Maison du Roi

Remerciements de S.M. le Roi
aux vœux reçus pour son 46e anniversaire


File:Coat of arms of France 1515-1578.svg - Wikimedia Commons

J’adresse des remerciements collectifs à tous ceux qui, via les réseaux sociaux, m’ont souhaité un bon anniversaire. J’ai été très sensible à ces marques d’attention mais je sais aussi combien, au-delà de ma personne, elles s’adressent à la tradition que j’incarne. J’ai été frappé de voir dans de nombreux messages, la gravité qui s’y exprimait. La situation actuelle de nos sociétés fragilisées par des maux physiques autant que moraux, inquiète. Pourtant, avec le secours que Dieu a toujours accordé à la fille aînée de l’Église nous saurons reconstruire des lendemains meilleurs et plus justes.
Encore merci et que Saint-Louis veille sur la France.
Louis, Duc d’Anjou

V i v e   l e   R o y  !

 

46 ans de S.M. le Roi

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Plus encore qu'à l'accoutumée,
en ce 25 avril,
jour anniversaire de la naissance de Sa Majesté,
les membres de la Confrérie Royale
prient avec ferveur pour leur Roi légitime
et offrent à Son intention
leur journée et leurs actions méritoires,
et ils Lui présentent leurs vœux filiaux !

VIVE LOUIS XX ! 

LONGUE VIE AU ROI !

 

Lettre du 25

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

25 avril 2020

Charles X : le dernier de nos Rois à avoir reçu le Sacre !


« Le premier besoin de l’Europe, son plus grand intérêt était donc de bannir les doctrines de l’usurpation, et de faire revivre le principe et la légitimité, seul remède à tous les maux dont elle avait été accablée, et le seul qui fût propre à en prévenir le retour.»
                        
Ne penserait-on pas que cette phrase aurait-été prononcée par un historien authentiquement monarchiste quelques temps après la Restauration ? Elle l’a été par Talleyrand en 1814.
Dans ses mémoires, il dit encore : « La maison de Bourbon, seule, pouvait voiler aux yeux de la nation française, si jalouse de sa gloire militaire, l’empreinte des revers qui venaient de frapper son drapeau. » Et enfin : « Ce sont là les idées et les réflexions qui me déterminèrent dans la résolution que j’embrassai de faire prévaloir la restauration de la maison de Bourbon, si l’empereur Napoléon se rendait impossible, et si je pouvais exercer quelque influence sur le parti définitif qui serait pris. »
              
Devant nos yeux se dessine alors, chers confrères, l’envers du décor.
Charles X, quoique légitiment Roi parles droits de sa naissance et l'application des Lois fondamentales du Royaume, accédera au trône sous l’influence de ces gens-là, afin de contenter le peuple et de re-bâtir le pays après la folie militaire napoléonienne.
L’adolescent rebelle est, au final, bien content que son père vienne réparer les dégâts !
Ajoutez à cela le pouvoir grandissant d’une presse qui n’aura de cesse de calomnier Sa Majesté et vous avez là, avec les restes de la révolution, la véritable raison de l’échec de la Restauration.
               
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Gravure reproduisant le tableau du Sacre de Charles X par le baron Gérard
                                       
Face à cela et dans l’intérêt d’une Restauration véritable, Charles X a été un Roi intransigeant, pieux et vraiment légitime.
Légitime, ainsi que nous l'avons déjà dit, en raison des règles de succession tenues de la Tradition capétienne pluriséculaire, et légitime aussi par sa fidélité indéfectible aux principes de cette tradition, notamment à la Cérémonie du Sacre dont il ne pouvait évidemment être question de se passer.
« J'aimerais mieux scier du bois que de régner à la façon du roi d'Angleterre », déclarera notre bon Roy.
                                
Dans ces quelques mots, qui n’ont pas la prétention de raconter en détail ce règne, j’aimerais m’attarder sur deux témoignages de la magnanimité de Charles X lors de son exil, puis de sa mort le 6 novembre 1836 à Göritz, Autriche : le témoignage de François-René de Chateaubriand, et celui du cardinal Louis-François de Rohan-Chabot, d’heureuse mémoire.
                       
