Citation

"Nous envions le sort des premiers papes qui ne s'occupaient que de la religion et qui, mourant à la fin pour elle, gagnaient le paradis. Aujourd'hui les intérêts du Ciel sont tellement mêlés aux affaires temporelles que les papes, en voulant s'occuper des premières qui leur appartiennent, restent embarrassés par les secondes qui sont aussi de leur ressort, et s'ils n'en meurent pas martyrs, ils vivent néanmoins martyrisés, mais d'un martyre qui ne leur gagne pas le paradis".
Benoît XIV

25 août

Domine, salvum fac Regem !
Salvum fac Delphinum !

Sancte Ludovice, ora pro Francia !

Eglise Saint-Germain-l'Auxerrois.

Royauté

Vive la Race de nos Rois !




Vive la race de nos Rois, 
C'est la source de notre gloire. 
Puissent leurs Régnes et leurs loix, 
Durer autant que leur mémoire. 
Que leur nom soit à jamais 
Le signal de la victoire, 
Que leur nom soit à jamais 
Le présage de la paix.

Jean-Philippe Rameau (1683-1764) 
Acante et Céphise, ou La sympathie (1751)

25 août


25 août

25 août

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« A fructibus eorum cognoscetis eos » (Matth. VII, 16).

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits »

1 - Copie.jpg

Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

Cette fête de Saint Louis, plus encore que tous les autres « 25 du mois » - pourtant déjà spécialement consacrés à davantage de prière pour notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX -, nous invite à redoubler de ferveur : « Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum : Seigneur, sauvez notre Roi Louis ! ».
Cette fête de Saint Louis, modèle de tous les Rois chrétiens, nous stimule à être toujours plus dévoués à la prière pour le Roi Très Chrétien.
Cette fête de Saint Louis, céleste patron de notre Prince Louis ainsi que de Monseigneur le Dauphin, et protecteur particulier des Capétiens, exige de nous que nous nous montrions toujours plus généreux et exigeants dans l'accomplissement de ce à quoi nous nous sommes engagés en devenant membres de cette Confrérie.
Nous ne sommes pas entrés dans cette milice spirituelle – car c'en est une - par mondanité, mais pour mener un combat, au service du Roi de la terre lieu-tenant du Roi du Ciel, par les armes de la prière et de la pénitence.

Quitte à passer pour un radoteur et un rabat-joie, mon devoir de Prieur est de vous le rappeler, à temps et à contretemps.
Mon devoir de Prieur m'impose d'insister, aujourd'hui et demain, et jusqu'au bout de mes forces, sur le fait que, pour fléchir le Ciel et en faire descendre d'abondantes grâces sur le Royaume des Lys et son Souverain légitime, il est nécessaire et indispensable, d'ajouter à nos prières des sacrifices et des mortifications volontaires.
Ayez en mémoire que Saint Louis non seulement donnait la première place à Dieu, par la prière, dans ses journées, mais qu'en outre il était assidu et constant dans la pénitence, portant haire et cilice, pratiquant rigoureusement le jeûne et se faisant donner la discipline.

* * *

Chers Amis, en ce 25 août 2018, notre humble Confrérie Royale célèbre le troisième anniversaire de sa fondation : cette journée est donc aussi marquée par une profonde action de grâces.
Action de grâces pour son développement : développement qui s'effectue – lentement mais sûrement - par une croissance continue en effectifs et en audience, mais surtout par la croissance spirituelle de chacun des membres. Nombreux, en effet, sont ceux qui peuvent témoigner que les engagements qu'ils ont pris en entrant dans cette Confrérie sont une force et un puissant stimulant pour leur vie chrétienne tout entière, en même temps qu'ils sont source d'épanouissement et de joie.
Les fondateurs de cette Confrérie Royale sont eux-mêmes émerveillés, même s'il ne s'agit pas de choses spectaculaires, par la manière dont la divine Providence qui s'est servie d'eux comme de pauvres instruments, conduit les choses, bien au-delà de ce qu'ils pouvaient concevoir ou imaginer quand, le 25 août 2015, ils ont annoncé cette fondation.

