6 octobre

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"Plusieurs hommes ramassent des caillots de sang et s'en frottent les bras et le visage. Ces deux assassinats se font avec la complicité, au moins passive, des gardes nationaux postés à la grille de la cour des Ministres, qui voient passer les deux corps sanguinolents. L'installation de Jourdan [le bourreau] devant l'aile sud des Ministres laisse penser à une préméditation" (Alexandre Maral).

"Ma soeur vola vers l'endroit d'où venait le tumulte. Elle ouvrit la porte de l'antichambre qui donne dans la [...] salle des gardes et vit un garde du corps, tenant son fusil en travers de la porte et qui était assailli par une multitude qui lui portait des coups. Son visage était déjà couvert de sang. Il se retourna et lui cria : Madame, sauvez la Reine. On vient pour l'assassiner. Elle ferma soudain la porte sur cette malheureuse victime de son devoir, poussa le grand verrou et prit la même précaution en sortant de la pièce suivante et, après être arrivée à la chambre de la reine, elle lui cria : Sortez du lit, Madame, ne vous habillez pas, sauvez-vous chez le roi. La reine épouvantée se jette hors du lit" (Mme Campan).

"Venez-vous nous assassiner, ou défendre avec nous votre roi ?" (M. de Chavannes, brigadier des gardes du corps).

"Les embrassements, la joie de fraterniser succèdent à l'instant au désir furieux d'égorger cette troupe fidèle à son souverain. On cria : Vivent le roi, la nation et les gardes du corps ! " (Alexandre Maral).

"La reine revient avec Madame Royale dans l'appartement du roi, où les retrouvailles sont chargées d'émotion. Il n'est pas impossible que, s'étant peut-être reproché de n'avoir pas pensé à son fils au moment de l'invasion du château, elle ait tenu à prendre le risque de partir ele-même chercher sa fille. Quoi qu'il en soit, elle ne cède plus, dès lors, et ce jusqu'à la fin de sa vie, à un quelconque mouvement de panique" (Alexandre Maral).

"Viens, mon pauvre enfant, ne songeons pas à nous, mais à nos maîtres !" (Marie de Brunet, comtesse douairiaire de Neuilly, lectrice de la reine, à son jeune fils).

"On a rapporté que le roi avait demandé à La Fayette : Où étiez-vous cette nuit ? Que M. de La Fayette lui avait répondu que, comptant sur ses soldats citoyens, il était aller prendre du repos, que Sa Majesté lui avait dit : Et moi, je veillais pendant que vous dormiez" (député Pellerin).

"Ils vont nous forcer, le roi et moi, à nous rendre à Paris, avce les têtes de nos gardes du corps portées devant nous au bout de leurs piques" (Marie-Antoinette à la comtesse de Neuilly).

"Nous croyions qu'on massacrait tout au château et nous étions dans le plus cruel état quand on vint nous dire que c'était une réjouissance parce que le roi avait paru sur le grand balcon avec la cocarde et qui avait consenti à aller demeurer à Paris" (Mlle de Donissan).

"Je sais le sort qui m'attend, mais mon devoir est de mourir aux pieds du roi et dans les bras de mes enfants" (Marie-Antoinette à La Fayette).

"La reine est fâchée de voir ce qui se passe sous ses yeux. Elle a été trompée. Elle promet qu'elle ne le sera plus. Elle promet d'aimer son peuple, d'y être attachée comme Jésus-Christ à son Eglise" (La Fayette).

"Il n'est pas de la dignité de l'Assemblée de se transporter au château. Elle ne pourrait délibérer librement dans le palais des rois" (comte de Mirabeau).

"La dignité des représentants consiste à remplir leur devoir et je considère qu'il est un devoir sacré d'être, en cet instant de danger, auprès du monarque" (Mounier).

"Chacun retourna chez soi faire un peu de toilette car nous étions tous encore en bonnet de nuit" (Madame Royale).

"J'avais vu Sa Majesté seule dans ses cabinets un instant avant son départ à Paris. Elle pouvait à peine parler. Des pleurs inondaient son visage, vers lequel tout le sang de son corps paraissait s'être porté" (Madame Royale).

"De fidèles serviteurs dans des moments semblables deviennent d'utiles amis. Nous sommes perdus, entraînés peut-être à la mort. Les rois prisonniers en sont bien près" (Madame Royale).

"Vous restez maître ici, tâchez de me sauver mon pauvre Versailles" (Louis XVI au comte de Gouvernet).

"Vous irez savoir de ma part des nouvelles de M. de Savonnières et lui direz toute la part que je prends à son état" (Marie-Antoinette au baron de Ros, garde du corps).

"M. de La Fayette, commandant de la garde nationale de Paris, et M. d'Estaing [...] étaient tous deux à cheval aux portières de Leurs Majestés. Quel contraste entre leur conduite et celle de leurs ancêtres ! Quelles eussent été la douleur et l'indignation de ces derniers s'ils eussent pu prévoir que leurs descendants, au lieu de les imiter, s'aviliraient un jour au point de livrer leur roi à une multitude révoltée qui les obligerait de suivre servilement sa volonté et ses caprices !" (Mme de Tourzel, gouvernante des Enfants de France).

"J'en remarquerai plusieurs [gardes du corps], suivant à pied la voiture du roi, plus touchés du malheur de ce prince que de leur situation" (Mme de Tourzel).

"La plus grande partie des habitants de Versailles, aux fenêtres de leurs maisons, applaudissaient à ce spectacle horrible, sans penser qu'ils applaudissaient à leur propre ruine" (Mme de Tourzel).

"Partout en entendait crier A bas la calotte ! Au réverbère les calotins !" (Député Pellerin).

"Les voitures, qui marchaient au pas, étaient entourées d'une multitude de brigands dont les cris affreux glaçaient d'effroi. Des canons précédaient le cortège : des hommes habillés en femmes étaient à cheval sur ces canons et les têtes des malheureux gardes du corps massacrés, portées au bout des piques, servaient de bannières à cette horde de sauvages. Plusieurs fois on vint à la portière du roi présenter à ses regards ces têtes sanglantes de ses malheureux serviteurs" (Pauline de Tourzel).

"Ma mère était calme, elle paraissait satisfaite de partager les dangers de nos maîtres. Elle m'a maintes fois répété qu'elle s'attendait que nous serions tous massacrés avant d'arriver à Paris" (Comte de Neuilly).

"Dieu me préserve de jamais voir un spectacle aussi affligeant que celui de ces deux journées" (Fersen).

"Le cortège marque un arrêt à Sèvres : on y force un perruquier à poudrer les chevelures des deux têtes des gardes du corps, que l'on tient à montrer au nonce du pape et au ministre de la République de Gênes, tous deux en chemin vers Versailles" (Alexandre Maral).

"Jamais on ne pourra croire ce qui s'y est passé dans les dernières vingt-quatre heures. On aura beau dire, rien ne sera exagéré et, au contraire, tout sera au-dessous de ce que nous avons vu et éprouvé" (Marie-Antoinette au comte de Mercy-Argenteau).

"C'est une terrible leçon pour l'humanité de voir qu'un prince absolu ne peut pas être indulgent sans courir de danger" (Morris).

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