Christ Roi

Au Roi des rois,
et à son Lieutenant !

Christ Roi



Fête du Christ Roi

V/ Ut regibus et principibus christianis pacem et veram concordiam donare digneris,
R/ Te rogamus, audi nos.  
Litanies des Saints.


Maison du Roi

Notre si digne Roi

Louis de Bourbon défend la mémoire de son arrière grand-père, Franco

Du Salon Beige : Jeudi, le général Franco a été exhumé de son tombeau de la Valle de los Caídos sur décision du gouvernement socialiste espagnol. Louis de Bourbon, aîné des Capétiens et de la maison de Bourbon, mais aussi arrière-petit-fils du Caudillo par sa mère, Carmen Martínez-Bordiú y Franco, portait le cercueil de son arrière-grand-père. Il déclare à Boulevard Voltaire.

Monseigneur, comment jugez-vous l’initiative politique du gouvernement espagnol concernant l’exhumation du général Franco ?
Inqualifiable. Comment s’exprimer autrement quand un gouvernement s’attaque à un mort ? Le respect des morts est le b.a.-ba de toutes les civilisations depuis toujours et nous aimerions pour longtemps encore.
C’est sans doute une manœuvre électoraliste, mais celles de ce type portent rarement les effets escomptés. Les Espagnols savent ce qu’ils doivent au généralissime qui a permis le retour à la paix civile et l’essor économique du pays.

Qu’avez-vous ressenti en portant le cercueil de votre arrière-grand-père ?
Un intense moment d’émotion. Pour moi qui ne l’ai pas connu, j’avais l’impression d’être très proche de lui, ce que je n’avais jamais pu être jusqu’alors de cette façon.
Tous ceux qui m’accompagnaient, toutes les générations confondues, étaient sans doute dans le même esprit.

L’opinion s’est largement étonnée du silence apparent de la famille royale régnante. Quel est votre sentiment ?
Je ne ferai aucun commentaire. La monarchie a été réinstituée par le général Franco. C’est cela que l’Histoire retiendra.

Dans certains milieux français, on considère que votre engagement en faveur du Caudillo vous éloigne du trône de France. Que répondriez-vous ?
Cette approche est celle de ceux qui ne me connaissent pas. La Providence m’a placé à la convergence d’une double ascendance : ma lignée paternelle, qui me lie profondément à la France, le pays de mes ancêtres, où j’ai des devoirs dynastiques, celui de défendre l’héritage de la royauté légitime, et me tenir à la disposition de la France. Les devoirs de l’aîné des Bourbons ne peuvent être abdiqués.
   En même temps, je me dois d’assumer les devoirs de ma lignée maternelle. Ce devoir n’est pas de même nature que celui qui me lie à la France. Mais je me dois d’être fidèle à la mémoire si injustement attaquée de mon arrière-grand-père. Il fut un grand soldat et un grand homme d’État, animé avant tout par sa foi chrétienne profonde et son amour de l’Espagne. Il est à l’origine de l’Espagne pacifiée, prospère et reconnue parmi les grandes puissances mondiales. Défendre sa mémoire, c’est une part intégrante de l’idée que je me fais de l’honneur et de la fidélité.

Lettre du 25

« Voici l'heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b)


Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

- 25 octobre 2019 -



Chers Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends et chers Pères,
Chers Messieurs les Abbés,
Chers Frères et Sœurs en notre Confrérie Royale,
Bien chers Amis,

Notre Sainte Eglise catholique romaine se trouve en ces jours-ci dans une période des plus difficiles et des plus critiques de sa longue histoire, cela est une évidence qui ne peut échapper à aucun observateur possédant un minimum d'intelligence, un minimum de capacité d'analyse objective, un minimum de foi...

Lorsque je parle de foi, je ne parle pas d'une croyance subjective aux contours plus ou moins flous, mais bien de l'adhésion, par une volonté libre et résolue, aux Vérités révélées par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et transmises par Sa Sainte Eglise, dans les enseignements authentiques que nous avons reçus par le canal des Apôtres, des Pères de l'Eglise, des saints Docteurs, de la liturgie multiséculaire (« lex orandi, lex credendi »), et de tout le Magistère vraiment catholique...