Comme vous le savez, chers confrères, Charles X trouva tout d’abord refuge à Edimbourg, puis auprès des Habsbourg en Autriche.
Là, il retrouve un ami en la personne du Cardinal de Rohan-Chabot, ami qu’il estime si bien qu’il a favorisé en 1829 son sacre épiscopal. Ce n’est pas peu dire quand on connaît la piété de Charles.
Les Rohan-Chabot, contraints par la révolution de s’exiler, offrent alors domicile au Roi en Autriche, en plus du château de Prague.
Le Roi apparaît alors comme bouleversé par la menace de mort qui pèse sur son fils (bientôt Louis XIX), la perte d’une partie du trésor royal sur les routes de France, mais gardera toute sa dignité dans l’épreuve. 
Le pieux Cardinal sortira édifié et grandi de cette rencontre.
                    
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Puis il reçut la visite de l’écrivain et ministre des affaires étrangères.
Il l’accueille en disant : « Bonjour, bonjour, monsieur de Chateaubriand, je suis charmé de vous voir. Je vous attendais. Vous n’auriez pas dû venir ce soir, car vous devez être bien fatigué. Ne restez pas debout ; asseyons-nous. Comment se porte votre femme ? »
Tant d’amabilité et tant de noblesse dans un cadre qui ressemble à une gigantesque prison, finissent par bouleverser profondément le diplomate rompu, et Chateaubriand fond en larmes :
« Rien ne brise le cœur comme la simplicité des paroles dans les hautes positions de la société et les grandes catastrophes de la vie. Je me mis à pleurer comme un enfant ; j’avais peine à étouffer avec mon mouchoir le bruit de mes larmes. Toutes les choses hardies que je m’étais promis de dire, toute la vaine et impitoyable philosophie dont je comptais armer mes discours, me manqua. Moi, devenir le pédagogue du malheur ! Moi, oser en remontrer à mon Roi, à mon Roi en cheveux blancs, à mon Roi proscrit, exilé, prêt à déposer sa dépouille mortelle dans la terre étrangère. »

Quelle émotion ne suscite pas, en nous aussi, chers ami, la noble figure de ce grand Roi !
               
Les souffrances du Roi ne s’arrêteront pas pour autant, et il aura à quitter l’Autriche devant l’épidémie de choléra qui ravageait l’Europe. Il parviendra à atteindre Göritz, et le choléra le frappe à son tour. C’est alors qu’il expirera dans l’indifférence générale, gratitude de la Révolution...
Il est inhumé dans l'église de l'Annonciation du couvent de Kostanjevica, où il demeure sous la garde des franciscains.

Domine salvum fac Regem.

Abbé de Saint-Mihiel
                           
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Maison du Roi

L e s   L y s   s e r v e n t   l e   b i e n   c o m m u n.

5e centenaire du Sacre de François Ier - L'Ami de la ... 
Message d'encouragement de S.M. le Roi
au Cercle légitimiste de Nîmes
pour son action caritative

L’image contient peut-être : intérieur
Je souhaitais, en ces temps de confinement et de difficultés, vous faire part d’une belle œuvre que je souhaiterais voir rayonner ! L’opération « la poule-au-pot d’Henri IV », à l’initiative du Cercle Saint-Louis, Roi de France réunit depuis le 1er décembre 2019, une équipe de 15 bénévoles qui accueille dans le centre-ville de Nîmes des personnes de la rue, des personnes âgées et isolées. Ils apportent réconfort aux personnes les plus fragiles en leur offrant un plat de cuisine familiale, chaud, à emporter, avec la possibilité de se recueillir en la chapelle voisine, d’être accompagnées dans les démarches administratives et d’avoir un vestiaire à disposition.
Un temps de réconfort où la charité chrétienne, inspirée par Saint Louis, et le service du bien commun ont trouvé toute leur expression. Mettons-nous ainsi à la suite d’Henri IV pour offrir aux peuples de France la fameuse poule-au-pot !
Dans la situation actuelle, avec le COVID-19, où les personnes de la rue sont encore plus dans le besoin, et avec les encouragements des autorités civiles, ils continuent leur service d’accueil des personnes les plus fragiles pendant la période de confinement, bravo pour ce dévouement !

Les Lys servent le bien commun.