Mais nous savons et n'oublions jamais que marcher à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ signifie, immanquablement, d'embrasser Sa Croix et d'avoir part à Ses opprobres. S'il n'en était pas ainsi d'ailleurs, nous pourrions - et même devrions - douter de la vérité surnaturelle de l'œuvre entreprise.
Nous ne pouvons donc pas nous étonner du fait que la Confrérie Royale soit tantôt méprisée, tantôt combattue, tantôt calomniée : cela est déjà une réalité, et, compte-tenu des enjeux pour lesquels elle a été créée, il faut être certain que cela n'ira pas en diminuant.

* * *

Méprisée, combattue, calomniée : la Confrérie Royale doit bien sûr s'y attendre de la part des ennemis de la Royauté traditionnelle et de toutes les valeurs humaines et spirituelles dont elle est la synthèse. Ces dignes héritiers des sans-culottes et des septembriseurs ont au moins le mérite d'être cohérents avec les idées perverses dont ils se sont faits les serviteurs.
Jusqu'à présent, certes, ils ne nous ont pas maltraités physiquement, pas jetés en prison, pas torturés, pas envoyés à la guillotine. Cela viendra peut-être un jour, et nous devons non seulement nous préparer à cela (car la persécution viendra peut-être plus rapidement qu'on ne l'imagine) mais nous devons avoir le désir de rendre le témoignage suprême du sang versé « pour Dieu et pour le Roi ».
Néanmoins, il est déjà arrivé que nous recevions des insultes et faisions l'objet d'agressions verbales, avec toutes les « délicatesses de langage » dont les personnes grossières dans leur mentalité et dans leurs mœurs sont évidemment capables. Mais de cela nous ne nous formalisons pas trop ; il n'y a là rien que de très conforme à la logique des « deux cités » décrites par Saint Augustin : « Deux amours ont donc bâti deux citésl'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité de la terre ; l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi, la cité de Dieu ».

Méprisée, combattue, calomniée, la Confrérie Royale l'est aussi par de sincères serviteurs de Dieu : fidèles de la Sainte Eglise catholique qui ne sont pourtant pas des apostats, prêtres ou religieux qui ne sont pourtant pas des clercs dévoyés, prélats réputés pour leur soutien aux valeurs traditionnelles, royalistes défendant les principes d'une monarchie chrétienne, voire même légitimistes affichés et « engagés »... etc.
Faut-il s'en étonner ? Certainement pas !
C'est par ceux dont Il a dit qu'ils siégeaient dans la chaire de Moïse et qu'il fallait pratiquer ce qu'ils enseignaient (mais pas imiter leur conduite) que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été attaqué de la manière la plus virulente, plus que par les impies et les païens auxquels ils finiront par Le livrer.
Les catholiques – et plus encore les clercs - qui calomnient et colportent des mensonges sur la Confrérie Royale auront à en rendre compte au tribunal de Dieu, parce qu'ils enfreignent gravement le 8ème précepte du décalogue dont ils sont supposés faire une application exemplaire. Quant à nous, nous avons mieux à faire que de nous justifier nous-mêmes (cf. Rom. VIII, 33).

* * *

La seule réponse qu'il est en notre devoir et pouvoir de donner, est celle d'une toujours plus grande fidélité aux exigences auxquelles nous nous sommes librement et volontairement engagés, afin d'obtenir le maximum de grâces au Roi que nous avons l'honneur de servir et, à travers lui, à la France.
Notre-Seigneur a donné un critère de discernement infaillible au moyen duquel toute âme de bonne volonté est capable de se faire une opinion objective et solide : « A fructibus eorum cognoscetis eos : vous les reconnaîtrez à leurs fruits ! » (Matth. VII, 16).
Je terminerai donc par quelques questions auxquelles je n'apporterai pas moi-même de réponse : la Confrérie Royale porte-t-elle ses adhérents à mieux aimer et servir Dieu, oui ou non ? La Confrérie Royale est-elle un « club » mondain et superficiel, oui ou non ? La Confrérie Royale diffuse-t-elle des idées contraires aux desseins de Dieu sur la France, oui ou non ? La Confrérie Royale pose-t-elle des obstacles à une authentique restauration de la monarchie traditionnelle, oui ou non ? Les pèlerinages et manifestations organisés par la Confrérie Royale portent-ils des fruits de grâce et de vie spirituelle, oui ou non ?