En matière de foi, tout ce qui s'écarte de la Règle contenue dans la Tradition, tout ce qui introduit la plus minime remise en question de l'enseignement pérenne, tout ce qui suscite le moindre écart de la doctrine professée de façon continue pendant les siècles qui nous ont précédés, est à rejeter avec la plus vive énergie, à condamner avec la plus extrême rigueur.

Ce que j'énonce ici, vous le savez déjà bien sûr, et cependant il n'est jamais inutile de le redire avec force lorsque tout semble vaciller et lorsque certains pasteurs eux-mêmes, lors même qu'ils se trouvent aux postes les plus hauts de la hiérarchie ecclésiastique, semblent s'éloigner d'une manière impressionnante de la façon dont les vénérables prophètes au temps de l'ancienne Alliance, les Saints Apôtres de Notre-Seigneur, les saints évangélisateurs des nations, les valeureux martyrs et les saints Pontifes ont toujours agi, en combattant sans pitié et sans nul égard aux considérations humaines, les faux cultes, les idoles, les superstitions païennes, et ont toujours refusé la moindre compromission avec les prétendues religions non-chrétiennes.

Peut-on imaginer le saint prophète Elie invitant les prophètes de Baal à apporter dans l'enceinte du Temple de Jérusalem les grossières figures autour desquelles s'articulaient leurs indécents cultes de la fécondité et de la virilité ? Point du tout ! Après les avoir couverts de ridicule sur le mont Carmel, il en égorgea lui-même quatre-cent-cinquante. Cela lui valut certes la haine de l'impie Jézabel, mais lui mérita une élévation plus haute dans l'intimité du Dieu unique.

Peut-on imaginer les Saints Apôtres Pierre et Paul établissant, à Rome où ils fondaient l'Eglise, des espèces de « conseils œcuméniques » où ils auraient élaboré une charte du « vivre ensemble » avec les faux prêtres des idoles, acceptant toutes les débauches et les libidineuses pratiques contre-nature dans lesquelles se vautre habituellement le paganisme ? Point du tout ! Ils furent des plus énergiques pour enseigner que les chrétiens ne doivent pas « former d'attelage disparate avec les infidèles, parce qu'il n'y a rien de commun entre la justice et l'iniquité, entre la lumière et les ténèbres, et qu'il ne peut y avoir d'accord entre le Christ et Bélial, ni de commerce entre le fidèle et l'infidèle» (cf. 2 Cor. VI, 14-15). Ils ont prêché l'Evangile sans concession et ont inauguré la longue période des martyrs, qui aboutira à la victoire de Saint Constantin et à la conversion de tout l'Empire : « In hoc signo vinces ! ».

Peut-on imaginer Saint Martin, l'apôtre des Gaules, tolérant le culte des « arbres sacrés » et des sources vouées aux fausses divinités ? Point du tout ! Il fit triompher la Croix de Notre-Seigneur, unique Rédempteur des hommes, en portant énergiquement la cognée contre les arbres idolâtrés au risque d'y laisser sa propre vie. Et c'est ainsi que les campagnes de la Gaule romaine furent débarrassées des abominables superstitions païennes et embrassèrent la seule véritable religion du salut.
               
Le prophète St Elie - huile sur toile Italie XIXe s.jpg
               
Le saint prophète Elie
                     
Ces trois exemples sont plus que suffisants pour nous indiquer quelle conduite est celle qui est véritablement chrétienne, quelle est celle que les véritables chrétiens doivent faire leur en face du renouveau païen de notre époque, en face de cette recrudescence de l'idolâtrie des forces de la nature et de la « terre mère », en face de l'offensive des fausses religions, en face de la trahison et des scandaleuses compromissions de ceux qui abandonnent l'étendard de la sainte et glorieuse Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour se mettre à la remorque des idéologies et des modes du nouveau paganisme, et qui prônent l'abandon des saintes traditions catholiques et de la discipline ecclésiastique qui a fait la force et la sainteté de notre Eglise pendant des siècles.