Louis

Retrouvez plus de détails ici : 👉https://www.legitimite.fr/…/…/Les-lys-servent-le-bien-commun

Lettre du 25

Prions pour que la contagion épargne notre Roi et sa famille, prions les uns pour les autres.
MERCI de bien vouloir nous signaler en particulier 
s'il y a des membres de notre Confrérie qui sont touchés par la maladie.

Confrérie royale

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale
en la fête de
l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie,
patronne principale de la Confrérie
25 mars 2020
    
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Philippe de Champaigne : Annonciation de 1644
     
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Fiat !

                            
C’est par ces paroles qu’une humble jeune fille de Nazareth offrit au monde ce que le grand Moïse dans toute sa sagesse n’avait pu que préfigurer, ce que le roi David dans toute sa gloire n’avait pu que chanter, ce que le prêtre Melchisédech n’avait pu qu’annoncer : la victoire de l’humilité sur l’orgueil, de la femme sur le serpent, du Roi des rois sur le prince de ce monde, le Fils de Dieu fait Homme pour nous sauver.
                                 
Par ce Fiat, la Très Sainte Vierge Marie se conforma totalement à la volonté de Dieu, toute attentive à Ses voies, s’oubliant en Lui. C’est par un acte d’abandon total à la volonté divine que Notre-Dame nous a donné le Roi des rois… Ah ! Mais ne serait-ce donc pas le mode d’emploi ? Nous qui prions chaque jour pour le retour du Roy sur le trône de France, n’avons-nous pas là le plus beau, le plus adapté des exemples ? Oui bien sûr ! Et l’Histoire nous le prouve :
                      
Fiat ! Le cri de Clovis au Dieu de Clotilde et du grand saint Rémy, qui porta sur les fonts baptismaux le Royaume de France naissant, et scella ainsi l’alliance éternelle entre Dieu et nos rois.
                        
Fiat ! La victoire de Philippe-Auguste à Bouvines, seul contre tous, repoussant la perfide Albion et l’empire Germanique qui cherchaient à submerger le Fils aîné de l’Eglise.
                                 
Fiat ! L’empressement de saint Louis pour délivrer le Saint Tombeau des mains des Infidèles, y laissant la vie pour accomplir sa mission de Majesté Très Chrétienne.
                               
Fiat ! La réponse de l’humble bergère de Domrémy, boutant les Anglais hors de France, confirmant au Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ la loi de primogéniture mâle, et établissant pour jamais, par la Triple Donation, Jésus-Christ vrai Roy de France, et le Roy pour Son lieutenant.
                           
Fiat ! La conversion, contre toute attente, du huguenot Henri de Navarre à la Vraie Religion, montrant par-là que Dieu veille à l’application exacte des lois fondamentales.
                            
Fiat ! Le vœu de Louis XIII, établissant pour jamais la Très Sainte Vierge Marie Reine de France et de Navarre, lui offrant sa couronne et ses sujets.
                                    
Fiat ! La grandeur du Roy Martyr, pardonnant à ses bourreaux sur l’échafaud, suppliant le Dieu Tout-puissant d’épargner à ses peuples les châtiments d’un tel crime.
                       
Fiat ! donc, le mot d’ordre de tous ceux qui ont fait la France. Mais est-ce à dire que tous ces serviteurs de Dieu n’ont fait qu’attendre sans rien faire l’homme providentiel ? Sont-ils restés oisifs ? Certainement pas ! Notre-Dame n’avait-elle pas anticipé la volonté divine en Lui consacrant sa virginité, bien avant la visite de l’ange ? Et lorsque celle-ci arriva, n’était-elle pas, comme nous le rapporte la Tradition, en train de prier pour l’avènement du Messie ? Du Sauveur ? Oui nous pouvons et nous devons vivre de la volonté de Dieu au point de pouvoir l’anticiper !
                     
