Louis XX


1974 - 25 avril - 2019

4 5   a n s   d e   S.  M.   l e   R o i

Longue vie au Roy !






La Confrérie Royale
présente à S.M. le roi Louis XX
ses meilleurs voeux de
joyeux anniversaire
&
est heureuse d'offrir ce jour à 11h
en action de grâces
le saint sacrifice de la 

Messe pour le Salut du Roy

suivie du chant du Te Deum,
que tous ses membres sont invités 
à entonner dans tout le Royaume !


Vive la race de nos Rois, 
C'est la source de notre gloire. 
Puissent leurs Régnes et leurs loix, 
Durer autant que leur mémoire. 
Que leur nom soit à jamais
Le signal de la victoire, 
Que leur nom soit à jamais 
Le présage de la paix. 

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)



Sire, 
Merci pour chacune de vos interventions,
toujours plus empreintes de la 
sage maturité qui sied à un
Roi de France,
père des pères de famille,
chef des chefs de famille 
& souverain de ses sujets !




Domine, salvum fac Regem !


V/ Domine salvum fac Regem.
R/ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.

V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor meus ad Te veniat.

Oremus.

Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus Ludovicus Rex noster, qui Tua miseratione suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus est, et vitiorum monstra devitare, hostes superare, et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Christum Dominum nostrum.

Nous Vous prions, ô Dieu tout puissant, pour Votre serviteur notre Roi Louis, qui par Votre miséricorde a reçu le gouvernement de ce royaume : qu'il reçoive aussi l'accroissement de toutes les vertus par lesquelles, ennobli comme il convient à son état, il évitera la laideur des vices, sera vainqueur des ennemis, et Vous soit assez agréable pour parvenir jusqu'à Vous qui êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.




Ad multos annos,
&
ad pristinum Regnum restituendum !


Lettre du 25

Lettre mensuelle aux membres et sympathisants
de la Confrérie Royale

25 avril 2019
                                                                                              

Chrishall (Essex) église de la Ste Trinité.jpg

« C’est en passant par la croix que nous pourrons connaître la résurrection pour l’Eglise, pour la France, et pour nous-mêmes dans la vie éternelle. » 

                                                                   
En ces jours où nous fêtons avec allégresse la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, je vous invite à remonter le temps pour se retrouver un peu moins de 2000 ans en arrière. Nous sommes sur le Golgotha, ou encore appelé « Lieu du Crâne ». C’est la neuvième heure, selon la façon de compter des juifs de cette époque, soit quinze heures pour nos horloges actuelles. Trois hommes pendent à des croix, selon le supplice terrible et déshonorant en vigueur dans l’Empire pour les criminels n’étant pas citoyens romains. Les suppliciés sont déjà morts. Au pied de la croix centrale se trouve un petit groupe de personnes qui pleurent, trois femmes et un jeune homme. Cette croix, c’est bien celle de Jésus de Nazareth, Celui qui avait fait tant de miracles, qui était considéré comme un prophète et même comme le Messie pour beaucoup de juifs. Quelques jours auparavant, une grande foule l’avait acclamé alors qu’Il entrait dans Jérusalem monté sur un âne, accomplissant parfaitement les Ecritures :
                                                            
Tressaille d'une grande joie, fille de Sion ! Pousse des cris d'allégresse, fille de Jérusalem ! Voici que ton Roi vient à toi; Il est juste, lui, et protégé de Dieu ; il est humble; monté sur un âne, et sur un poulain, petit d'une ânesse. (Zacharie 9, 9)
                                                      