Ceux qui prêchent l'accommodation du catholicisme et de ses authentiques et saintes traditions bi-millénaires à la « modernité », faite de néo-rousseauisme, de néo-paganisme, de néo-libéralisme des mœurs, bref ! d'affranchissement de tout ce qui nous est impérativement prescrit par le Décalogue, sont des faux prophètes, et lors même qu'ils portent une mitre sur la tête et couvrent leur trahison d'un vernis de bons sentiments humanitaires, ils ne sont rien moins que des apostats et des suppôts de Satan qui, à la suite de l'ange déchu déguisé en ange de lumière, entraînent les âmes vers l'enfer éternel.

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez la Royauté du Christ - « Opportet illum regnare ! »(1 Cor. XV, 25a) -, et vous voulez le retour du Roi légitime, lieu-tenant du Roi du Ciel, sur le trône des Lys. Et vous avez raison !

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez que cesse l'abomination de l'apostasie qui ravage notre Sainte Eglise. Et vous avez raison !

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale, nous sommes aujourd'hui à « l'heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b) : puissance des ténèbres qui menace de tout ensevelir dans son écœurante noirceur. Et vous avez souvent l'impression d'un raz-de-marée contre lequel nous ne pouvons pas faire grand chose.

Mais c'est bien justement parce que nous sommes à « l'heure de la puissance des ténèbres » qu'il nous faut, nous, plus que jamais, être témoins de l'indéfectible et invincible Lumière du Christ : « Qu'ainsi donc brille votre lumière devant les hommes » (Matth. V, 16a), quoi qu'il doive nous en coûter, sans quoi nous serons nous aussi les complices de l'apostasie générale.

Les chrétiens n'ont jamais été appelés à être les hommes de la demi-mesure et de la compromission, et aujourd'hui moins que jamais !

Point d'acceptation des fausses croyances, du paganisme, des pseudo religions non-chrétiennes : il n'y en a qu'une seule vraie ! Le premier précepte du décalogue nous l'impose.
Point de compromission avec l'esprit mondain et le respect humain : il faut défendre l'honneur de Dieu ! Le deuxième précepte du décalogue nous l'impose.

Point de relâchement dans l'observance de nos devoirs religieux et de la sanctification du dimanche ! Le troisième précepte du décalogue nous l'impose.

Point de tolérance envers tout ce qui porte atteinte à la vertu de chasteté : guerre sans pitié à toute forme d'impureté ! Les sixième et neuvième préceptes du décalogue nous l'imposent.

Point d'abandon d'une observance stricte, consciencieuse et énergique, de tous les commandements de Dieu et des préceptes traditionnels de la Sainte Eglise. On ne peut pas être un vrai chrétien autrement que dans une obéissance intégrale à la sainte loi de Dieu.

En dehors de cette obéissance, et quelles que soient nos protestations de fidélité au Christ-Roi et nos déclarations d'allégeance au Roi Très Chrétien, nous serons les complices de l'apostasie, les complices de la révolution, les complices de la puissance des ténèbres.

Que chacun s'examine donc avec toujours plus de vérité sur sa pratique des commandements de Dieu et de l'Eglise, et que chacun prenne en conséquence les résolutions qui s'imposent pour être chaque jour plus fidèle.

L'établissement du Règne de Dieu sur cette terre et le rétablissement du règne du Roi Très Chrétien, lieu-tenant du Roi du Ciel, dans le Royaume des Lys ne peut passer par d'autres voies.

A « l'heure de la puissance des ténèbres », opposons fermement par notre combat personnel et quotidien, le rayonnement de la Sainte Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ : cela ne peut se faire sans efforts, sans souffrances, sans renoncements, sans pénitence ni sacrifice, mais c'est la voie glorieuse, et l'unique voie du Salut !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.







24 de octubre

En union de prières avec la Famille royale

Arts. Voyage aux origines de “Guernica” 58b47f32-b49b-11e0-a350-2cde15bf08b9 

en ce jour de la profanation de l'abbatiale-basilique de la Sainte-Croix del Valle de los Caidos et de la sépulture du Généralissime, sauveur de l'Eglise et de l'Espagne et bisaïeul de notre Roi, S.M. le roi Louis XX, qui avec sa famille s'est courageusement battu pour le respect de son ancêtre.

