Il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de Sa bonté que d’accidents qui nous menaçaient.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins.

En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, Il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, Il S’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé Ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, iI a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, Il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme Sa Providence a fondé cet Etat, Sa bonté le conserve, et Sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de Sa Majesté divine que nous adorons en trois Personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée Croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par Son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par Sa mère élevée jusqu’à Lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de Le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.
Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre [note].

Nous admonestons le sieur archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la Grand’ Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles.
Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents.
Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

signature de Louis XIII

Armes de France & Navarre

[note] Louis XIII mourut sans avoir pu réaliser ce dessein mais Louis XIV se chargea d’acquitter le monument prévu par le vœu de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par le Grand Roi, ne fut achevée qu’en 1714 : la Très Sainte Vierge Marie y est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; du côté de l’épître Louis XIII, et du côté de l’Evangile Louis XIV – puisqu’il voulut se réunir à son père dans cet acte solennel – offrent leur couronne à la Vierge. Malgré les saccages et pillages des révolutions et troubles politiques de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, et malgré le démantèlement du maître-autel de la cathédrale lors de la réforme liturgique postérieure au second concile du Vatican, ces œuvres sont encore à leur place dans le fond du sanctuaire de Notre-Dame de Paris, ainsi qu’on peut le voir ci-dessous.

Voir aussi dans les pages de ce blogue :
- Manière d’accomplir la procession du Vœu de Louis XIII > ici
- Décret de Pie XI proclamant ND de l’Assomption patronne principale de la France ici

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»
Monument du Vœu de Louis XIII (cathédrale Notre-Dame de Paris)

Message du Prieur de la Confrérie Royale à l'occasion de la fête de l'Assomption

Mardi 14 août 2018,
Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe,
Vigile de l'Assomption de Notre-Dame.

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Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Confrères,
Bien chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

A la veille de la très grande et belle fête de l'Assomption de Notre-Dame et principale fête patronale du Royaume de France, permettez-moi de vous rejoindre à travers ces quelques lignes afin de 

1) vous souhaiter à chacun une bonne, belle et surtout très fervente fête (puisque toute fête de notre Mère céleste et souveraine, est une fête de chacun de ses enfants) ;

2) vous encourager, autant que cela est possible (mais je sais bien que ce n'est pas possible pour tous, en raison de la maladie, de l'infirmité, ou bien encore en raison du désert spirituel dans lequel ils se trouvent), à participer non uniquement à la Sainte Messe mais encore aux autres cérémonies - en particulier les processions - en l'honneur de Notre-Dame dont cette fête est l'occasion ;

3)  et dans le cas où cela n'est pas possible (pour l'une ou l'autre des raisons évoquées ci-dessus) de ne pas omettre alors de renouveler en votre particulier la consécration de notre France à Notre-Dame en utilisant les prières traditionnelles prescrites pour cela (vous les trouverez par exemple ici), car l'accomplissement du Vœu de Louis XIII ne consiste pas à faire une lecture publique de l' édit de Saint-Germain par lequel ce pieux monarque a publié ses volontés concernant la consécration de la France à la Très Sainte Vierge Marie, mais à réciter les prières liturgiques particulières édictées par la Sainte Eglise pour le renouvellement de cette consécration ;

4) à prier de manière toujours plus instante pour notre Souverain Légitime, SMTC le Roi Louis XX, pour qu'il ait toutes les inspirations célestes, lumières naturelles et surnaturelles, et toutes les forces - physiques et morales - nécessaires à la mission que la divine Providence a placée sur ses épaules par l'effet des Lois Fondamentales du Royaume ; 

5) à ne pas négliger de prier pour la Confrérie Royale elle-même, afin qu'elle croisse en nombre, bien sûr, mais plus encore en ferveur et en fruits de sainteté : dans une confrérie, les membres sont plus spécialement unis par des liens de fraternité spirituelle et doivent donc, même éloignés les uns des autres et lors même qu'ils ne se connaissent pas personnellement, avoir un vif souci de prier les uns pour les autres, mus par une sollicitude fraternelle sincère et profonde ;

6) à recommander d'une manière encore et toujours plus instante à Notre-Seigneur, par l'intercession de Sa Très Sainte Mère et de tous nos saints intercesseurs, notre cher confrère Emmanuel, père de famille nombreuse, membre plénier de la Confrérie et militant actif de la Légitimité au sein du Cercle Légitimiste d'Ile de France : nous avons déjà à plusieurs reprises - depuis la fin du mois de mai - demandé des prières à son intention, et nous le faisons encore avec insistance, car après de très grosses alarmes, qui ont fait craindre le pire, et même s'il se trouve aujourd'hui dans un service de rééducation fonctionnelle, son état donne encore lieu à des inquiétudes et nécessite que nous ne relâchions en aucune manière nos prières à son intention, ainsi que pour son admirable épouse et ses enfants.