Les juifs étaient dans l’admiration de ce Jésus au charisme tel qu’Il pouvait, simplement en le demandant, faire qu’un pêcheur laisse sa barque, son filet, et avec cela toute sa vie passée, pour le suivre et devenir son disciple. Ce Jésus qui parlait avec une autorité jamais connue auparavant, qui connaissait le sens profond des Ecritures, chassait les démons, rendait la vue aux aveugles ou encore guérissait les lépreux. Sa puissance était telle qu’Il était allé jusqu’à ressusciter un mort en la personne de son ami Lazare, en criant devant le tombeau où ce dernier était déjà depuis quatre jours : « Lazare, sors! » (Jean 11, 44). C’est d’ailleurs ce dernier miracle extraordinaire qui avait définitivement déterminé le Sanhédrin à mettre Jésus à mort. Car il faut le dire, Notre Seigneur gênait certaines personnes et était déroutant pour beaucoup. Bien sûr, ces principaux ennemis étaient les scribes et les pharisiens dont Il avait plusieurs fois dénoncé l’hypocrisie. Ceux-là avaient été scandalisés par certaines de Ses paroles, comme ce fameux passage de l’Evangile où Jésus donne une nouvelle interprétation à certains préceptes de la loi de Moïse. « Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens […] Et moi, je vous dis » (Matthieu 5, 21-22). Comment cet homme osait parler ainsi ? Comment osait-Il se dire Fils de Dieu ? Ces juifs si attachés à la Loi et la transcendance absolue du Dieu unique ne pouvaient accepter que quelqu’un parle de la sorte.
                                                                
Même ses disciples avaient du mal à comprendre ce qu’était et voulait vraiment Jésus. Alors qu’Il était au sommet de sa gloire au moment de l’entrée à Jérusalem, voilà qu’Il avait des propos étranges :
                                                           
En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; Mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle.(Jean 12, 24-25)
                                                               
Pour les disciples et les juifs qui acclamaient notre Seigneur, tout était prêt pour restaurer le royaume de David avec Jésus comme roi. Mais ce n’était pas du tout ce chemin qu’allait emprunter notre Divin Maître. Et nous nous retrouvons donc quelques jours plus tard au pied de cette croix. Jésus est mort. Pour les disciples, tout est perdu. Ils sont déçus, abattus et dans la peur, cette peur qui a poussé Pierre à renier trois fois Celui qu’il aimait tant. Cette peur qui obligea les apôtres à rester enfermés durant trois jours.
                                                        
Crucifixion  -Durham St Margaret of Antioch  Crucifixion by Burlison and Grylls - Copie (2).jpg

                                                         
Il faut se figurer cet état des apôtres, fait de tristesse et d’espérances évanouies. Ne nous rappelle-t-il pas le notre face à l’état actuel de l’Eglise ou de la France ? Tout nous semble perdu, le monde a oublié Dieu, a oublié même ce qu’est l’homme au plus profond de lui-même. L’homme moderne court après des chimères que sont les divertissements et les plaisirs faciles. Il ne tient plus compte de l’héritage que lui ont légué ses ancêtres et pense qu’il peut lui-même définir tout ce qu’il est : sa religion, sa patrie, son sexe, etc. L’Eglise semble aller à sa perte, que ce soit par le nombre de ses fidèles en Occident ou par la décrépitude morale, doctrinale et liturgique dans laquelle elle semble plongée. Selon les mots de Benoît XVI « le navire a tant pris l’eau qu’il est sur le point de chavirer. » La France s’éloigne de jour en jour de ce qu’elle est ontologiquement, l’alliance entre les Francs et l’Eglise, continuée dans l’œuvre admirable des Capétiens qui ont construit patiemment un pays chrétien, puissant et heureux. Aujourd’hui, elle est plus que jamais déchirée dans les querelles partisanes, s’enfonce dans l’insécurité et la dépression, tandis que ses « élites » politiques continuent inlassablement de la vendre en pièces détachées, s’obstinant à renoncer à son essence chrétienne et royale en s’acharnant à alimenter la machine révolutionnaire mise en route en 1789.
                                                            