La Fundacion nacional Francisco Franco appelle à un dépôt de fleurs et des prières au cimetière d'El Pardo-Mingorrubio à partir de 10h30.

Les moines bénédictins sont interdits d'accès à la basilique.
Une Messe de Requiem sera célébrée en réparation par la Confrérie royale à midi.

Qu'en disent Philippe VI et Jean-Charles Ier ?

Lettre du 25

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

25 septembre 2019

 Confrérie royale: Voeu

Saint Michel,
défenseur de la royauté du Christ,
protecteur de la France,
priez pour nous !

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Le mois de septembre est traditionnellement consacré à la prière aux neuf chœurs des Esprits bienheureux, à leur contemplation et à leur imitation.

Les Anges et les Archanges, les séraphins et les chérubins, tous ces esprits de pur amour peuplent l’Histoire sainte, de la Genèse à l’Apocalypse comme la vie des Apôtres et des saints.

Faut-il rappeler que nous avons tous un de ces célestes esprits à nos côtés depuis le jour de notre création dans le sein de notre mère ? Un Ange nous garde et nous protège. Il veille sur chacun de nos pas. Il nous conseille. Il nous guide. Il nous appelle à nous ouvrir à la grâce des grâces, la venue de l’Esprit Saint en nos âmes qui nous rend participants de la divinité du Christ. Mais ces célestes Esprits ne sont pas seulement nos gardiens. La Tradition comme l’Ecriture Sainte nous enseignent que les nations aussi ont un gardien. L’Ange qui s’adressa aux petits enfants de Fatima ne s’est-il pas présenté comme l’Ange gardien du Portugal ?
               
Maria Joesph Chapel in Dayton Ohio. The stained glass windows were purchased from F. X. Zettler Co. in Munich - Copie.jpg

Depuis le jour de son baptême dans les fonts baptismaux de Reims, l’Archange Michel, Prince de toutes les milices angéliques, veille sur notre pays.

Depuis sa révélation au Mont Tombe et dans trois songes au saint Evêque d’Avranches, Aubert, le premier de ces célestes Esprits bienheureux veille sur notre pays et le trône de France qui lui sont consacrés.

Nos rois sont allés au Mont pour lui rendre hommage et lui offrir leurs prières pour que notre pays soit toujours le soutien de l’Eglise et sa « Fille aînée ».

Voilà pourquoi nos rois ont battu monnaie à son effigie, pour que Mammon ne prévale pas mais que toute action terrestre soit reportée à la plus grande gloire de Dieu sans que le démon ne lève la tête pour nous inoculer son poison.

Ils lui ont aussi consacré l’une de leurs plus belles décorations, l’ordre de Saint-Michel, dont le collier est composé de coquilles en souvenir de celles que portent les pèlerins du Mont.
                                 
L’Archange a su veiller sur notre pays. Du Ciel, il ne cesse de nous poser cette question qui, en hébreu, correspond au nom que nous lui donnons : Michel – Qui est comme Dieu ?

Dieu seul est Dieu et il n’en est pas d’autre. Il est notre Créateur, notre Rédempteur, Celui qui nous sanctifie et nous donne la vie. Il préside à nos destinées comme à celles de l’univers. Il est tout-puissant et rien ne Lui reste caché. Et dans sa majesté, bien qu’Il n’ait besoin ni de nous ni de rien de ce qu’Il a créé, Il condescend à nous aimer, nous qui le méritons si peu. Il nous aime au point de ne pas vouloir que nous nous comportions comme ses serviteurs mais comme ses amis.

Et que dire des merveilles accordées à notre pays, si gratifié, béni de tant de bénédictions, pourtant si oublieux d’une telle majesté, de tant de grâces, de cette élection depuis saint Remi, Clovis et sainte Clotilde ? Tant de saints ont vécu et œuvré en notre pays avec sa grâce et pour sa gloire. Tant de chapelles, d’églises et de cathédrales bâties en l’honneur de sa majesté. Tout cela pourtant, semble si loin, notre pays ayant renié son histoire comme son patrimoine, tout ce qui faisait son honneur et sa gloire.
                 