Ainsi donc : « Si cette entreprise ou cette œuvre est des hommes, elle se dissipera ; mais si elle est de Dieu, vous ne pourrez la détruire, et peut-être que vous vous trouveriez à combattre contre Dieu même ! » (Act. V, 38-39).

Votre très humble et très dévoué,
in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.
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24 août

Citation

"Telle que nous la voyons aujourd'hui, elle n'est plus qu'un squelette. Ses parties vives ont été dispersées. Les bandes qui la pillèrent pendant la Révolution arrachèrent les oratoires, les confessionaux, les merveilleuses stalles et le mobilier liturgique. Seuls demeurent ce que les Patriotes n'ont pu enlever : la lumière et les marbres de couleurs vives, la tribune royale supportée par des anges".
Paul del Perugia : Louis XV

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Citation

"Le service de la chapelle de Versailles est la chose du monde la plus édifiante, et si l'on est obligé d'avouer avec confusion qu'il se trouve bien de la liberté de pensée sur la religion dans le pays et jusqu'à la Cour, la vraie et sincère piété n'en est pas bannie. L'humilité de toute la famille royale prosternée devant son Dieu, les immenses charités qu'elle fait, attireront, je l'espère, les bénédictions les plus désirées".
Madame Sylvestre, 
lectrice de la Dauphine Marie-Antoinette

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Maison du Roi


Un troisème Fils de France pour février 2019 !


Au début du mois d'août, le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou et la Princesse Marie-Marguerite ont remercié Dieu de la grâce qui leur est donnée pour la naissance de leur quatrième enfant pour le printemps prochain. 
Les parents ont l'immense joie d'annoncer que ce sera un garçon et qu'il est attendu pour février 2019.





Un futur duc de Bretagne ?...

Titre traditionnellement donné après les duchés d'Orléans, Bourgogne et Anjou... Le défunt Dauphin François, frère aîné de S.M. le Roi, fut titré duc de Bretagne (et duc de Bourbon), ainsi que feu son oncle Gonzalve (le défunt duc d'Aquitaine) avant lui. Mgr le prince Louis étant Chef de Maison, il est libre (et lui seul) d'accorder le titre qu'il veut parmi ceux du Domaine royal, afin d'honorer une province. La Bretagne serait toute trouvée, par le nombre important de cercles légitimistes qu'elle accueille, ainsi que par l'intérêt que lui ont accordé les rois de jure Henri VI et Alphonse II.


Vive le Roi ! Vive la Reine !
Vive la Famille royale ! 


Reims

Les Moulins-Beaufort


Moulins porte : D'argent à trois croix anillées de sable.

Supports : Deux lions.


Mgr Eric de Moulins-Beaufort est issu de la famille des Moulins, seigneurs puis marquis de Rochefort. L'on compte parmi ses ancêtres un maire de Poitiers, et son trisaïeul était comte de Toulouse-Lautrec. L'ancêtre en ligne agnatique, Gilles de Moulins, était clerc-notaire du roi Charles VI en 1418.

Son bisaïeul Charles de Moulins fut autorisé en 1954 à relever le nom de sa mère Caroline, dont elle était la dernière représentante, à savoir  d'Amieu de Beaufort. Les descendants, nommés de Moulins d'Amieu de Beaufort, abrègent en Moulins-Beaufort.

Blason de la famille d'Amieu.