Voici donc ce que nous pouvons faire en cette belle fête de l’Annonciation : Renouvelons avec ardeur notre engagement pour le retour de la France à son Roy, Notre Seigneur Jésus-Christ, par Son lieutenant. Demandons pour cela l’aide de notre Reine très aimante, qu’elle nous enseigne comment vivre de l’humilité et de l’obéissance qui l’ont sans cesse animée, afin qu’à sa suite, tout le Royaume de France puisse un jour avec son Roy s’agenouiller aux pieds de Son Divin Maître et redire avec foi : « Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum Verbum Tuum ! »

abbé de Fleury
                                

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Philippe de Champaigne : Annonciation (1645)
              
Quelques avis complémentaires :
                  
Avec la crise générale engendrée par l'épidémie de coronavirus-covid 19, beaucoup - sinon la plupart - d'entre vous , chers membres de la Confrérie Royale, se trouvent privés de l'assistance à la Sainte Messe et de l'accès aux sacrements de pénitence et d'Eucharistie.
Cette situation pénible, dont il semble bien à ce jour qu'elle englobera les jours sacrés de la Semaine Sainte et de la fête de Pâques, représente un véritable sacrifice, dont il faut savoir tirer profit pour se sanctifier davantage, creuser en nous de plus grands désirs spirituels, ne rien relâcher de notre ferveur...

Concrètement, si Nos Seigneurs les évêques nous ont dispensé (c'est en leur pouvoir en cas de crises graves comme en ces jours) de l'assistance à la Sainte Messe dominicale, cela ne nous dispense en aucune manière du devoir imposé par le 3ème commandement de Dieu de sanctifier le dimanche. Vous disposez, en beaucoup d'endroits, à titre exceptionnel, d'assister "à distance" à la Sainte Messe par le moyen de nombreuses diffusions en direct sur Internet : c'est un pis aller qui permet de maintenir le lien avec nos pasteurs et avec les prêtres qui ont la charge de nos âmes.
 
Le temps du confinement est un temps privilégié pour intensifier notre vie de prière personnelle : chapelet voire rosaire quotidien, chapelet des Sept-Douleurs de Notre-Dame, chemin de la Croix, pratique de la communion spirituelle. Dans l'impossibilité de vous confesser, ayez soin de faire de nombreux et fréquents actes de contrition.

Prions pour que la contagion épargne notre Roi et sa famille, prions les uns pour les autres, prions pour les malades, demandons l'intercession des saints thaumaturges pour la cessation de l'épidémie, prions pour le personnel soignant, prions pour les âmes des défunts (un très grand nombre entre dans l'éternité sans préparation, sans avoir eu le temps de la conversion et du repentir), prions pour les familles dans le deuil, prions pour les pauvres pécheurs à l'agonie... prions ! prions ! prions !

MERCI de bien vouloir nous signaler en particulier s'il y a des membres de notre Confrérie qui sont touchés par la maladie.

Ne lâchons jamais la main de la "petite fille Espérance", comme l'appelait Charles Péguy, et soyons plus que jamais unis
           
Pour Dieu et pour le Roi !
               
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Lettre du 25

" Parce que tu es tiède,
Je suis prêt de te vomir de Ma bouche !"


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 « A l'ange de l'église de Laodicée, écris : Voici ce que dit Amen, le témoin fidèle et véritable, qui est le principe des créatures de Dieu. Je sais tes œuvres : tu n'es ni froid ni chaud : plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud ! Mais parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni chaud, Je suis prêt de te vomir de Ma bouche. »
(Apocalypse III, 14-16)
                                                 
Chers membres et amis de la Confrérie Royale,
                                    
Malheur à moi si, comme ces "chiens muets - canes muti" dénoncés par l'oracle inspiré au prophète Isaïe (cf. Is. LVI, 10), je n' "aboie" pas afin de vous mettre en garde contre les dangers qui menacent de toutes parts !
Malheur à moi si je ne vous "secoue" pas pour vous empêcher de vous assoupir dans votre vie spirituelle !
Malheur à moi si je vous laisse dans un repos illusoire dont les conséquences seraient néfastes pour vos âmes, pour l'Eglise et pour la France !
                       
Souffrez donc que je vous admoneste et que, une fois encore, je vous engage avec quelque énergie à ne point vous laisser aller à la routine, à ne point vous contenter du ronron des habitudes, à ne point demeurer dans les ornières d'un pieux train-train, à raviver sans cesse en vos âmes l'ardeur, la flamme et le zèle, et à combattre sans merci la tiédeur !
                               