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Louis XI fondateur de l'Ordre de Saint Michel
                 
Parmi toutes ces grâces, la Sainte Trinité a choisi d’envoyer le premier de ses ministres angéliques pour nous défendre et nous garder. Saint Michel a défendu la France et son roi. Il a parlé au cœur d’une toute jeune femme de Lorraine. Il a su la guider, avec les saintes martyres Marguerite d’Antioche et Catherine d’Alexandrie, jusqu’au gentil Dauphin, Charles VII, qui ne le lui rendit pas si bien. Jusque dans les geôles de Rouen, il visita celle qui sauva la France et permit sa donation au Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Car le Christ est Roi de France, son roi véritable. Et ce Roi vit à jamais. Il règne au travers de ses tenants-lieu qui, sacrés à Reims, prenaient l’engagement solennel de défendre le royaume, de garder et défendre la foi de l’Eglise, en étant au service des plus pauvres et des plus faibles. Mais combien de cœurs se fermèrent à la vérité et à la grâce… Lors du sacre de Louis XVI, n’entendit-on pas des paroles impies, dénigrant la cérémonie elle-même et ce, jusque dans la bouche de l’Evêque qui devait catéchiser, c’est-à-dire enseigner, le peuple de France, le peuple de Dieu, venu assister à une cérémonie sacrée si solennelle ?
                        
En juin, 1675, à une jeune visitandine, sainte Marguerite-Marie de Paray-le-Monial, le Roi des rois dévoilait les secrets de son Cœur blessé par nos péchés :
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».
                   
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La tiédeur, le Seigneur la vomit. La sclérocardie dénoncée par Dieu à son prophète Ezéchiel, est la pire des maladies. Lentement mais surement, elle affadie l’âme. Son sel perd de ses vertus. Sa lumière tend à diminuer jusqu’à être mise sous le boisseau.

Un grain de sable, une poussière, cela n’est rien. Pourtant, s’accumulant, ces petits riens viennent à boucher les sources vives de la vie divine. Du Cœur de Jésus transpercé par amour pour nous, à cause de nos péchés, ne cessent de jaillir les eaux vives du Baptême et de la Pénitence comme le Sang de la divine Eucharistie. Mais encore faut-il se disposer à bien les recevoir, avec le même amour, la même adoration, la même joie que Notre-Dame et tous les Saints ! Les Anges nous appellent à adorer, à nous convertir, à nous détourner du mal pour choisir le souverain Bien. Mais ils ont des oreilles et n’entendent pas, des yeux et ne voient pas. Quel malheur qu’une nuque si raide ! Quel malheur que de voir tout ce qui conduit à notre perte et ne pas avoir le courage de nous convertir ! Nos cœurs, nos âmes, notre pays étaient consacrés à Dieu et nous ne Lui avons répondu que par le mépris. La France ne passa pas de la monarchie et des ors de la royauté, des fastes d’une histoire si riche et sainte à 1789, la Terreur et la guillotine.
                                 
Lentement et sûrement le poison s’insinuait, depuis longtemps déjà. S’éloignant de la douce paternité divine et du Cœur embrasé d’amour de son Fils unique, la France s’affadissait. Le XIXe siècle, source de conversion pour tant de nos prédécesseurs et qui en fit un siècle de fondations et de missions, ce siècle fut aussi celui de tant d’apostasies. 

1815, 1830, 1848, 1871… de révolutions en révolutions, jusqu’à la Commune, pour aboutir aux lois iniques de 1901-1905, le divorce entre la France et l’Eglise comme le reniement de son baptême semblent consommés.

L’apostasie ne cesse de grandir, de s’institutionnaliser, contaminant les cœurs et les âmes, s’attaquant aux enfants, corrompant la jeunesse, haïssant les plus fragiles, les malades, les mourants, les démunis. Plus rien n’est sacré, tout est profané : le mariage, la vie, jusqu’en sa conception et même la mort.
                
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La troupe envoyée dans les écoles pour enlever les crucifix...
                      
« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ?
Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit. » (Jean-Paul II, 1er juin 1980 au Bourget).