Evénement


Mgr Eric de Moulins-Beaufort
nommé 111e archevêque-duc et pair de Reims

Lors d'un pèlerinage de Chartres.

1 et 4, d'azur, au lion d'argent; 2 et 3, de gueules,

Mgr Eric de Moulins d'Amieu de Beaufort succède à Mgr Thierry Jordan. L'archevêque métropolitain de Reims est traditionnellement duc et pair de France, et légat-né du Saint-Siège. Il est le premier pair ecclésiastique de France, et premier des pairs participant au sacre des rois de France, au cours duquel il est consécrateur-né du roi, qu'il couronne également.


Né le 30 janvier 1962 à Landau (Allemagne).
Études
Mgr de Moulins-Beaufort est licencié et docteur en théologie (Institut d’études théologiques de Bruxelles, Séminaire français de Rome et Institut catholique de Toulouse). Il est également titulaire d’une maîtrise de Sciences économiques et diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris.
Ministères
  • 29 juin 1991 : ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Paris ;
  • 1992-2000 : directeur au Séminaire de Paris (adjoint puis responsable de la Maison Saint-Roch) ;
  • 1992-2009 : enseignant à l’École cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris ;
  • 1992-1993 : aumônier du lycée Montaigne ;
  • 1993-1995 : aumônier du lycée Louis-le-Grand ;
  • 2000-2005 : curé de la paroisse Saint Paul-Saint Louis ;
  • 2005-2008 : secrétaire particulier de l’archevêque de Paris ;
  • depuis 2008 : évêque auxiliaire de Paris et vicaire général ;
  • 2009-2011 : professeur extraordinaire à l’École cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris.
  • depuis 2013 : président de la Commission Doctrinale de la Conférence des Évêques de France
Membre de la Commission doctrinale de la Conférence des évêques de France.
Membre du conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio, du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique.

File:Église métropolitaine de Reims en 1308.JPG
Ancienne Province métropolitatine de Reims.

Armes de l'archevêché de Reims.

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Evénement

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Erratum

Messe du 25 août à S.-Germain-l'Auxerrois (Paris)


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La paroisse nous demande de décaler notre Messe à midi.
Elle était initialement prévue à 10h30.

Merci d'en prendre bonne note.
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Citation

"Dès que le peuple sera refroidi, les évêques deviendront de petits garçons dont les souverains disposeront dans la suite des temps comme ils le voudront".
Frédéric II de Prusse à Voltaire, 1767.

15 août

380e anniversaire de l'édit de Saint-Germain

Réjouissons-nous qu'un peu partout en France refleurissent les processions du Voeu de Louis XIII, jusqu'ici souvent cantonnées aux églises et chapelles traditionnelles. Deo gratias !

Edit de Saint-Germain

par lequel Sa Majesté le Roi Louis XIII
a publié et ordonné la
consécration du Royaume de France
à la Très Sainte Vierge Marie
sous le vocable de son Assomption.

- 10 février 1638 -

lys.gif

En l’an 1636, la Très Sainte Vierge Marie fit savoir à la Révérende Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié (de Goulaine), religieuse stigmatisée que Monsieur le Cardinal de Richelieu tenait en très haute estime, qu’elle désirait que la France lui soit solennellement consacrée par le Roi. L’année suivante, Sa Majesté le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacra sa personne et son Royaume à Notre-Dame. Dans le même temps, par tout le Royaume, montaient vers le Ciel d’ardentes prières pour qu’un Dauphin fût donné à la France. Leurs Majestés elles-mêmes, multipliaient les prières, les pèlerinages et les pieuses donations afin d’obtenir un héritier, attendu depuis vingt-deux années.

La Sainte Mère de Dieu répondit en apparaîssant à un religieux augustin du couvent de Notre-Dame des Victoires, dnt l’église venait d’être fondée depuis peu par le Roi, en action de grâces pour la victoire sur les protestants. La Très Sainte Vierge Marie demandait en particulier trois neuvaines réalisées successivement en son sanctuaire de Cotignac en Provence, à Notre-Dame de Paris et dans l’église Notre-Dame des Victoires.