Mosaïque du Vœu de Louis XIII - basilique de Fourvière.jpg

Basilique de Fourvière (Lyon) : mosaïque représentant le Vœu de Louis XIII

A ces recommandations, permettez-moi encore d'ajouter quelques informations :

- Le 25 aoûtfête de Saint Louis de France, saint patron de notre Roi et de Monseigneur le Dauphin, céleste protecteur de la France et de la Confrérie Royale, dont ce sera aussi le troisième anniversaire de la fondation, n'omettez pas de marquer avec une ferveur renouvelée le "25 du mois".
Amis Parisiens ou proches de Paris, je vous rappelle qu'une Sainte Messe sera célébrée par des prêtres de la Confrérie en l'église Saint-Germain l'Auxerrois à Paris, à 10 h 30.
Vous êtes loin de Paris ? Mais dans nos provinces, plusieurs membres de la Confrérie ou membres des Cercles Légitimistes font célébrer des Messes pour la Saint-Louis : renseignez-vous !
Quant aux membres des Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais et les membres de la Confrérie Royale qui se trouvent géographiquement proches, ils sont aussi invités à une journée de récollection que j'animerai au Mesnil-Marie (cf. ici).

- Les 29 et 30 septembre prochains, aura lieu le 106ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d'Auray, organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste : nous n'insisterons jamais assez sur l'importance de ces pèlerinages pour soutenir l'action d'authentique restauration de la royauté capétienne traditionnelle ; nous vous invitons donc instamment à vous rendre à ce pèlerinage, où je compte moi-même être présent. Tous les renseignements se trouvent ici.

- Enfin, je signale à votre attention la publication présentant la fondation des chanoines séculiers de Saint-Remi qui a été faite, ce 13 août, ici

Je vous renouvelle mes vœux les plus fervents à l'occasion de ce 15 août, vous assure de ma (malheureusement très pauvre) prière à l'intention de chacun d'entre vous et à toutes vos intentions, me confiant aussi moi-même à vos charitables prières.
Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.
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Citation

"Si nous ne reconstruisons pas la Cité avec ce ciment de spontanéité créatrice et d’amour, il se trouvera toujours une tyrannie pour nous imposer du dehors cette unité que nous aurons perdu du dedans.
Nous sommes embarqués, dirait Pascal, et l’alternative est limpide : nous serons demain ou bien les membres d’un même équipage, animés par le même amour, ou bien des forçats qui, courbés sous le même fouet, rameront sur la même galère".
Gustave Thibon

12 août


PROCESSION DU VOEU DE CHARLES VII 

pour la Réduction* de la Normandie en 1450
(* retour au royaume de France)
Résultat de recherche d'images pour "charles vii normandie"     "Après la prise de Rouen et l'expulsion des Anglais de Normandie, le roi Charles VII voulut consacrer le souvenir de ces événements mémorables ; le succès de la campagne était si considéré comme tenant du prodige et, de toutes parts, des actions de grâces montaient vers le Ciel.
     Ce monarque écrivit donc à tous les évêques de France. Par lettres datées du camp de Maillé, le 22 août 1450, il ordonna que "processions générales et Messes solennelles fussent faites par toutes les églises du Royaume, le 14 octobre". Il disposait en outre pour l'avenir que "à tel jour comme ladite recouvrance fut accomplie", le 12 août, pareilles processions et Messes, avec "les solennités qui y appartiennent", seraient faites par toutes les églises métropolitaines et canoniales du royaume en mémoire de cette recouvrance aussi prompte que merveilleuse".
Abbé Delamare.
Afficher l'image d'origineDescription de cette image, également commentée ci-après     "Au point de vue religieux, La bataille de Formigny (15 avril) et la prise de Cherbourg (12 août 1450) ont peut-être décidé du sort de la Normandie. En arrachant notre pays à la domination des Anglais, la Providence éloignait de nous le souffle de l'hérésie qui, dans le siècle suivant, allait ravager l'Ile des Saints".
Chanoine Laffetay.

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Post tertiam, fit processio generalis per urbem propter Normanniam ad obsequium Caroli VII, regis christianissimi, reversam.

Oremus. Deus, Qui neminem in Te sperantem nimium affligi permittis, sed pium precibus praestas auditum : misericordiam Tuam suppliciter deprecamur ; ut hanc Provinciam, quam de hostium manibus liberare dignatus es, ab omni in posterum adversitate defendas. Per Christum Dominum nostrum.

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En hommage et remerciement à Jehanne, notre Patronne, en fidélité aux vieilles traditions, en obéissance à l'ordonnance du roi surnaturellement restauré par Dieu, que les membres et amis de la Confrérie royale aient à coeur, en ce 12 août, de renouveler la procession du voeu de Charles VII.

Rien n'empêche toute famille catholique, voire tout fidèle, de se rendre à l'église ou en pèlerinage à quelque sanctuaire en y récitant le Te Deum d'action de grâces pour l'heureuse fin de la Guerre de Cent ans, et pour demander dans le même temps la même issue à la crise à laquelle l'Occident et la France sont actuellement en proie.
Abbé Louis de Saint-Taurin +

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Citation

« La liberté est morte ! Elle ne ressuscitera ni dans trois jours, ni dans trois ans, ni peut-être même dans trois siècles. Vous vous effrayez de la tyrannie que nous souffrons ? Vous vous effrayez de peu ; ce qui vous attend est bien pire… Le monde s’achemine à pas de géants vers le despotisme le plus colossal et le plus dévastateur que l’histoire ait jamais connu… Il n’y a que deux répressions possibles : l’une est intérieure et l’autre extérieure, l’une est religieuse et l’autre politique. Leurs rapports sont tels que, lorsque la température religieuse s’élève, le thermomètre de la répression tend à baisser et que, lorsque la température religieuse baisse, le thermomètre politique, la répression politique, la tyrannie montent… Or donc, si le thermomètre religieux continue à baisser, je ne sais pas où nous nous arrêterons… ».
Donoso Cortès