Et parce que une âme de feu bien plus avancée que moi dans les voies de la sainteté et de la direction spirituelle a fort judicieusement résumé ce qu'il convient de dire à ce sujet, je me contenterai de lui laisser aujourd'hui la parole.
Cette âme de feu, cet homme qui s'est avancé très loin dans les voies de la sainteté, ce prêtre qui fut un directeur spirituel extraordinaire, c'est l'abbé Henri Huvelin (1838-1910), connu en particulier pour avoir contribué à la conversion du Bienheureux Charles de Foucauld et d'Emile Littré. 
                               
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Le confessional de l'abbé Huvelin à l'église Saint-Augustin (Paris)
                                      
1) La plus grande des menaces : la tiédeur.
                                         
« La tiédeur... Bien petit mot pour la plus redoutable des menaces et pour un état particulièrement dangereux. (...)
La tiédeur est l'état de l'âme qui se laisse aller au péché véniel, à l'infidélité (...) mais qui néanmoins reste tranquille tout en résistant à Dieu.
Des âmes arrivent au confessionnal avec le poids de fautes très lourdes (...) mais elles ont la volonté de sortir de cette mauvaise voie. D'autres âmes ont, en apparence, moins à se reprocher. Aussi facilement que de l'eau, elles boivent ce qu'il leur plaît de nommer 'fautes vénielles'. A force de résister à la Grâce, celle-ci ne devient plus qu'un petit souffle imperceptible. Voilà justement l'état dangereux : celui dont on ne souffre pas !
                   
(...) L'âme tiède n'ira pas jusqu'au péché mortel, elle s'arrêtera ; mais elle se complaît dans les infidélités et demeure dans cet état parce que, avant tout, elle craint de se gêner.
Par petitesse, mauvaise volonté ou lâcheté, absence d'ambition ou d'idée de grandeur, elle s'habitue à sa médiocrité... Elle méprisera ou négligera ce qu'elle traite de 'petites choses', comme si elle se plaçait au-dessus d'elles ; mais ces choses 'petites' forment l'ensemble des mérites de la vie !
                                
(...) De telles âmes ne s'inquiètent pas. Elles voient le mal qu'elles n'ont pas commis, mais ignorent celui qu'elles font et se targuent de n'être jamais tombées dans la faute mortelle. Elles ne cherchent pas à sortir de leur dangereuse quiétude.
Leur acte de contrition est aussi machinal que leur confession. Elles n'ont aucun regret et ne prennent aucune résolution...
(...) Il y a là quelque chose d'infiniment douloureux. Je ne parle de ce mal qu'avec la plus profonde tristesse. »
                                                       
(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)
                                    
2) Les causes de la tiédeur :
                                
« La tiédeur provient de différentes causes :
... de la lâcheté d'une âme qui redoute plus l'effort et la peine que la déplaisance à Dieu.
... d'une disposition à se disperser. On vit hors de chez soi. On recherche de tristes ressources dans les choses, parce que la pensée de Dieu est pénible et que l'on veut y échapper.
(...) On recherche certaines familiarités, certaines conversations frivoles. On perd le goût de la piété, on évite les personnes pieuses. On traite de haut certains devoirs comme s'ils étaient à l'usage des enfants et non à celui d'une âme qui commence à grandir.
(...) En un mot, la tiédeur vient du besoin de s'affranchir de ce qui commence à ennuyer, d'un travail trop lourd... Oui, l'âme tiède fuit la gêne, essaie de se faire une vie plus facile.
(...) Elle s'enferme dans une existence sans gêne.
L'Evangile, ce n'est pas cela ! Dieu merci ! Le sentier est plus rude, mais aussi l'horizon plus étendu ! »

(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)
             
3) Débusquer sa propre tiédeur :
                                             