Ces faits mystiques furent portés à la connaissance de Sa Majesté la Reine Anne. Le religieux, frère Fiacre de Sainte-Marguerite, acheva les trois neuvaines demandées par la Madone le 5 décembre 1637 et c’est très exactement neuf mois après jour pour jour, le 5 septembre 1638, que naquit le Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV (cf. ici).

Dès que la Reine fut certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l’enfant royal serait garçon ou fille, Sa Majesté le Roi Louis XIII publia, le 10 février 1638, cet Edit de Saint-Germain, acte officiel par le moyen duquel il fait connaître au Royaume de France la consécration qu’il fait de sa personne, de sa couronne et de tout son Royaume à Notre-Dame et promulgue la manière dont cette consacration devra être solennellement renouvelée chaque année à la date du 15 août.

Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame - Nicolas Coustou
Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame
(oeuvre de Nicolas Coustou – détail du monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris)

lys.gif

Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront,
salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’Il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de Sa bonté que d’accidents qui nous menaçaient.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins.

En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, Il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, Il S’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé Ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, iI a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, Il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme Sa Providence a fondé cet Etat, Sa bonté le conserve, et Sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de Sa Majesté divine que nous adorons en trois Personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée Croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par Son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par Sa mère élevée jusqu’à Lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de Le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.
Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre [note].

Nous admonestons le sieur archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la Grand’ Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles.
Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents.
Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

signature de Louis XIII

Armes de France & Navarre

[note] Louis XIII mourut sans avoir pu réaliser ce dessein mais Louis XIV se chargea d’acquitter le monument prévu par le vœu de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par le Grand Roi, ne fut achevée qu’en 1714 : la Très Sainte Vierge Marie y est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; du côté de l’épître Louis XIII, et du côté de l’Evangile Louis XIV – puisqu’il voulut se réunir à son père dans cet acte solennel – offrent leur couronne à la Vierge. Malgré les saccages et pillages des révolutions et troubles politiques de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, et malgré le démantèlement du maître-autel de la cathédrale lors de la réforme liturgique postérieure au second concile du Vatican, ces œuvres sont encore à leur place dans le fond du sanctuaire de Notre-Dame de Paris, ainsi qu’on peut le voir ci-dessous.

Voir aussi dans les pages de ce blogue :
- Manière d’accomplir la procession du Vœu de Louis XIII > ici
- Décret de Pie XI proclamant ND de l’Assomption patronne principale de la France ici

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»
Monument du Vœu de Louis XIII (cathédrale Notre-Dame de Paris)

Message du Prieur de la Confrérie Royale à l'occasion de la fête de l'Assomption

Mardi 14 août 2018,
Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe,
Vigile de l'Assomption de Notre-Dame.

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Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Confrères,
Bien chers membres et sympathisants de la Confrérie Royale,

A la veille de la très grande et belle fête de l'Assomption de Notre-Dame et principale fête patronale du Royaume de France, permettez-moi de vous rejoindre à travers ces quelques lignes afin de 

1) vous souhaiter à chacun une bonne, belle et surtout très fervente fête (puisque toute fête de notre Mère céleste et souveraine, est une fête de chacun de ses enfants) ;

2) vous encourager, autant que cela est possible (mais je sais bien que ce n'est pas possible pour tous, en raison de la maladie, de l'infirmité, ou bien encore en raison du désert spirituel dans lequel ils se trouvent), à participer non uniquement à la Sainte Messe mais encore aux autres cérémonies - en particulier les processions - en l'honneur de Notre-Dame dont cette fête est l'occasion ;

3)  et dans le cas où cela n'est pas possible (pour l'une ou l'autre des raisons évoquées ci-dessus) de ne pas omettre alors de renouveler en votre particulier la consécration de notre France à Notre-Dame en utilisant les prières traditionnelles prescrites pour cela (vous les trouverez par exemple ici), car l'accomplissement du Vœu de Louis XIII ne consiste pas à faire une lecture publique de l' édit de Saint-Germain par lequel ce pieux monarque a publié ses volontés concernant la consécration de la France à la Très Sainte Vierge Marie, mais à réciter les prières liturgiques particulières édictées par la Sainte Eglise pour le renouvellement de cette consécration ;