Le tableau est bien noir, en effet. L’espoir d’un relèvement prochain est plus que timide. Si beaucoup de Français voient qu’il y a de gros problèmes dans notre pays, peu en connaissent les raisons profondes. Et cela restera le cas, tant qu’ils ne se tourneront pas vers l’Espoir de tout relèvement : Jésus-Christ. Car, comme vous le savez, l’événement auquel nous avons assisté dans notre voyage dans le temps au début de cette lettre ne se termine pas ainsi. Trois jours après ce drame de la croix, au petit matin, sans trompette, sans grande manifestation, dans le silence, un linceul avait été déposé, une pierre avait été roulée, un tombeau s’était vidé. Jésus apparaissait à quelques femmes puis à ses apôtres, à quelques personnes choisies pour assister à l’événement central de l’histoire du monde. Qui de nous aurait procédé de la sorte ? C’est bien cela le problème de nos désespérances. « Tu n'as pas le sens des choses de Dieu, mais celui des choses des hommes » (Matthieu 16, 23) disait Jésus à saint Pierre. Combien de fois notre Divin Maître pourrait-il nous faire ce reproche ? Combien de fois réduisons-nous Dieu à notre façon de penser et à nos petits schémas ? « O profondeur inépuisable et de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! » dit saint Paul (Romains 11, 33). Pour sauver l’homme pécheur, condamné à la mort éternelle, Dieu choisit la croix et une résurrection silencieuse. Or, les hommes, et d’autant plus ceux d’aujourd’hui, ne veulent pas de la croix. Elle était un scandale pour les juifs, une folie pour les païens, elle est aujourd’hui à oublier, telle nombre des calvaires érigés par nos ancêtres devant lesquels tant de personnes passent dans l’indifférence la plus grande. Et les chrétiens n’en veulent plus non plus. Ils ne veulent plus de sacrifices, plus du Sacrifice. Ils n’ont pas compris que c’est sur ce Bois que naissent les bourgeons qui deviendront les fleurs de la résurrection. Il n’y a pas d’autre chemin :
                                               
« Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera. »
(Matthieu 16, 24-25)
                                                     
Comme le grain de blé, nous devrons mourir pour porter du fruit : mourir à notre volonté propre, à la chair, au monde. C’est en passant par la croix que nous pourrons connaître la résurrection pour l’Eglise, pour la France, et pour nous-mêmes dans la vie éternelle. Et cette résurrection, contrairement à la parousie, ne sera pas forcément teintée d’une gloire visible et spectaculaire. Elle se fera peut-être dans le silence d’un pâle matin de printemps, au moment où personne ne l’attendait et n’y était préparé. Car Ses pensées ne sont pas nos pensées, et nos voies ne sont pas Ses voies (Isaïe 55, 8).
                                             
Abbé F. Sauvigny
                                                          
Jésus ressuscité -   Resurrection by Kempe  St Andrew West Wratting Cambridgeshire.jpg

Luxembourg


Mort du grand-duc Jean de Luxembourg,
doyen des Capétiens


S.A.R. le grand-duc Jean de Luxembourg, ducde Nassau, prince de Bourbon-Parme, comte palatin du Rhin, de Sayn, de Königstein, de Katzenelnbogen et Diez, vicomte de Hammerstein, seigneur de Mahlberg, de Wiesbaden, d'Idstein, de Merenberg, de Limburg et Eppstein, chevalier de Namur

Né le 5 janvier 1921, S.A.R. le grand-duc Jean de Luxembourg était le fils de la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg et du prince Félix de Bourbon-Parme. Seul Chef d'Etat vétéran de la 2nde Guerre mondiale, il avait épousé en 1953 la princesse Joséphine-Charlotte de Belgique, sœur des anciens rois des Belges Baudouin et Albert II (décédée en janvier 2005), qui lui donna cinq enfants : Marie-Astrid, Henri, Jean, Margaretha et Guillaume. 5e souverain du grand-duché, il avait abdiqué en 2000, après 36 ans de règne, laissant le trône à son fils aîné Henri. Il était le 42e successible à la Couronne de France, et le doyen d'âge des Capétiens.

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Ecus du prince de 1921 à 1939, du grand-duc héritier de 1939 à 1953, puis après son mariage en 1953 (le lion (Nassau) étant contourné par courtoisie héraldique) et enfin du grand-duc de Luxembourg depuis 1964, même après son abdication en 2000.



La Confrérie Royale présente à 

LL.AA.RR. le grand-duc et la grande-duchesse de Luxembourg,
à la Famille grand-ducale de Luxembourg,
à la Branche de Bourbon-Parrme
ainsi qu'à toute l'auguste Maison de Bourbon

ses plus sincères condoléances.

Requiescat in pace



De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.

V/ A porta inferi.
R/ Erue, Domine, animam ejus.

V/ Requiescat in pace. R/ Amen.

V/ Domine exaudi orationem meam.
R/ Et clamor ad Te veniat.

Oremus.

Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro anima fámuli tui Joannis, quam hodie de hoc sǽculo migráre iussísti : ut non tradas eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed iúbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pátriam paradísi perdúci ; ut quia in te sperávit et crédidit, non pœnas inférni sustíneat, sed gáudia ætérna possídeat. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.