« La tiédeur se reconnaît facilement. J'entends tous les jours : 'Ma prière m'ennuie. Je ne la fais plus'. Voilà une âme tiède...
(...) Si Jésus passait (...) et disait : 'Que voulez-vous que Je fasse ?' Cette âme ne saurait que répondre. Au moment de prier elle subit l'ennuyeuse nécessité de la prière quotidienne et ne sait rien dire à Dieu. Voilà bien la tiédeur !
(...) Une âme me dirait : 'J'essaie, je me reprends à plusieurs fois... quand je renonce à prier je suis triste de n'avoir rien su, rien pu dire' ; alors ce ne serait plus de la tiédeur : le simple regret qui exprime une douleur serait le commencement d'une excellente prière !
(...) D'autres affirment : 'Je n'ai rien fait que de très petites fautes'. (...) Elles comptent pour rien les résistances à la Grâce et toute la multitude des fautes d'omission, l'absence de tout effort, de toute pensée... Elles oublient les petites émotions malsaines recherchées, l'entraînement des sens auquel elles ont obéi... les pensées auxquelles elles n'ont pas résisté.
Elles ont joué aux abords du mal et, parce qu'elles n'ont pas été jusqu'au bout, elles comptent pour rien ce qu'elles ont fait !
(...) Certaines vies ne comptent aucun acte bienveillant, salutaire ; aucune gêne de soi-même : ces âmes-là ignorent la bonté... et elles jugent n'avoir rien fait de répréhensible parce qu'elles n'ont pas fait directement un grand mal !
(...) Les âmes qui vivent de pensées futiles, d'entrainement, de laisser-aller, perdent tant d'occasions de faire le bien ! Elles refusent si souvent la Grâce de Dieu...
(...) Le seule moyen de les réveiller de cette torpeur sera la chute qui fait du bruit, entraînant tant de choses avec elles.
Dieu peut permettre cette chute humiliante pour réveiller l'âme qui s'endort, plutôt que de la laisser aller dans ses illusions. »
                               
(Abbé Henri Huvelin - récollection prêchée à Saint-Eugène, le 11 mars 1885)
                                        
                                            
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Bien chers Amis, ces remarques et conseils de l'abbé Huvelin, nous devons nous les appliquer loyalement à nous-mêmes, sans complaisance coupable : notre vie spirituelle en dépend, et de notre vie spirituelle dépend la qualité de notre engagement au service du Roi et de la France.
                                             
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

21 janvier

Statue du Roy martyr à la Chapelle Expiatoire 

"Montez au Ciel, fils de saint Louis !"

Maison du Roi

« Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois »

Dimanche 19 janvier 2020
                                                 
A l'occasion de la Sainte Messe commémorative de la mort de SMTC le Roi Louis XVI, célébrée comme de coutume le dimanche le plus proche du 21 janvier à la Chapelle Expiatoire, et du déjeuner qui a suivi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a lu le message suivant.
                           
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Chers Amis,
                       
Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vient de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s’est consacré, corps et âme, à la cause de la royauté légitime. Il a été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi, j’ai pu constater combien sa fidélité était à toute épreuve. Il savait braver les tempêtes et assurer la continuité de l’action. La cause de la monarchie lui doit beaucoup à travers tout le travail qu’il a accompli. Je redis à ses enfants et à toute sa famille, combien ma peine a été profonde en apprenant l’élévation au ciel, de celui qui ne pouvait concevoir le service du roi sans celui vis-à-vis de Dieu. Qu’il repose en paix et demeure dans vos prières à vous qui savez aussi être fidèles.
                              
Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l’espérance que vous mettez en l’avenir de notre Pays.
                       
La France, comme en 1793, parait de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d’elle-même puisque chaque jour on l’appelle au reniement. Il faudrait qu’elle oublie les gloires de son passé, qu’elle oublie la grandeur de son histoire ? Elle se devrait d’être en repentance ? Mais de quelle repentance pourrait-il s’agir ?
                                  
Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l’ont précédé. Pour la gloire et la grandeur du pays, mises à mal par le Traité de Paris, il a su, mettre un frein à la puissance anglaise, en privant la couronne britannique de ses colonies américaines et en créant le port moderne de Cherbourg ; en matière de « justice sociale » expression qu’il fut le premier à utiliser, Louis XVI prôna la réforme fiscale ; pour tenir compte des évolutions de son temps il reconnut des droits aux Protestants et aux Juifs ; dans le domaine scientifique, il encouragea les recherches les plus novatrices de l’aérostation à la machine à vapeur et à l’expédition de La Pérouse ; pour améliorer les conditions de vie des « exclus sociaux » du temps il soutint les œuvres en faveur des sourds-muets et des aveugles. Oui, son règne a été grand notamment par ses innovations. Il le fut car il était animé par la promesse qu’il avait faite lors de son sacre, celle du décalogue. Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois. Cela ne vaut-il pas mieux que toutes les explications peu crédibles et tentatives peu convaincantes tant elles sont loin des réalités, de nos gouvernants contemporains.
                          