4) à prier de manière toujours plus instante pour notre Souverain Légitime, SMTC le Roi Louis XX, pour qu'il ait toutes les inspirations célestes, lumières naturelles et surnaturelles, et toutes les forces - physiques et morales - nécessaires à la mission que la divine Providence a placée sur ses épaules par l'effet des Lois Fondamentales du Royaume ; 

5) à ne pas négliger de prier pour la Confrérie Royale elle-même, afin qu'elle croisse en nombre, bien sûr, mais plus encore en ferveur et en fruits de sainteté : dans une confrérie, les membres sont plus spécialement unis par des liens de fraternité spirituelle et doivent donc, même éloignés les uns des autres et lors même qu'ils ne se connaissent pas personnellement, avoir un vif souci de prier les uns pour les autres, mus par une sollicitude fraternelle sincère et profonde ;

6) à recommander d'une manière encore et toujours plus instante à Notre-Seigneur, par l'intercession de Sa Très Sainte Mère et de tous nos saints intercesseurs, notre cher confrère Emmanuel, père de famille nombreuse, membre plénier de la Confrérie et militant actif de la Légitimité au sein du Cercle Légitimiste d'Ile de France : nous avons déjà à plusieurs reprises - depuis la fin du mois de mai - demandé des prières à son intention, et nous le faisons encore avec insistance, car après de très grosses alarmes, qui ont fait craindre le pire, et même s'il se trouve aujourd'hui dans un service de rééducation fonctionnelle, son état donne encore lieu à des inquiétudes et nécessite que nous ne relâchions en aucune manière nos prières à son intention, ainsi que pour son admirable épouse et ses enfants.

Mosaïque du Vœu de Louis XIII - basilique de Fourvière.jpg

Basilique de Fourvière (Lyon) : mosaïque représentant le Vœu de Louis XIII

A ces recommandations, permettez-moi encore d'ajouter quelques informations :

- Le 25 aoûtfête de Saint Louis de France, saint patron de notre Roi et de Monseigneur le Dauphin, céleste protecteur de la France et de la Confrérie Royale, dont ce sera aussi le troisième anniversaire de la fondation, n'omettez pas de marquer avec une ferveur renouvelée le "25 du mois".
Amis Parisiens ou proches de Paris, je vous rappelle qu'une Sainte Messe sera célébrée par des prêtres de la Confrérie en l'église Saint-Germain l'Auxerrois à Paris, à 10 h 30.
Vous êtes loin de Paris ? Mais dans nos provinces, plusieurs membres de la Confrérie ou membres des Cercles Légitimistes font célébrer des Messes pour la Saint-Louis : renseignez-vous !
Quant aux membres des Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais et les membres de la Confrérie Royale qui se trouvent géographiquement proches, ils sont aussi invités à une journée de récollection que j'animerai au Mesnil-Marie (cf. ici).

- Les 29 et 30 septembre prochains, aura lieu le 106ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d'Auray, organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste : nous n'insisterons jamais assez sur l'importance de ces pèlerinages pour soutenir l'action d'authentique restauration de la royauté capétienne traditionnelle ; nous vous invitons donc instamment à vous rendre à ce pèlerinage, où je compte moi-même être présent. Tous les renseignements se trouvent ici.

- Enfin, je signale à votre attention la publication présentant la fondation des chanoines séculiers de Saint-Remi qui a été faite, ce 13 août, ici

Je vous renouvelle mes vœux les plus fervents à l'occasion de ce 15 août, vous assure de ma (malheureusement très pauvre) prière à l'intention de chacun d'entre vous et à toutes vos intentions, me confiant aussi moi-même à vos charitables prières.
Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.
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