Le Cœur du Christ est profondément blessé par sa fille bien-aimée. Son âme attend d’être consolée par un peu de notre foi. Ce n’est pas pour rien que la Providence a voulu dans sa bonté que le 16 octobre corresponde à deux fêtes de dédicace. La dédicace d’une église, sa consécration, équivaut à notre baptême. Ces deux solennités nous rappellent la consécration de notre pays et notre propre dédicace à la louange et à la gloire du Dieu unique et trois fois saint que notre pays a trahi et renié.

La première de ces fêtes est en l’honneur de l’Archange avec la dédicace de la basilique du Mont-Saint-Michel, qui a été célébrée le 16 octobre 709.

La seconde est en l’honneur du double mystère du Sacré-Cœur et du Christ-Roi de l’univers. La basilique de Montmartre – le Mont des martyrs – a été bâtie pour être un lieu d’adoration et de réparation pour la France et l’Eglise. Elle fut dédicacée le 16 octobre 1919 pour expier nos infidélités, nos régicides et nos apostasies sans nombre.

« France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples ». Hier, l’un des phares de l’Europe et de l’humanité ; aujourd’hui si infidèle, amnésique, révoltée et trop souvent révoltante. Bradant son patrimoine, sa langue, sa culture, sa grandeur. Oublieuse de ses saints, de ses grâces, de ses hommes illustres, penseurs, écrivains, scientifiques.

Le prix à payer pour retrouver ta splendeur, France ! sera ta conversion. Car voici le Cœur de Jésus grand ouvert, blessé d’amour, prêt à tout pardonner, à réparer tes péchés, pour te rétablir dans ta dignité première, te rendant aussi ta vocation auprès des peuples.
             
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La basilique du Vœu national au Sacré-Cœur de Jésus vers la fin du XIXe siècle
                 
Le 29 novembre 1911, le Pape saint Pie X, remettant la barrette aux nouveaux cardinaux français, leur adressait ses mots :

« Que vous dirai-je, maintenant, à vous, fils de France, qui gémissez sous le poids de la persécution ?
Le peuple qui a fait alliance avec Dieu, aux fonts baptismaux de Reims, se repentira, et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de fils, qui prêchent la vérité de l'Évangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l'ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie ; la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s'arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique... appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines.
Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra pas, la fille de tant de soupirs et de tant de larmes.
Un jour viendra, et Nous espérons qu'il n'est pas très éloigné, où la France, comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t'est dur de regimber contre l'aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et Lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l'Eglise, nation prédestinée, vase d'élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » Ainsi soit-il ! »
                
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Statue de l'archange Saint Michel au Mont Saint-Michel
                    
Qui est comme Dieu ? nous demande l’Archange.
A Dieu seul soit tout honneur et toute gloire.
A son Sacré Cœur, doux et humble pour notre humanité souffrante, la royauté sur tous les cœurs, sur tous les esprits.

Nous célébrerons solennellement les neuf chœurs des Esprits bienheureux dans quelques jours, le 29 septembre, et nous leur confierons notre pays. Puis tout au long du mois d’octobre qui commencera bientôt, nous ne cesserons d’implorer leur pitié et leur secours. 

Le 2 octobre, nous demanderons à nos anges gardiens qu’ils nous protègent, nous conseillent et nous gardent.

Le 16 octobre, nous prierons S. Michel qu’il vienne terrasser le démon qui a odieusement pris la place de Dieu en cette terre bénie de France.

Le 24 octobre, nous nous tournerons vers l’archange saint Raphaël, pour que sa prière vienne guérir nos plaies, pour que nous prenions tous les moyens concrets pour rétablir la foi, la justice et la vérité dans notre pays si malade. 

Les « Lumières » prétendaient chasser l’obscurantisme. Elles n’ont fait que précipiter notre pays dans les ténèbres proches de l’abîme.
                 
Que ces purs Esprits d’amour et de lumière nous guident vers le Cœur blessé de Jésus-Christ, seul capable de nous consoler et de nous sauver.

Que Dieu soit béni, en ses Anges et en ses Saints.
                 
Abbé Nicolas van der Maelen
                                    
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