Maison du Roi

Voeux de Pâques de S.M. le Roi à ses sujets


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Mes chers compatriotes,

En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !

La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre-Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés. 

Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. 

Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maître-autel de Louis XIV, les rosaces... et bien d’autres encore.

Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs, eux, ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.

Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instants autour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.

Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

Que le peuple de France, conduit par les architectes des Bâtiments de France et des Monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres.

Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre-Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant !

Le Christ est ressuscité !

Joyeuse fête de Pâques à vous tous!

Louis
Duc d’Anjou

Evénement

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris…

Mardi Saint 16 avril 2019.

Incendie Notre-Dame de Paris 15 avril 2019
Un brasier en forme de croix au cœur de la France, au cœur de tous les fidèles….

Très chers Amis,

En ces premières heures du jour du mardi saint, il est évidemment bien tôt – bien trop tôt – pour se livrer à des considérations présentant tout le recul indispensable, échappant à l’émotion de l’instant : comme des millions de personnes à travers la France et à travers le monde, je pense que vous avez été douloureusement saisis par les images diffusées à la télévision, sur Internet et sur les réseaux sociaux hier soir à partir de 19 heures.

En notre vallée retirée et loin de tout, c’est environ une demi-heure après le déclenchement de l’incendie que nous avons été prévenus par une amie, et tout au long de la soirée nous sommes restés, jusqu’à une heure avancée de la nuit, à prier et à espérer pour ce bâtiment prestigieux qui était la proie des flammes et qui, selon l’expression d’un auteur dont j’ai oublié le nom, a toujours été et demeure en quelque manière la « paroisse de l’histoire de France ».

L’enquête sur les causes de l’incendie ne fait évidemment que commencer et, peut-être, faudra-t-il du temps pour qu’elle établisse la vérité des faits : contrairement aux affirmations rapides sur l’origine du sinistre, et au risque de passer pour « parano », il me semble non seulement prématuré, mais aussi téméraire, d’exclure a priori la cause criminelle pour des motifs idéologiques ou fanatiques…

Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.

Bien sûr nous sommes consolés par le fait qu’un grand nombre d’œuvres d’art se trouvant dans la cathédrale aient pu être sauvées ou protégées au maximum. 

Nous nous réjouissons surtout, au plus haut point du fait que le Très Saint-Sacrement et les précieuses reliques de la cathédrale aient pu être soustraits aux flammes.

Au-delà de l’émotionnel et des réactions, naturelles certes, je vous invite à réfléchir, prier et méditer sur les leçons providentielles que nous pouvons tirer de cet horrible événement : un bâtiment quelque prestigieux et sacré qu’il soit, reste un bâtiment. Nous avons d’ores et déjà l’assurance que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris sera restaurée, reconstruite. Mais au-delà de la reconstruction matérielle, il nous faut réfléchir à la restauration spirituelle.

Le feu d’un incendie physique n’est RIEN en comparaison du feu de l’enfer qui menace les âmes par millions en raison de la perte de la foi et du refus de l’obéissance à Dieu.

Le feu de cet incendie n’est RIEN en comparaison de la dévastation spirituelle qui navre gravement la Sainte Eglise à cause du modernisme qui la ravage, à cause des mauvais exemples et de la tiédeur des catholiques , et tout particulièrement à cause des scandales de ceux qui devraient, au plus haut point, avoir des comportements exemplaires et donner le témoignage de la sainteté : je parle des clercs et des religieux qui ont trahi leurs engagements sacrés pour ce qui concerne la foi et les mœurs !

Je vais être absent du Mesnil-Marie à partir de ce matin-même, et ne reviendrai vers vous que pendant l’octave de la Résurrection de Notre-Seigneur.

Il n’y a maintenant plus qu’une seule chose à dire : prions avec davantage de ferveur, faisons pénitence avec générosité, tenons compagnie au divin Cœur de Jésus dans Son agonie, cramponons-nous à la main maternelle de Notre-Dame de Compassion, confions-nous en l’intercession des Saints de France, et, au-delà de tous les motifs de découragement, ne cessons jamais de croire en la sainte et glorieuse Résurrection, car notre Dieu est le Tout-Puissant et le « Maître de l’impossible ».

Vôtre in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»