Le testament de Louis XVI, relu après la messe, est empreint de Vérité, Vérité absente du langage politique actuel, ni vrai ni juste. L’ensemble du Testament reflète ainsi cette humilité du Roi qui ne cherche nullement à se justifier devant les hommes, mais s’en remet à Dieu, vrai souverain et vrai juge. Ne pas se tromper de valeur et rester en cohérence avec sa conscience. Ainsi, le premier reproche à adresser à la révolution et à la république naissante, est d’avoir inversé le sens des mots. La Liberté a supprimé les libertés ; la société ancienne reposant sur les solidarités a été peu à peu sacrifiée à tous les égoïsmes et à l’individualisme alors même qu’étaient prônées l’égalité et la fraternité. Deux siècles après Louis XVI, la société n’a jamais été aussi éclatée. Elle est à reconstruire !
                                 
Alors, continuons à honorer la mémoire du Roy-Martyr, et sachons pour l’époque dans laquelle nous vivons, en retirer toutes les leçons. Sachons, nous aussi, concilier la tradition et le progrès. Sachons donner du sens à nos actions. Comme Louis XVI pensons à nos compatriotes et sachons par ce que nous portons et représentons leur redonner espoir et leur rappeler les principes qui doivent régir la société humaine. Nous ne devons pas être des nostalgiques d’un ordre ancien qui ne reviendra pas, mais, au contraire, nous devons être les artisans d’un monde nouveau qui attend beaucoup de l’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites. Si l’histoire ne se reproduit pas, en revanche, elle peut apporter des recettes. Les deux principales qu’il faut retenir en ce début d’année sont la place centrale reconnue à l’homme de la naissance à ses fins dernières et le sens du Bien commun. Disons non à toutes les manipulations et travestissements de la vie naturelle. Disons non à la société individualiste et à ses excès depuis qu’elle a perdu le sens des autres tout en proclamant le contraire. Disons non au mensonge.
                                     
Cela c’est à chacun de nous qu’il appartient de le faire. Il faut savoir s’engager dans nos vies professionnelles et familiales. La société ne se réformera que si nous savons, les uns et les autres prendre nos responsabilités et, pour les chrétiens, être fidèles aux promesses de notre baptême. N’est-ce pas le symbole du sacrifice de Louis XVI, il faut savoir dire non si nécessaire quand notre conscience nous le demande.
                      
Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages amoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sous la protection de Sainte-Jeanne d’Arc.
                          
Louis,
Duc d’Anjou

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Décès du duc de Bauffremont

https://www.sylmpedia.fr/index.php/Institut_de_la_Maison_de_Bourbon


Jacques, 8ème duc de Bauffremont et 10ème prince de Marnay, né le 6 février 1922 à Paris, est décédé ce 9 janvier 2020 à Versailles, à l’âge de 97 ans.

Président de l'Institut de la Maison de Bourbon dès 1976, ainsi que du Mémorial de France à Saint-Denys, il avait reçu, en 1946, la demande de Jacques-Henri de Bourbon, de jure le roi de France Henri VI, de faire valoir ses droits légitimes en France et auprès des cours royales européennes.

C'est un fidèle serviteur de la Légitimité que nous pleurons.

S.M. le Roi vient de lui rendre hommage :




De profúndis clamávi ad te, Domine : Dómine, exáudi vocem meam.

Fiant aures tuæ intendéntes in vocem deprecatiónis meæ.

Si iniquitátes observáveris, Dómine : Dómine quis sustinébit ?

Quia apud te propitiátio est : et propter legem tuam sustínui te, Dómine.

Sustínuit ánima mea in verbon ejus : sperávit ánima mea in Dómino.

A custódia matutina usque ad noctem, speret Israël in Dómino.

Quia apud Dóminum misericórdia : et copiósa apud eum redémptio.

Et ipse rédimet Israël, ex ómnibus iniquitátibus ejus.

Requiem aternarm dona ei Domine, et lux perpetua luceat ei.

Requiescat in pace. Amen.


Généalogie de feu le duc de Bauffremont